Le chemin continue pour la petite troupe...

Le pays lui-même...
C'est là que seront réalisées une partie des missions.

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Urasawa Kenji
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Le chemin continue pour la petite troupe...

Message par Urasawa Kenji » mar. 11 juil. 2006, 18:56

HRP // Les évènements ayant lieu dans ce topic, se déroulent à l'extrême sud de la région de Konoha. Autant dire pas à côté du village :mrgreen: .

Il paraissait certain qu’une terre ocre s’étendait sous leurs yeux mais n’y avait il point de répit dans le chemin ininterrompu de la vie ? Un souffle froid parcourait l’étendue sordide. Rien ne bougeait, pas même les marins amarrant le bateau, tétanisé par le spectacle s’offrant à eux. Au loin une montagne écarlate se dressait, image funeste le capitaine se tourna vers Kenji et tendit la main vers lui. Il lui lança une bourse bien remplie où le son mat des pièces s’entrechoquant brisait l’harmonie macabre d’un désert aride où seul les scorpions reposent en paix.

Prenant les quelques affaires traînant dans la cabine, il se dirigea vers Misao et lui glissa quelque mots. Après une rapide poignée de mains, elle s’éclipsa du bateau et parti vers le nord, loin de cette montagne semblant les appeler.

Kenji attendant que tout le monde descendit, prit la parole :

« De nombreux évènements étranges nous sont arrivés jusqu’ici. Vous ne savez pas ce qu’il vient d’arriver et pourquoi vous êtes là, votre ignorance est votre plus grande chance de salut, si vous êtes pris par les shinobi de Kiri nous poursuivant depuis la découverte du corps de votre ami resté sur le quai embrumé, lieu de notre départ. Vous n’êtes pour l’instant que les dégâts collatéraux de quelque chose qui vous dépasse. C’est triste à dire mais c’est comme ça. Sachez simplement et ce sera la seule chose que je vous dirais, hormis que vous devez me faire confiance aussi incroyable que cela puisse paraître, Kiri court un grave danger si nous n’intervenons pas. Ce danger n’est pas extérieur, auquel cas je n’aurai pas éprouvé la nécessité de recourir à une aide extérieure, mais intérieur. Kiri est rongé de l’intérieur par les vers de la corruption, par tous le vices du pouvoir, tous ces vieillards chenus, aux mains aussi tortueuses que les vices sur la figure d’un portrait de Basil Hallward. Kiri ne les intéresse plus, ils l’ont vendu, ils nous ont trahi. »

Emporté par l’horreur des faits qu’il avait découvert, il s’emportait, agitant ses bras, ses yeux contemplant les reflets du soleil sur cette mer où au loin on pouvait apercevoir le bateau qui les avait transporté jusqu’ici. N’y a-t-il rien de pire que de suprendre la corruption chez les moralistes ? La morale est une tenue face aux vices, un masque de cire que l’on arbore pour mieux s’excuser. Sans doute ne fallait il pas trop se plonger dans les turpitudes de ces magistrats, si prompts à juger les autres lorsqu’ils ont décrocher les miroirs leur rappelant éternellement que dans les pliures de leur front, dans la commissure de leurs lèvres sont inscrites les vices qu’ils veulent cacher. Mais qui est dupe ? Eux sans doute !

Se calmant, il reprit :

« Misao souhaitait abandonner le métier de ninja, c’est pour ça qu’elle nous a accompagné puis est partie. Elle voulait préserver ses Genins des évènements se profilant à Kiri, et dans le même temps partir dans des contrées plus hospitalières et moins dispendieuses en sang.

La jeune Chunin n’était même plus un point à l’horizon, il ne restait que le petit groupe. Kenji commença la marche, ils avaient peu de vivre et le désert se profilait à l’horizon.

« Nous sommes au sud du pays du feu, autant vous dire que si des ninja de Konoha nous trouve, nous sommes mal. Sachez que nous nous dirigeons vers Suna, c’est de ce village que peut venir notre salut. Préservez dès à présent vos rations d’eau, je ne connais pas la région et ce désert me semble peu hospitalier. En espérant que nous ne finissions pas comme lui. »

Du doigt, il pointant un cadavre de vautour. Le soleil, haut dans le ciel, brillait. Marchez dans un four, ne devait pas paraître plus pénible.
Urasawa Kenji , Jônin agité du bocal, Kiri.

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Soi Fon
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Message par Soi Fon » mar. 11 juil. 2006, 21:30

A peine étaient-ils arrivés à bon port que Misao les quittait déjà. Qu’avaient-ils donc tous à partir, d’abord ses camarades de classe, puis un de ses coéquipier et à présent sa supérieur direct. Etait-ce cela le métier de shinobi ? Tout plaquer du jour au lendemain ou bien était-ce en raison des horreurs passés et à venir ? Peut-être. Après tout, la chuunin devait en savoir plus qu’eux sur la suite. Peut-être encore poursuivait-elle la mission de son côté.
Etrangement, malgré leurs divergences d’opinions, la jeune femme allait manquer à Soi Fon, elle qui commençait tout juste à l’apprécier, il fallait souhaiter qu’elle réussirait à apprécier Waku et Yoruichi avant qu’eux aussi ne partent. A ce rythme, elle allait très vite devenir le membre le plus ancien du groupe, il ne restait que Kenji et Nagao qui étaient plus expérimentés qu’elle, mais, quelle différence entre eux. Il n’y avait aucune commune mesure entre leurs niveaux. Combien de fois étaient-ils plus puissants qu’elle ? Dix fois ? Cent fois ? Plus ? Il y avait également cette autre personne qui était aussi expérimenté qu’elle, celui qu’elle était fière d’appeler son ami, Kibito.

En regardant la chuunin les quitter, Soi Fon ne pu s’empêcher de lui crier un
"au revoir" accompagné d’un "et bonne chance pour la suite". Parti à huit, ils n’étaient plus que six, il fallait juste espérer que ce nombre ne fluctuerait plus ni dans un sens ni dans l’autre. S’il diminuait, leur groupe s’affaiblirait davantage et s’il augmentait, leur travail d’équipe, jusque là inexistant, devrait être reprit de zéro.

Puis vint le moment des révélations, enfin, des révélations, si l’on peut dire car, de fait, elle connaissait à présent la raison de leur départ et de celui de Misao mais, elle en savait à peine plus et Kenji leur demandait de lui faire confiance. Une fois de plus, elle était dans le brouillard le plus total mais, n’est-ce pas normal lorsque l’on est originaire de kirigakure no sato ? Tout ce dont elle était certaine, c'était qu'elle devait faire confiance à Kenji et même si cette idée ne lui plaisait qu'à moitié, elle n'avait pas vraiment le choix.


*Alors Misao abandonne, ce n’était donc pas pour poursuivre la mission qu’elle partait de son côté…Est-ce si difficile de vivre en suivant la voie du shinobi ? Et qu’est-ce donc que cette histoire de trahison ? Ils ont vendu notre village, mais à qui ? Plus important encore, que va-t-il advenir des habitants du village…Moi qui voulais tous les protéger, s’il arrivait quelque chose pendant notre absence, s’il y avait des victimes, pourrais-je me le pardonner ?*

Mizu lui envoya alors un petit coup de patte, c’était comme s’il avait lut dans ses pensés, heureux hasard ou bien était-ce autre chose ? Toujours est-il que pour la jeune fille, cela voulait dire qu’elle ne devait pas s’en faire et qu’elle ne pouvait pas être partout. Quel grand sage ce chaton, il arrivait à la conseiller sans même y penser.

Après quelques instants de silence, le calme fût à nouveau brisé. De nouvelles paroles, de nouvelles informations et toujours ces questions qui en résultaient. Que leur arriverait-il si les konohaïens les trouvaient ? Iraient-ils à pied jusqu’à Suna ? Et ce désert, était-il si terrible ?
Ironie du sort, elle connaissait quelqu’un qui s’était aventuré dans ce même désert avant elle. Sa traversée n’avait d’ailleurs pas été de tout repos mais, il s’en était sorti tant bien que mal. Peut-être que s’ils avaient prit la peine de discuter un peu plus longuement tous les deux, elle aurait pu apprendre comment il avait fait pour subsister sans avoir emmené plus qu’une gourde avec lui mais, ce n’était pas le cas, peut-être la chance les aiderait un peu, sinon, ils devraient se débrouiller seul.

Il vint soudain une idée à la jeune fille, une idée qui pourrait arranger son problème principal, l’inquiétude qu’elle avait pour sa mère. Si elle pouvait lui envoyer une lettre lui disant simplement qu’elle était en mission et que peu importe ce qu’on disait d’elle, il fallait la croire, elle faisait ça pour le bien du village. Elle n’était d’ailleurs pas certaine de faire ça pour le bien du village mais, si ça pouvait rassurer sa mère, c’était le principal.


"Senseï, pourrais-je envoyer une lettre à ma mère lui expliquant que je n’ai pas trahi le village et que nous sommes en missions ?" Elle se dépêcha d’ajouter "Bien sure, je ne lui dirais rien de ce que vous nous avez dit ni d’où nous sommes mais, je voudrais juste la rassurer…Avant qu’elle ne commette l’irréparable."

De la réponse de Kenji ou de Nagao dépendait peut-être la vie de sa mère. Elle qui avait tout fait pour que son enfant devienne une shinobi et échappe au destin de tant d’autres, elle devait savoir qu’elle n’avait pas trahit le village mais qu’elle faisait ça pour le bien de tous.
Dernière modification par Soi Fon le mer. 12 juil. 2006, 17:52, modifié 2 fois.
Soi Fon Shinshun junin de Kirigakure no sato, le plus mauvais caractère du pays de l'eau
Bonne. Mauvaise. Je suis la fille avec l'hiroi ken.

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Nagao Kumiko
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Message par Nagao Kumiko » mer. 12 juil. 2006, 17:44

Elle c’était retirée sans rien dire après les paroles de Kenji, lui donnant un simple baisé pour ensuite se fondre dans la nuit. Elle avait passé son temps à se tapir dans un coin tranquille, regardant autour d’elle ne perdant rien de l’activité du bateau et des faits et gestes de ses occupants. Pourtant, elle n’avait rien dit ou fait. Elle savait qu’il valait mieux garder certaines choses pour soi, et les dévoiler au moment propice.

Elle voulait garder une certaine longueur d’avance sur les autres, dans le simple but de se protéger elle, et cette chose qui grandissait en elle. Sur un bateau il était bien facile de faire passer des nausées pour le mal de mer, mais une fois à terre il lui faudrait trouver d’autres excuses. Les élèves se seront pas dupe bien longtemps, surtout que jusqu’à présent la chuunin n’avait rien fait pour s’en cacher. Mais son côté solitaire l’avait en quelque sorte préservée des interrogations des élèves.

Une fois descendu du bateau elle arrêta Misao, la dévisageant un moment, les deux femmes étaient face à face, elle savait que Misao sentait son regard, elle savait aussi très bien qu’elle avait horreur de cela… Tranquillement elle fit quelques pas avec elle et lui dit simplement avant de la laisser s’en allez :

« Bonne chance Misao »

Il n’y avait rien d’autre à ajouter en cet instant. Le reste, Misao le savait déjà. Elle rejoint le petit groupe qu’ils étaient maintenant, lança un étrange regard à Soi Fon. Maintenant elle devrait mettre un peu d’eau dans son vin se dit-elle, il fallait qu’elle apprenne à s’ouvrir aux autres, pour leur survit, et pour la sienne.

Alors elle regarda Yoruichi, elle n’avait encore rien dit à sa jeune protégée sur la mission, mais Kenji s’en chargea pour elle. Elle se rendait compte qu’elle attendait toujours qu’il fasse le sale travail à sa place. C’était bien simple, mais ça ne durerait pas éternellement. Elle regardait Misao disparaître au loin, elle aussi elle serait bien partie, mais elle ne voulait pas laisser Kenji, et ils avaient un devoir face à leur élèves… Finalement tout était plus simple « avant » …

Soi Fon, comme à son habitude pensa la chuunin fit une demande. Kumiko regardait la jeune fille d’un œil triste. Après tout, elle aussi aurait voulu envoyer une lettre à son frère, mais qu’est ce que cela aurait changé ? Aurait-il au moins prit la peine de la lire ? Aujourd’hui elle était considérée comme traître à ses yeux. A quoi bon user de l’encre et du papier ?

« Ça impliquerait le fait que l’on se ferait repéré par les cachets de poste. Je ne sais pas si on peut se permettre de prendre ce risque. Maintenant à Kiri nous somme des traîtres et tous les courriers à destinations de nos familles ne manqueront pas d’être vérifiés…Kenji ? »

Comme toujours elle se rappelait trop tard qu’il était son supérieur, c’était à lui de trancher pas à elle… Mais cette fois ci c’est la raison qui avait parlé.


HRP// Désolée les loulous, j’ai été absente pour des raisons personnelles, mais me revoilà.
Soi Fon : c’est cool le copier/coller, mais une seule fois ça suffit ^^
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Qu'y a t'il de plus beau que l'amour d'un père?
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Kohaku Mizunomaboroshi
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Message par Kohaku Mizunomaboroshi » ven. 14 juil. 2006, 15:33

Enfin il fallut descendre. Soi Fon y était allée la première, lui, il y alla en dernier. Il était si content d'être enfin sur la terre ferme! Et en même temps, il tremblait, parce qu'il avait faim et pratiquement pas dormi. Il se sentait mal, mais c'était bien plus d'un point de vue physique que moral, cette fois. Au moins, ils étaient arrivés. Waku n'avait rien dit -normal- et rien fait, rien exprimé, il suivait à présent Kenji vers leur destin. Il avait faim, et il était affaibli, et la chaleur lui faisait tourner la tete il n'avait à présent envie que d'une chose: dormir.

Lorsqu'il avait touché la terre ferme, il s'était senti si heureux, si soulagé! En tout cas, un grand sourire avait eclairé son visage. Kenji parla. Il savait déjà la moitié mais fut surpris de voir que Misao partait. Et un peu triste, les voilà moins nombreux. Il était inquiet. Les autres allaient-ils partir également et se retrouverait-il seul? Sa crainte trouvait là un certain confort. Ils étaient au sud de Konoha et allaient vers Suna. Waku connaissait plus ou moins la géographie, et savait qu'ils n'étaient pas sortis de l'auberge: il ferait de plus en plus chaud. Et lui, irait de plus en plus mal.

Kenji leur avait demandé de lui faire confiance, pour Waku, cela était évident qu'il avait raison. Il n'avait pas tout très bien compris à la derniere version des faits, Basil hallward lui étant inconnu (ah ce cher Dorian) . Non, à présent le jeune garçon ne doutait plus du jonin. Et de toutes façons, à quoi cela eût-il servi? Ils ne pouvaient de toutes façons plus faire marche arrière, alors autant commencer d'un bon pied, prendre un bon départ. Et rester ensemble le plus longtemps possible, car il craignait toujours la séparation. Il n'avait qu'une envie c'était s'asseoir et le soleil tapant l'assomait.

Waku regarda d'un air de dégoût l'oiseau que leur montra Kenji. Mais pas seulement, il y avait également une sorte de tristesse dans ses yeux. Pauvre créature! pendant quelques secondes il oublia tout ce qui se passait au tour de lui, car plongé dans ses pensées. Il se revoyait porter le premier coup à Genzo, ressentait la lame s'enfoncer dans ses chairs. IL avait tué un être humain... un traître certes, mais qui n'avait droit à l'erreur? les shinobis... c'était injuste d'un côté. D'ailleurs ils n'en avaient aucune preuve..mais Kenji l'avait dit, alors c'était forcément vrai. Un spasme d'effroi le fit revenir à la réalité. Il secoua la tête comme pour chasser ses sombres pensées, et détourna son regard du volatile. Pour entendre la fin de la question de Soi Fon. Il ne devina entièrement son sujet -puisque ne l'ayant pas entendue en entier - que lorsque Nagao lui répondit.

Non, il n'était pas vraiment possible d'envoyer quelque lettre que ce fût. Pourtant, au fond de lui-même, Waku aussi avait envie d'écrire à ses parents qu'il ne fallait pas s'inquiéter, qu'il allait bien, qu'il reviendrait, et qu'il leur expliquerait tout une fois rentré, et qu'il serait un grand shinobi comme l'aurait voulu Keyran, et qu...mais rentreraient-ils un jour? C'était la question que Waku se posait. Il trouvait les chances maigres. Ils étaient poursuivis par les autorités de Kiri, et menacés par celles de Konoha, venait de dire Kenji, du moins était-ce ce que l'enfant avait compris. Il était le plus jeune, et cela impliquait qu'il soit le moins expérimenté. De plus, il n'avait jamais vraiment parlé à beaucoup de monde, à part Keyran qui était le seul avec qui il avait de réelles conversations, et il avait du mal à comprendre certaines phrases. Mais il pensait tout de même avoir tout compris. Il se demandait si les habitants de Suna parlaient la même langue. Keyran ne le lui avait jamais raconté.

En fait, il se demandait plein de choses. Il ne s'attendait plus vraiment à rentrer, il ne s'attendait pas vraiment à grand chose en fait, mais il espérait réellement sauver Kiri, et avant cela, s'il y avait une chose qu'il espérait vraiment...C'était d'être resté sur le droit chemin. D'avoir eu raison de faire confiance à KEnji. Il posa son regard sur Soi Fon pour voir sa réaction à la réponse de la chunin, qui attendait une confirmation de Kenji. Elle avait raison, il était trop risqué d'envoyer des lettres. Et Waku en était l'un des premiers attristés. parce qu'à vrai dire,il avait luia ussi pensé écrire à ses parents. Mais c'était dangereux et pas que pour lui-même et ses compagnons, mais aussi pour ceux qu'il aimait. Il se demandait où Misao avait-elle bien pu partir. Des contrées moins dispendieuses de sang, pourquoi eux n'allaient-ils pas là-bas aussi? ...Parce qu'ils avaient le village à sauver. L'enfant soupira et pendant que les autres discutaient sur le oui ou non d'écrire unel ettre aux parents, il s'approcha du volatile, et s'accroupit devant lui. Il sentait la mort! Quelle horreur! Et pauvre oiseau... Il revit Genzo à sa place...il sursauta et effrayé courut rejoindre les autres qui avaient tout en parlant continué d'avancer.

Grosse erreur de se fatiguer ainsi, les quelques mètres qu'il avait couru avaient eu le même effet que s'il avait eu à faire quatre kilomètres. Il transpirait et était bien pâle, mais ce n'était sans doute qu'à câuse du soleil si lumineux qui rendait sa peau si claire. Il était vêtu d'un kimono simple Kirien loin des beaux vêtements faits sur mesure qu'il avait l'habitude de porter, et de longues manches, et il avait bien chaud. Il sentait des bouffées de chaleur lui monter, il n'avait rien mangé sur le bateau que des croutons de paine t encore pas en entier, et n'avait presque rien bu. Mais il tiendrait. Il avait chaud à la tête, ses cheveux noirs si doux et bien coupés séduisant le soleil que les couleurs sombres ne semblaient pas laisser indifférent. Il se demandait combien de temps ils marcheraient ainsi, il sentait qu'il ne pourrait pas tenir bien longtemps mais sa nature optimiste le poussait à y croire. Il souriait, comme d'habitude en fait, il restait à l'arrière fermant la marche, silencieux. Sa nouvelle vie qui avait enfin commencé s'annonçait difficile mais déjà moins que s'ils avaient dû rester plus longtemps sur le bateau.

Il aurait pu demander à manger, demander à boire, mais il ne l'avait pas fait, car ils n'en avaient pas beaucoup, et il le savait. Alors il restait derrière, se faisant oublier. Au moins, s'il tombait, personne ne le remarquerait et il ne ralentirait pas le groupe. Il aurait pu enlever son kimono et le mettre sur sa tête pour se sentir mieux, mais il attrapait facilement les coups de soleil, même à Kiri. Alors en plein désert... Non ,il lui faudrait tenir, le plus longtemps possible.

Les paroles de Kenji lui revinrent soudain alors qu'il ne pensait plus à rien. Leur ignorance était leur plus grande chance de salut. Mais lui n'ignorait rien, il avait porté le premier coup à Genzo, il ne pouvait pas l'ignorer. Et il ne mentirait pas, il ne pouvait moralement pas mentir. Si on le lui demandait, il ne pourrait qu'avouer. Il s'en voulait trop pour laisser son acte impuni si l'occasion se présentait. Même si c'était pour le bien de Kiri. Il n'était pas encore prêt.

Mais il continuait quand même, bien déterminé à le devenir.
Waku Namata, étudiant de Kiri

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Urasawa Kenji
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Message par Urasawa Kenji » mer. 16 août 2006, 14:12

Evidemment que tu ne peux pas leur envoyer de courrier. Autant envoyer un courrier un Conseil pour leur dire où nous sommes et ce que nous faisons... de plus ta mère ne lira jamais ta lettre. Elle sera réquisitonné, et ensuite une fois lu et examiné, brûlé. depuis ton départ de Kiri, tu es morte pour ta mère... Pour Waku, c'est plus compliqué, il leur a laissé un mot... j'espère juste que les autorités de Kiri... ne les ont pas torturé pour leur soutirer quelques informations...

Sa voix s'estompait dans le silence mortuaire d'un désert infini où les dunes s'effacent, s'estompent, se déplacent au gré du vent, perdant les voyageurs dans leur labyrinthe impitoyable. Il se parlait à lui-même, espérant que leur famille soit tenu à l'écart de tout cela, mais il savait intérieurement que ce n'était qu'un voeu pieu... qu'il fut même possible que ces innocents aient été tués pour expurger leur rancoeur face de l'innéficacité de l'autorité kirienne.

"Nagao... Il lui souriait. Un sourire triste et mélancolique. Rien ne serait plus comme avant... il le savait, alors que leur restait il ? Marcher... simplement marcher, marcher jusqu'à tout oublier, marcher vers la mort, marcher vers l'inconnu. Un cri s'étouffe devant le vide, ils étaient désormais au bord du précipice. Faire le premier et se jetter dans le vide, c'est tout ce qu'ils leur restaient à accomplir. tu te mettras en queue de peleton, pour aider les retardataires, ce qui souffriront de la chaleur. Maintenant en file indienne, Waku, tu te mettras derrière moi, suivi de Soi Fon et des autres... N'oubliez pas... le vainqueur sera toujours le juge et le vaincu, l'accusé. C'est Goebbels ou Göring qui disait ça... en clair si nous voulons que nostre cause soit juste, il faut que nous vainquions... Ayez toujorus cela en mémoire. Il faut que nous vainquions.

Les jours s'écoulaient uniformes et sans accrocs, chacun marchait tentant de passer outre le besoin d'eau se faisant de plus en plus ressentir. Kenji maîtrisait le Suiton... mais les points d'eau était trop loin pour qu'il réussisse à exploiter une telle technique... sa maîtrise de cet art n'était pas encore suffisante.

Le soleil... le sable... tout tournait autour de lui, son corps qui avait subi mille de ses sévices, mille de ses expérimentations, ne pouvaient résister à une telle chaleur, à un tel feu. Tout brûlait en lui.

Le soleil, toujours lui...
Le sable, toujours le même, ces grains semblables aux étoiles dans le ciel... infini
Un cri
Le sien
Guette sans cesse cet instant
Un homme sur son cheval te contemple
Il rit
Qui est il ?
Ses bras sont longs
Non
Infinis
Ils t'entourent, leur fraîcheur te rassurent, tu t'abandonnes à eux, tes yeux se ferment et pareil au chemin qu'empruntent les âmes sur le Styx tu te perds dans le labyrinthe de ses bras.
Sa chair se désagrège
Il ne reste que les os
Et pourtant, il te sourit toujours...

Qui est il ?
D'où vient il ?
Son crâne d'une blancheur éclatante
t'appelle
sa beauté
t'irradie
il est le soleil
de cette nuit
qui t'entoure


Kenji s'écroule sous le soleil brûlant, ses rayons sont des piques transperçant sa peau.
Urasawa Kenji , Jônin agité du bocal, Kiri.

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Message par Kohaku Mizunomaboroshi » mer. 16 août 2006, 16:30

Waku blêmit aux paroles de Kenji. Avait-il bien entendu? Il avait parlé de torture...Ses parents, qu'étaient-ils devenus?? TOrturés? Par sa faute, parce qu'il les avait prévenus...non, non cela ne pouvait pas s'être passé. Le jeune Waku eut un air terrifié, il ne souriait plus. Il se sentait mal et il commençait sa nouvelle vie dans l'inquiétude. Il se sentait coupable. il avait chaud, et terriblement soif. Il ne buvait pas assez, économisait au maximum et ce n'était pas bon. Mais il n'avait pas le choix. des fois il s'appuyat sur son sabre comme un vieillard sur une canne pour s'aider à avancer. Il ne disait rien, ne faisait aucun signe à personne, se contentait de suivre Kenji à la trace comme celui-ci lui avait demandé de le faire. Il avait peur. Le soir quand tout le monde dormait, il pleurait en silence, n'arrivant plus à garder trop son sourire.

Et soudain, après plusieurs jours à souffrir le martyr, après avoir perdu du poids en raison de toute la transpiration, de s'être amaigri, affaibli, sa vision se brouilla un instant, et lorsqu'elle redevint claire, Kenji gisait là, sur le sol. Waku se retourna vers les autres, terrifié pour voir s'ils étaient tous là, puis s'accroupit à côté de Kenji. Il le secoua après l'avoir retourné sur le dos si ce n'était pas le cas. Au moins il était toujours vivant. mais pour combien de temps? Waku savait combien le soleil pouvait être dangereux. C'était grave. Et il ne savait pas du tout quoi faire.

Il comptait sur Nagao, elle était plus expérimentée, et chunin, elle saurait sans doute le soigner. Mais lui se demandait, qui serait le prochain? Combien de temps leur restait-il ainsi à marcher, au milieu de nulle part, sans but véritable? Par réflexe il avait quand même vidé ce qu'il lui restait d'eau - c'est à dire pas beaucoup, à peine une gorgée - sur la figure de Kenji. Et il restait assis là à voir ce que les autres feraient. Il fallait faire quelque chose. Mais lui ne savait pas quoi, et il se sentit bien inutile. Heureusement, Nagao était là. Nagao saurait sûrement quoi faire. Il suffisait d'attendre qu'elle donnât ses directives.


Hrp: désolé, c'est court... mais je vois pas du tout quoi pouvoir faire en étant un môme de douze ans qui n'a jamais reçu de cours de survie de sa vie :( Alors les autres vous avez intérêt à sauver Kenji-sama >_< depuis tout ce temps, il faut que je me remette dans mon personnage. Ca ne devrait pas être difficile vu la canicule que j'ai eu à affronter , je suis déjà dans l'ambiance \o/ /hrp]
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Soi Fon
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Message par Soi Fon » jeu. 17 août 2006, 17:00

Non. La réponse était évidement non mais, elle fit l’effet d’un coup de marteau à la jeune fille. La suite ne lui fit pas un meilleur effet.
Ainsi, elle était considérée comme morte pour le village ? Mais, si c’était vrai, cela voulait dire une chose, sa mère n’allait pas lui survivre. La jeune fille la connaissait suffisamment bien pour savoir qu’elle préfèrerait se suicider plutôt que de voir ses années de sacrifice réduite à néant.
Ces quelques mots de Kenji venaient de lui annoncer la mort d’un être cher mais, ça, comment l’aurait-il deviné ? Encore une fois, quelque chose se brisa en elle, peut-être était-ce encore un peu de son innocence. Sans doute aurait-elle pleurée si elle avait pu mais, aucune larme ne coula. Il faisait d’ailleurs si chaud qu’elle aurait disparue dans l’instant.

Il y a quelques mois, elle serait entrée en furie et aurait pesté durant tout le trajet jusqu’à suna mais, la petite Soi Fon avait un peu grandit aussi, sa réponse fut bien différente de ce à quoi on aurait pu s’attendre.


"Très bien, je comprends. Nagao, Kenji, veuillez m’excuser de vous avoir dérangé pour rien."

Etait-il possible qu’elle ait tant changé ? Peut-être mais, bien qu’ayant réussie à se contenir, elle bouillait intérieurement. Sa haine allait à ce fameux conseil qui avait signé l’arrêt de mort de sa mère en lui annonçant que son enfant était morte. Ces vieux fous lui avaient prit sa seule famille, du moins la seule personne de son sang.
Oh oui, ils seraient les vainqueurs, Kenji pouvait compter sur elle, même si elle devait donner sa vie pour cela, elle ne laisserait pas cette bande de croulant l’emporter au paradis.

L’heure n’était pourtant pas encore à la victoire. Avant même de vouloir songer à vaincre l’ennemi qui souillait son village bien aimé, il lui fallait réussir à traverser ce désert. Il lui fallait réussir, mais, elle n’était pas seule, il leur fallait réussir à eux tous car, s’il n’y en avait qu’un pour s’en sortir, que pourrait-il bien faire ? Surtout s’il agissait d’un simple étudiant ?

Pour se protéger des attaques d’Amaterasu, la jeune fille décrocha de son sac l’ombrelle qui lui avait été offerte pour son anniversaire. Un cadeau de sa mère et de toutes les filles avec qui elle habitait. Ce genre de souvenirs heureux lui donnait la force de continuer à avancer mais, en même temps, ils contribuaient à l’emplir d’une grande tristesse. Elle était si loin de ceux qui lui étaient cher et pourtant, il le fallait, pour eux et pour le village.

Trouvant un peu de réconfort dans l’ombre crée par l’ombrelle, elle se sentit un peu mieux mais, la chaleur restait atroce. Ses vêtements lui collaient à la peau, elle ne cessait de suer et s’imaginait avoir perdu plusieurs kilogrammes à force de se vider de son eau sans pouvoir boire à sa soif. Sa soif, oh oui, elle était bien présente. Sa gorge réclamait de l’eau, son ventre réclamait de l’eau, tout son corps réclamait de quoi boire mais, elle savait qu’il fallait économiser l’eau autant que possible. Pourtant, à trop vouloir se rationner, on finissait pour mourir et, jamais un mort n’a connu la soif, à part peut-être le légendaire capitaine de la perle noire, j’ai nommé Barbossa.
Oui, il fallait économiser l’eau, surtout qu’elle ne devait pas penser qu’à elle lorsqu’elle prenait une gorgée dans sa gourde, il en était un autre, perché sur son épaule, qui avait soif.

Et puis, le junin tomba. Une chute qui paru durer un temps infini. Elle le voyait tomber au ralentit, comme si le temps lui-même retenait son souffle en attendant la suite des évènements. Il heurta le sol avec un bruit sourd, sa chute absorbée par le sable. Déjà Waku était sur lui, versant quelques goûtes sur son visage. Soi Fon elle aussi se précipita mais, dans sa course, elle vint à s’égratigner contre les épines d’une grosse plante verte, un cactus.
Dans un geste qui transpirait la rage et la frustration accumulée ces derniers jours, elle flanqua un grand coup de pied dans la pauvre plante qui se brisa. Sans y prêter plus d’attention, elle tourna à nouveau son attention sur Kenji puis se rendit compte d’un détail étrange, ses traces de pas étaient humide.
Etait-il possible qu’il y ait de l’eau dans le cactus ? Changeant à nouveau de centre d’intérêt, elle regarda dans ce qui avait été une plante et constata non sans un sourire qu’il contenait effectivement de l’eau. D’un coup d’aiguille, elle transperça la plante un peu plus bas et mit l’ouverture de sa gourde sous le filé d’eau qui en coulait. Il n’y avait pas là de quoi faire boire un troupeau mais, ce serait suffisant pour un personne, du moins l’espérait-elle.

S’agenouillant à côté de Kenji, planta son ombrelle dans le sable afin de lui faire un peu d’ombre puis, elle lui souleva légèrement la tête et entrouvrant sa bouche lui fit couler de l’eau entre les lèvres. Elle ne savait pas si cela suffirait mais, il fallait essayer. Il n’y avait plus de place pour ses sentiments personnels à l’égard de cet homme, il n’était plus que question de lui sauver la vie.

Il y avait, malgré tout, une chose qui lui paraissait étrange. Comment se faisait-il qu’il soit la première victime du soleil ? D’eux tous, c’était lui qui semblait le plus résistant.
Ce n’était pas parce qu’il était plus grand et donc plus proche du soleil qu’il aurait du en souffrir d’avantage. Mais, alors quoi ? S’était-il privé d’eau pour eux ? A moins que ce ne soit pour sa moitié. Et, comment se faisait-il qu’il n’ait pas usé des suiton pour le venir en aide mais, à la réflexion, peut-être n’était-ce pas possible de les utiliser ici.
A nouveau, les questions se bousculaient dans sa tête mais, elle les chassa d’un geste, pour pouvoir garder toute son attention sur le junin.
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Urasawa Kenji
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Message par Urasawa Kenji » dim. 20 août 2006, 12:52

Le soleil est à son zénith, la température atteint et dépasse les 50° C. Dans le ciel sans nuage, quelques vautours rodent. Seize cactus sont disséminés dans un rayon de 200 mètres autour de vous deux. Nagao s'effondre elle aussi fragilisée par sa grossesse (désolé de jouer ton perso :oops: mais il faut avancer, pour nos autres compagnons je ne sais pas s'ils continuent l'aventure (je l'espère)... donc pour l'instant ce seront des éléments neutres ^_^ ).
L'eau extraite du cactus, laisse apparaître sur le visage de Kenji des gouttes marron emplis de la poussière de sable. Sa chemise s'est légèrement ouverte. au moment où vous l'avez soulevé pour lui offrir de l'eau, apparaissent de nombreuses cicatrices sur son torse (6-7 dont deux assez conséquentes, une traversant le bas ventre et l'autre remontant le long de son flanc gauche).
Les deux gourdes de Kenji sont accrochées le long de sa ceinture, l'une est vide, l'autre est à moitié pleine. Elles sont en fer, recouverte d'un linge blanc.
A votre droite, se trouve le soleil à son zénith.
Vous n'avez comme seul perspective que du sable et uniquement du sable. Des animaux commencent à sortir de leurs repères, un scorpion d'un jaune doré monte le long de la jambre de Kenji, tandis qu'un serpent monte le long de la jambe droite de Nagao...
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Soi Fon
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Message par Soi Fon » dim. 20 août 2006, 14:14

Si l’eau avait eut un quelconque effet sur Kenji, celui-ci était si discret que Soi Fon ne remarqua rien. Elle n’avait aucune connaissance en médecine aussi était-ce peut-être normal que ça prenne du temps. Mais du temps, en avaient-ils ? Peut-être. La chaleur était telle qu’il n’en avait certainement pas beaucoup. Pourtant, ils avaient largement de quoi remplir quelques sabliers ici.
Pour se protéger un peu mieux du soleil, la genin noua le foulard que lui avait donné Misao comme s’il s’était agit d’un bandana. Elle ne savait pas de quoi elle avait l’air ainsi mais, elle aurait pu passer pour la dernière des connes avec son couvre-chef improvisé que ça ne lui aurait fait ni chaud ni froid. C’était bien loin tout ça, sa priorité était ailleurs.

Boum, boum, qu’est-ce que ce bruit ? C’est son cœur qu’elle entend. Il bat si fort et si vite qu’elle a l’impression qu’il va jaillir de sa poitrine. Est-ce ça d’avoir peur ? Et Nagao qui ne vient pas, elle, elle pourrait le sauver…peut-être. Mais, qu’est-ce qu’elle fait cette chunin ? Va-t-elle venir à la fin?
Boum, cette fois, ce n’est plus son coeur qui fait ce bruit, c’est autre chose. En se retournant, elle constata avec horreur que la chunin aussi s’est évanouie. A ce rythme, ils seront bientôt tous mort, ou plutôt inconscient mais, être inconscient ici, c’est être mort.

A deux doigts de céder à la panique, elle remarque enfin les deux gourdes qui pendaient au côté de Kenji. Ne croyant pas à sa chance, elle attrape la plus proche, vide.
*évidement, ça aurait été trop beau.* La deuxième se révèle plus intéressante, pas pleine mais pas vide non plus.
Elle se relève avec la gourde et avance déjà vers Nagao lorsqu’elle se fige. Un serpent. Il lui semble énorme, monstrueux. Elle ne peut se résoudre à avancer pour sauver la jeune femme. Elle panique, son rythme cardiaque s’accélère, sa respiration aussi et, elle se met à transpirer d’avantage. Ces créatures lui ont toujours inspiré la plus grande crainte.

C’est si perfide comme animal. On ne peut le saisir, il se glisse partout et vous mord lorsque vous vous y attendez le moins et là, c’est trop tard, il vous a infecté vous volant petit à petit votre vie.
Non, elle ne peut se résoudre à affronter cette créature. Dans un effort qui lui semble surhumain, elle parvient enfin à détacher son regard de l’immonde bête et à se retourner. Une autre créature monte sur Kenji. Cette fois, c’est différent. Elle n’a jamais rien vu de tel mais, cet animal ne lui inspire pas de crainte. S’approchant du junin, elle envoie voler un peu plus loin le malheureux scorpion d’un adroit coup de gourde.
En le voyant passer dans les airs, elle remarque le dard.
*Moi qui pensais que ça faisait que pincer ces trucs*

S’approchant de Kenji, elle est tiraillée par un sentiment de culpabilité. Si elle ne fait rien, Nagao va peut-être se faire mordre et mourir et ce sera de sa faute. Mais, qu’y peut-elle ? C’est trop dur, ces créatures lui font vraiment trop peur. Pourtant, il faut le faire, sinon qui le fera ? Pestant un peu, elle se tourne à nouveau, prête à affronter son destin et soudain, elle aperçoit Waku, c’est vrai, elle n’est pas seule. Si elle ne le fait pas, c’est lui qui le fera, c’est ça une équipe.
"Hum…heu…est-ce que…est-ce que tu pourrais t’occuper du truc qui s’apprête à…à bouffer Nagao ?...s’il te plait ?" Elle lui fit alors son regard de petit chaton espérant qu'il ne pourra résister à ses petits yeux embués.

Elle aurait aussi pu prendre un ton autoritaire et lui dire que ce n’est pas à elle de faire tout le travail mais, elle ne peut s’y résoudre. S’il venait à refuser, elle serait à nouveau seule pour s’occuper du reptile.
Puis, ne s’occupant plus du reste de l’équipe, elle se focalisa sur Kenji. Si elle parvenait à le sauver, sans doute saurait-il ce qu’ils devaient faire et pour le ramener parmi eux, elle avait sa petite idée.

Cette idée, ou plutôt ce plan, il n’y avait qu’elle qui pouvait le mettre en œuvre et pour cause, il s’agissait d’utiliser une technique que seul deux personnes connaissaient. Elle et, un autre. Cette technique n’était pas prévue pour ça à la base mais, après tout, pourquoi pas. C’était peut-être même le seul moyen de tous les sauver alors, cela ne valait-il pas le coup d’essayer ?

Joignant ses mains, elle exécuta une série de signes et se concentra de toutes ses forces. Elle n’avait jamais réessayée d’utiliser ce jutsu depuis qu’on le lui avait apprit mais, elle était certaine que c’était la clef. La question était, est-ce la bonne serrure. Il ne s’agissait pas d’utiliser de l’eau comme avec n’importe quel suiton mais de la générer.
Sentant le chakra affluer en elle, elle l’expulsa jusqu’à saturer l’air alentour à la recherche de deux constituants présent dans l’air. Son but était simple, utiliser sa technique personnelle, le MK comme elle l’appelait, afin de créer une bulle d’eau autour de Kenji et d’elle-même, puis, elle remplirait un peu la bulle afin de faire baigner le junin dans l’eau. Si elle y arrivait, elle en était certaine, il reprendrait conscience et au pire, ça ne pouvait pas faire d’avantage de mal. Après, elle irait aider Waku à s’occuper du reste de l’équipe mais, encore fallait-il qu’elle y arrive.
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Kohaku Mizunomaboroshi
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Message par Kohaku Mizunomaboroshi » dim. 20 août 2006, 20:55

Waku était dans une sorte d'état second. Avec la chaleur, il avait du mal à réfléchir, et l'air absent. Il se concentrait plus pour ne pas flancher. Il comptait sur Soi Fon qui s'occupa rapidement de Kenji qui était tombé, Nagao ne s'étant pas tout de suite présentée. Pourquoi? Que faisait-elle? Alors qu'il observait sans vraiment savoir quoi faire, la genin opérer, un bruit sourd le fit sursauter. Lorsqu'il se retourna, il pâlit. Voilà que Nagao venait de s'effondrer également. Il était horrifié. Ils se retrouvaient donc seuls dans ce désert, complètement seuls, avec pour seul salut des cactus. Il resta pétrifié à regarder la chûnin quelques instants, et ce fut son erreur. Il regrettait à cet instant précis que Misao fût partie, elle eût surement été plus efficaces qu'eux-mêmes. Pourquoi? POurquoi les plus forts étaient-ils tombés? Certes, ce sont les meilleurs qui partent les premiers. Mais...pourquoi...non!

Soi Fon remarqua le serpent en même temps que lui. Mais elle fut la première à agir, à se rendre compte de la situation. Seulement, elle ne semblait pas à l'aise avec la bête. Et, Waku la comprenait. Car il était terrifié par les serpents. Il aimait bien les voir, de loin, ou dans les livres d'images. Mais ils étaient toujours, dans les histoires de Keyran, apparus comme des monstres dangereux. Comment une si petite bête peut aisément venir à bout d'un grand homme.Et alors l'effroi prit le jeune garçon à nouveau lorsqu'il remarqua le scorpion qui montait sur Kenji. Apparemment, Soi Fon préférait ces bêtes-là, car elle décida de s'en occuper. Waku la regarda un peu étonné, un peu trop ahuri pour agir de lui-même, de prendre une initiative. Il ne se sentait pas bien non plus, mais il savait que s'il flanchait maintenant, ils seraient tous morts. Oui, comme Soi Fon, il devait agir. Cependant, son attention était trop fixée sur Kenji. Si elle échouait, ce serait la fin.

Il dut attendre que la genin lui adressât la parole pour enfin redescendre sur terre, et prendre part à l'action. Non, Nagao était si gentille, elle ne pouvait pas être mangée par un serpent, ils ne devaient pas la laisser mourir. Parce que Waku l'aimait beaucoup, et que Kenji, s'ils n'arrivaient qu'à le sauver lui, ne s'en remettrait sans doute que difficilement. ALors il se leva, signe qu'il avait compris le danger, et sourit à Soi Fon d'un air qui se voulait rassurant. Un air qui disait "ne t'inquiètes pas, on y arrivera."

"Il faut que nous vainquions" avait dit Kenji.

Lentement, le jeune muet s'approcha de la douce chûnin. Il réfléchissait. Le serpent pour l'instant n'avait rien fait. Et s'il ne faisait que passer? Si personne ne faisait de geste brusque, il ne mordrait pas. C'était comme les guêpes. Il suffit de rester immobile et de ne pas bouger. Et la guêpe finit par s'envoler à nouveau sans piquer. Seulement, si Waku avait déjà eu plusieurs expériences avec les guêpes, il n'avait encore jamais eu affaire à un serpent. oh il y avait bien, près de chez lui, quelques couleuvres, mais elles étaient innofensives. Et puis, c'étaient les autres enfants qui torturaient ces pauvres bêtes, pas lui. Non lui il restait de loin à les regarder, horrifié et dégoûté. Et là, Keyran venait, lui mettait la main sur l'épaule et lui disait "Allons, viens, ce ne sont pas des jeux pour toi. ", et, doucement, il l'entraînait plus loin, et le faisait asseoir sur un tourniquet du petit square, avant de se poser à côté de lui, et de lui raconter une histoire pour lui changer les idées.

Lui changer les idées...Non! Il ne devait pas partir dans sa rêverie. Il fallait réfléchir pour agir. Pas penser au passé. Il fallait attrapper ce serpent, le risque qu'il mordît Nagao sans qu'elle bougeât, ou que cette dernière se réveillât brusquement alors qu'il passait sur sa gorge, était trop grand. Il fallait agir. Et en plus parce que Soi Fon le lui avait demandé. Et qu'il avait peur d'elle. Alors il obéirait à tout ce qu'elle lui demanderait, et de plus, il avait cru comprendre qu'elle était au rang au-dessus. Il lui devait donc le respect, et elle lui était hiérarchiquement supérieure. Il ne savait pas exactement comment cela fonctionnait, mais ne voulait en aucun cas être considéré comme traître s'il prenait ses jambes à son cou.

D'ailleurs, s'il prenait ses jambes à son cou, où irait-il? Seuls Kenji et Nagao savaient où ils allaient. Et Waku n'avait pas la force de revenir sur leurs pas pour sortir de ce four. Il transpirait, il n'aurait plus longtemps la force pour grand chose, il était si faible. Il lui fallait de l'eau, lui n'en avait plus. De l'eau, oui, mais plus tard. Maintenant, il devait s'occuper du serpent, il tiendrait bien encore dix minutes. Il se souvenait. Les enfants qui torturaient les couleuvres, les attrapaient par l'arrière de la tête. Il ne savait rien du reptile devant lui. Etait-il venimeux? Dangereux? Mais après tout quelle importance...

Il allait faire pareil. Mais il avait peur de le toucher. Alors il se décida enfin à enlever le kimono qui lui tenait si chaud pour se retrouver torse nu. Dieu qu'il était pâle! Et il sentit bien vite les rayons se mettre à l'agresser. Mais il n'avait pas le choix. Il prit dans chaque main un morceau du kimono puis, il plongea sur le serpent. Il était déjà responsable de la mort de genzo. Il ne voulait pas être responsable de celle de Nagao non plus. Il avait visé la tête, qu'il enveloppa dans une des manches. Il le tenait à hauteur du cou, et regardait sa proie encapuchonnée d'un air terrifié. Mais il ne la lâchait pas, il ne savait pas quoi en faire, et il avait trop peur que, s'il le laissait s'echapper,celui-ci lui bondît dessus en quête de vengeance. Il ne savait pas à quelle vitesse pouvait se déplacer un serpent. Il savait juste que c'était dangereux. Et que ça allait toujours trop vite.


Il jeta un oeil à Soi Fon pour voir comment elle se débrouillait, et remarqua qu'elle était occupée à se concentrer pour user d'une technique. Il ne savait pas laquelle, mais ce qui était certain, c'était qu'elle était en train de se concentrer. Pourquoi? Elle avait jeté au loin le scorpion.Mais Waku garda son calme, du moins, autant de calme que peut garder un garçon tenant dans ses mains un monstre terrifiant. Il avait confiance en elle, il avait confiance en tout le monde, bien qu'elle lui fît peur. Il savait qu'elle ne ferait pas de mal à Kenji: si elle le faisait, ils étaient perdus. Et si elle avait eul'intention de lui faire du mal, pourquoi aurait-elle écarté le scorpion?

Une agitation du serpent le fit reprendre conscience de la présence de Nagao. Il s'éloigna avec son serpent,et déposa son kimono dans le sable, puis courut à toutes jambes vers son équipe. Le serpent mettrait un certain temps à se dépatouiller de tout ce tissu, et il ne les verrait peut-être pas dans les dunes miniatures. IL n'avait pas repéré les gourdes, et opta donc pour tirer Nagao jusque sous le cactus. Ce fut pénible, mais il le fit, elle n'en était heureusement pas loin. Et, essoufflé, il entreprit de la mouiller, faisant un creux avec ses mains. Il ne pouvait pas la faire boire, elle était trop "loin" alors il faisait ce qu'il pouvait pour la rafraîchir. IL ne savait aps vraiment comment s'y prendre, mais il était motivé par sa loyauté envers Kenji, Kiri, et, surtout, il fallait bien l'avouer, sa peur.

La peur était un sentiment que le jeune homme abhorrait. Allez savoir pourquoi, il était persuadé qu'il n'en était pas à sa dernière terreur, et cela l'ennuyait, car venait troubler son optimisme. MAis pour Soi FOn, il conservait son sourire, pour lui faire garder espoir. Il regarda les deux autres, kibito et son "amie" yoruichi, qui n'avaient pas bougé. Etaient-ils paralysés par la peur? Que faisaient-ils? Ils ne semblaient pas réagir. Pas se battre. Waku leur fit un signe, un signe d'encouragement. Ils étaient quatre. Ils devaient agir tous ensemble. Ils pouvaient le faire, ils devaient le faire, ils n'avaient pas le choix. Les deux autres en ne s'y mettant pas les mettaient tous en danger. Car une chose était certaine: ils ne survivraient pas seuls dans le désert.

Waku marqua une pause pour se mettre un peu d'eau dessus, pas beaucoup, juste assez pour ne plus sentir le soleil brûler sa peau blanche, puis recommença son manège, alors que l'eau dans le cactus commençait à se manquer. Il avait faim. Il se rappela que Keyran avait dit un jour qu'on pouvait manger la chair des cactus. Mais l'heure n'en était pas aux anciennes histoires, il vérifierait plus tard. D'abord, il fallait les réveiller tous les deux... sinon, ils étaient perdus.
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Urasawa Kenji
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Message par Urasawa Kenji » mar. 22 août 2006, 15:20

La technique de Soi Fon fut une réussite. Kenji recouvrait ses esprits, seul point noir à l'affaire, il n'avait plus une goutte d'eau dans toutes leurs gourdes et ce n'est pas l'eau des cactus qui suffirait à les hydrater jusqu'à la fin du voyage. Kibito et Yoruichi qui n'avait esquissé le moindre geste depuis le début des mésaventures, s'écroulèrent eux aussi. C'était à prévoir, leur métabolisme s'était peu à peu ralenti à cause de la chaleur, et de la violence des rayons du soleil.

Décidement, ils tombaient comme des mouches. Kenji contemplait le spectacle, non sans amertume. Tous leurs espoirs allaient ils être réduit à néant par quelques grains de sables ? Sans doute les mêmes qui enrayent les plus belles mécaniques.

"Merci à vous deux. Vous avez fait ce qu'il fallait faire. Continuer seul aurait été pour vous la mort assurée... ce qui ne veut pas dire que l'on s'en sortira... malheureusement. Mon organisme est faible et ne résiste pas à la chaleur... C'est ça de vivre perpétuellement au sein d'un climat doux et humide comme l'est notre belle île de Kiri."


Au coin des yeux perlait une larme de nostalgie pour un pays qu'il ne reverra peut-être jamais.

"Ramassez vos deux compagnons, je vais prendre Nagao sur mon épaule. J'espère que nous tomberons que un point d'eau rapidement, c'est notre seule chance de les sauver... Allez courage, nous y arriverons."

En énonçant cette dernière phrase, il s'était retourné vers ses deux derniers élèves encore debout avec un large sourire. Au fond de lui, il était persuadé qu'ils y arriveraient, quelques soient les obstacles, quelques soient les embûches, ils y parviendraient. Ce n'était qu'une question de volonté.

C'est à cet instant qu'une idée lui vint. Il ne lui restait que peu de chakra mais sans doute suffisament pour effectuer cette technique. Comment n'y avait il pas songé plus tôt. Il se mordit le pouce, son sang coula dans sa paume. Il la posa sur le sol après une série de signes.
Trois loups d'un noir ébène resplendissant firent leur apparition dans un nuage de fumée. Il s'agissait d'une invocation de niveau 3.

Un des loups prit la parole :
"Que nous veux-tu ?"
"Je souhaiterai que vous partiez chacun dans une direction, le plus vite possible à la recherche d'un point d'eau. Et dès que vous en avez trouvé un que vous nous y conduisiez."
"Très bien."

En un éclair les loups disparurent de l'horizon.
"Bon nous, il faut s'occuper de ces trois là en attendant. Parce que l'on ne sait pas combien de temps cela peut durer, malgré leur instinct sur-développé. Soi Fon tu vas établit le campement ici, et protéger nos trois Belle aux bois Dormant. Quant à toi, Waku, tu vas prélever l'eau de l'ensemble des cactus des environs, pour ensuite les humecter afin qu'ils ne se déshydratent pas complètement. Je vais t'aider, je m'occupe de cette partie."

Il la pointa du doigt et s'y dirigea munis de ses deux gourdes.
Urasawa Kenji , Jônin agité du bocal, Kiri.

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Kohaku Mizunomaboroshi
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Message par Kohaku Mizunomaboroshi » mer. 23 août 2006, 0:31

Soi Fon avait réussi. Kenji s'était réveillé, et le soulagement de Waku fut grand. Ils étaient sauvés! Il misait toutes ses espérances en Kenji. Mais pendant que celui-ci reprenait ses esprits, le regard de l'étudiant se posa sur Nagao. Celle-ci n'avait toujours pas bougé. Il avait échoué. Il conserva cependant son sourire. Kenji était réveillé, et il allait leur dire quoi faire, ils allaient sauver tout le monde. Il s'approcha de Yoruichi l'air un peu peiné de voir son amie ainsi, mais n'eut pas le temps de s'apitoyer longtemps sur son sort car Kenji prit la parole. ils avaient fait ce qu'il fallait faire. Comme lorsqu'il avait fallu tuer Genzo. Mais cette fois-ci, c'était différent: Waku ne se demandait pas s'il avait bien agi, il en était persuadé. Kenji faible. Il avait du mal à accepter ça.

Waku eut un petit air triste lorsque Kenji évoqua Kiri. Mais l'inquiétude était plus forte que son amertume: si Kenji était faible, combien de temps tiendraient-ils? Et qui assurait que cela ne se reproduirait pas?

Le jônin leur donna un ordre, et leur sourit ensuite. Waku se demandait comment faire. Lui-même était affaibli, et il ne se sentait pas la force, pas le courage, de soulever Yoruichi. Heureusement, une autre alternative se présenta. Du moins heureusement... Tout était relatif.

Waku tétanisé fixa les bêtes qui se tenaient devant eux. Il ne pouvait plus bouger. Qu'il avait peur des loups! D'abord le serpent...et puis ça... heureusement ils ne restèrent pas longtemps. Mais la peur de l'adolescent ne disparut pas avec eux. Il sursauta, Kenji venait de lui parler. Prélever de l'eau. Il se sentait capable de faire ça. Toujours plus que de devoir traîner les corps de leurs amis. Il partit avec sa propre gourde à l'assaut des cactus. Pour la première fois, il se servit de son sabre. un peu comme un couteau, un peu maladroitement, mais au moins, il réussit à faire ce que le jônin lui avait demandé. Il découpa même un peu de chair qu'il garda dans une main. Keyran lui avait dit que c'était comestible, alors ça devait forcément l'être.

Il revint ensuite auprès des trois endormis avec son eau, et après s'être assis parterre posa sur ses genoux les morceaux de cactus qu'il avait découpés. Il entreprit d'en manger un. Ce n'était même pas si mauvais. Il les reprit dans sa main et alla en proposer à Soi Fon qui établissait le campement, et à Kenji lorsque celui-ci revint, en souriant, l'impression d'avoir servi à quelque chose lui redonnant un peu de moral et d'espérance.
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Nagao Kumiko
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Message par Nagao Kumiko » mer. 23 août 2006, 0:33

Plongée dans une étrange rêverie, Kumiko entendait des voix autour d’elle. Comme dans un rêve elle se sentait décoller du sol, mais toujours un voile noir sur ses yeux, elle se sentait si faible. Incapable de prononcer un mot et pourtant à demi consciente de ce qui se passait autour d’elle.

Elle replongeait dans l’inconscience. Plus tard elle semblait reprendre ses esprit, elle ouvrit les yeux, et le soleil qui brûlait comme en enfer lui frappa les yeux et lui arracha un gémissement.

Devant elle, une silhouette familière : Soi Fon, qui visiblement semblait être absorbée par autre chose. Elle lui attrapa violement le poignet pour capter son attention, et ce fut chose facile car la chuunin avait encore quelques ressources. Une drôle de lueur brillait dans les yeux de la chuunin.

« Le bébé ! Il ne faut pas qu’il souffre! Tu m’entend ? Il ne faut pas ! Va tu faire quelque chose oui ? Remue toi un peu ! On ne t’a pas donné le statut de genin pour que tu te tourne les pouces ! Le bébé !… »

Kumiko tenait fortement le poignet de la jeune fille qui ne pouvait justement rien faire. La chuunin n’avait plus réellement conscience de ce qu’elle disait, elle délirait complètement. Son esprit avait été fragilisé par toute ces épreuve et la déshydratation n’aidait en rien.

« Il faut faire quelque chose, il faut trouver quelqu’un… »

La chuunin avait lâchée le poignet de Soi Fon la poussant même au loin. Elle tentait maintenant de se relever ce qu’elle fit avec du mal, mais après quelques pas complètement désorienté elle s’effondra à nouveau. Elle continuait de débiter des phrases sur la santé du bébé. Elle essayait de se relever encore, poussée par une étrange folie vers l’ombre devant elle qui n’était personne d’autre que Kenji qu’elle n’avait même pas reconnu.


[HRP] Court, mais je suis là…[/HRP]
Nagao Kumiko Chûnin de Kirigakure no Sato

Qu'y a t'il de plus beau que l'amour d'un père?
Celui d'un frère ...
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Soi Fon
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Message par Soi Fon » mer. 23 août 2006, 12:14

Malaxer, malaxer, expulser son chakra et recommencer. Tels étaient les pensés de Soi Fon. Il lui fallait saturer l’air de son énergie et s’il y en avait trop qu’importe. S’il y en avait trop, peut-être même deviendrait-il visible, qui sait.
Lorsqu’il y eut assez de chakra dans l’air, la jeune fille répéta le même processus que lors de son entraînement de survie. Assembler les molécules et créer une sphère d’eau.
Sous l’effet de la concentration, elle avait une fois de plus fermé les yeux mais, sentant la température s’abaisser de quelques degrés, elle su qu’elle avait réussi, au moins partiellement. Pourtant, il ne fallait pas s’arrêter là, il fallait continuer jusqu’à ce que Kenji reprenne conscience.
Soudain, elle le sentit remuer. Il revenait parmi les vivants. Elle l’avait fait, elle avait réussi. Kenji rétabli, elle était certaine qu’il allait trouver une solution pour tous les sauver et, ce serait un peu grâce à elle.


*Hey ! Hey ! On arrête l’auto flatterie, c’est aussi grâce à Waku, s’il n’avait pas chassé ce serpent…c’est ça une équipe.*

Pourtant, deux autres chocs sourds firent s’envoler sa joie. A ce rythme, jamais elle n’aurait assez de chakra pour tous les sauver. D’ailleurs, elle sentait que si elle en usait encore pour sa technique, elle sombrerait elle aussi dans l’inconscience. Peut-être était-ce le stress lorsqu’elle l’avait utilisée mais, elle sentait que sa dépense en chakra était supérieure à ce qu’elle aurait dû être.

A peine avait-il reprit conscience que le junin les remercia et non sans un sourire, commença à leur dépeindre un sombre tableau. Ainsi donc, il était affaibli ? Ça, il n’y avait pas besoin d’être medic-nin pour le voir. Ce qui l’inquiétait le plus, c’était lorsqu’il disait qu’ils n’allaient pas forcement s’en sortir. Si même lui doutait, que devaient-ils penser Waku, un simple étudiant et elle, une genin fraîchement promue ? Mais, c’est lorsqu’il évoqua leur île natale que le moral de la jeune fille finit de chuter. Oui, Kirigakure no sato lui manquait et, rien que pour la revoir, ils devaient vivre, ils devaient tous s’en sortir.

Ensuite, conformément aux ordres de Kenji, elle prit sur ses épaules Kibito. Les jambes passées de part et d’autre de son bras, pareil pour les bras du jeune homme mais, de l’autre côté. Son choix ne s’était pas porté sur lui par sympathie ou pour quelque raison où il était question de sentiment mais, parce que c’était son corps qui était le plus proche d’elle.
Il lui semblait bien lourd. Elle avait l’impression qu’il lui broyait les épaules, comme s’il voulait la faire s’enfoncer dans le sol. Sans doute était-ce un des effets du soleil, lui qui semblait si léger d’habitude.

Encore un sourire. A croire que se retrouver dans cette situation lui plaisait, ou bien était-ce pour les rassurer ? Peut-être mais, toujours est-il que de le voir sourire remonta un peu le moral de Soi Fon. S’il trouvait encore le moyen de sourire, peut-être était-ce parce qu’ils avaient une chance de s’en tirer. Elle allait le faire ! S’il le fallait, elle porterait Kibito jusqu’au village du sable et même en courant s’il le fallait mais, ils allaient réussir.

Kenji procéda alors à un rituel des plus étrange, il se mordit le pouce et, jusqu'au sang. Cette fois, Soi Fon commença à se demander si le soleil n’avait pas tapé plus fort qu’elle ne le pensait. C’est vrai qu’ils n’avaient plus d’eau mais, de là à se mutiler pour boire son propre sang, il y avait encore de la marge. Elle ouvrit la bouche comme pour protester mais, lorsqu’il fit apparaître un mini meute de loups, sa mâchoire tomba et elle écarquilla les yeux. Ainsi, elle ressemblait à une boule de bowling cramoisi.


*Nyé ? Mais c’est quoi ce type ? C’est quoi ce délire ? Depuis quand on peut fabriquer trois, magnifique loups, et ils sont magnifique, il faut bien le dire, avec un peu de sang ? Faudra vraiment que j’apprenne à faire des trucs dans ce genre parce que là, c’est vraiment la classe !
Qu’est-ce que je pourrais invoquer moi ? Des chenilles ? Bof…Non, une bouteille d’eau, ça ce serait pratique, ouais, si seulement je pouvait invoquer des bouteilles de Perrier !*


Les loups la tirèrent de ses élucubrations lorsqu’ils prirent la parole. Elle qui avait reprit un peu de constance se changea à nouveau en boule de bowling.

"Ça… *Non, vaut mieux dire ils. Seraient capable de se vexer et de me manger avec du cactus en accompagnement* …ils parlent ? Kenji-san, vous êtes plein de surprise."

Des loups, décidément, elle n’en revenait pas, quel pouvoir fascinant. Elle aurait préféré avoir de quoi étancher sa soif mais, Kenji les avait envoyé chercher de l’eau et, elle n’en doutait pas, ils allaient en trouver. On ne pouvait pas être beau et rater quelque chose, comme elle, c’était anti-charisme un truc pareil.
A présent, il fallait tenir jusqu’à leur retour mais de savoir qu’il y avait trois créatures qui oeuvraient à leur trouver de l’eau lui mit du baume au cœur. Décidément, son moral ne cessait de faire du yoyo aujourd’hui.

Puis, Les deux garçons la laissèrent pour aller chercher de l’eau pendant qu’elle monterait le campement. Ils en avaient de bonnes eux. C’est qu’elle n’avait que rarement une tente grand format dans son sac, idem pour les petits format. Non, tout ce qu’elle pouvait faire, c’était de les placer à l’ombre de son ombrelle.
Elle tira plus qu’elle ne porta les trois corps inconscient jusque sous l’abri de fortune. Au moins, ils auraient la tête au frais, ou plutôt à l’ombre.

Quant à elle, la jeune fille farfouilla dans son sac afin de se dénicher un t-shirt à manche longue qu’elle enfila par-dessus sa brassière. Ça ne l’empêcherait pas d’avoir chaud mais, au moins, sa transpiration ne s’en irait pas. Certes, sentir mauvais ne l’inspirait guère mais, elle était une genin survivor et son but premier était justement de survivre, pas de gagner un quelconque prix de miss mizu no kuni, alors tous les moyens étaient bon.
Puis, elle reporta son attention sur les corps. Elle pensait à ce scorpion et ce serpent que Waku et elle avaient chassé. Eux aussi étaient dans le désert mais, ils ne semblaient pas craindre le soleil, comment faisaient-ils ?


*Et si, et si ils vivaient dans le sable ? Ça vaut le coup d’essayer.*

Aussitôt pensé aussitôt fait, elle commença à enterrer dans le sable ses camarades. Pas des tonnes mais, suffisamment pour qu’il n’y ait plus que leur tête qui dépasse. Elle n’avait que ses mains pour seule pelle mais, il faudrait que ça suffise. Elle commença par Kibito et fini bien plus vite qu’elle ne le pensait. Puis, elle passa à Nagao, peut-être aurait-elle du commencer par Yoruichui, c’était-elle qui du groupe était parmi les moins expérimentés mais, du désert, aucun d’eux ne semblait aguerri.
En enterrant Nagao, elle remarqua qu’elle avait prit un peu de ventre.


*Doudiou, elle devrait surveiller ses apport nutritionnel, ça commence à se voir.*

Puis, elle passa à la dernière belle au bois dormant. Cette fois, elle prit un peu plus son temps, jouant avec le sable, faisant des petits dessins dessus. Laissant aller ses mains sur le corps de sa camarade, caressant des charmes naissant qu’elle n’aurait osé ne serait-ce qu’effleurer si sa camarade avait été consciente.
Dès le premier regard, Soi Fon l’avait trouvée à son goût. Certes, elle faisait pale figure en comparaison d’Ayane mais, elle avait quelque chose en elle qui plaisait beaucoup à la Kirienne. Puis, elle approcha ses lèvres de celles de la dormeuse lorsqu’elle entendit du bruit derrière elle. Elle sursauta un peu et se dépêcha de finir d’enterrer la jeune fille.

Une fois son travail terminé, elle se retourna, le plus doucement possible et découvrit Waku. Elle espérait qu’il ne s’était rendu compte de rien mais, elle n’en était pas certaine. Elle pensa bien à prétendre qu’elle voulait humecter les lèvres de sa camarade mais, si elle disait ça, elle était certaine de se compromettre.
Waku lui tendit un bout de cactus qu’elle accepta volontiers. A sa bouche, la chair du cactus lui sembla pareille au plus fin des mets et puis, il contenait un peu d’eau et, c’était ça le plus agréable.

Soudain, une main jaillit et lui saisit le poignet avec une force surprenante. C’était Nagao qui venait de reprendre conscience, du moins le pensa-t-elle mais, ce n’était en réalité qu’une demi conscience. La jeune femme tenait des propos incohérent et, à travers le masque de la douleur Soi Fon ne parvint qu’à comprendre qu’il était question d’un certain bébé.

"Lâche-moi, tu me fais mal." Gémit-elle. Nagao qui semblait à l’article de la mort possédait encore une grande force, comme quoi, il ne fallait pas se fier aux apparences.
Lorsqu’elle l’avait saisie, l’adolescente en avait lâché son bout de cactus qu’un certain chaton, sortant de son sac s’était empressé d’aller manger.
Puis, lâchant son poignet, la chunin l’envoya un peu plus loin.


*Quel douceur au réveille celle-là ! Elle a parlé d’un bébé, c’était donc ça ce ventre ? Et, qu’est-ce qu’elle veut que je fasse ? Moi je veux bien faire des efforts mais, je peux pas encore invoquer des tentes tout confort pour madame.*

La douleur finit par s’estomper et se massant le poignet, Soi Fon remarqua enfin la présence de Kenji. Lui saurait quoi faire, peut-être mais, peut-être pas non plus. Ils habitaient le pays de l’eau, pas celui du vent alors, peut-être ne saurait-il pas quoi faire.
Soi Fon Shinshun junin de Kirigakure no sato, le plus mauvais caractère du pays de l'eau
Bonne. Mauvaise. Je suis la fille avec l'hiroi ken.

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Urasawa Kenji
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Message par Urasawa Kenji » jeu. 24 août 2006, 18:03

Kenji serra tendrement Nagao dans ses bras, avant de la raccompagner sous les abris de fortunes.

"Euh, c'est quoi ces têtes sans corps Soi Fon ? Tu ne sais pas que le sable est encore plus brûlant en dessous ? Ou alors il faudrait que tu creuses bien plus profondemment."

Sa voix ne trahissait aucun agacement, juste une fatigue bien normale après toutes ces aventures. Le soleil poursuivait sa route et Waku son inlassable travail après ses paisibles instants de repos où il était venu proposer du cactus. Kenji tentant, vainement de l'appeler, mais il se trouvait trop loin pour percevoir le moindre son du campement établi par Soi Fon. Kenji avait tiré une large bâche blanche, soutenue par quelques piquets de bois qu'il portait depuis le début du voyage et qui avait servi pour leurs précédentes nuits.

"Soi Fon, tu installeras les deux tentes en dessous, dans la gande, tu y mettras tes deux compagnons et dans la petite, tu y glisseras Nagao...", puis dans un murmure, se parlant à lui-même, "j'espère qu'ils feront vite".

L'horizon s'obscurcissait, laissant des traînées roses orangées dans ce ciel sans nuages. La température commençant à chuter, Kenji se décida à partir en chasse de nourriture, munis de ses kunais, shuriken et katana. Il ne savait pas vraiment ce qu'il pourrait y récupérer, étant donner que leurs vivres emmagasinés sur le bateau s'était fini la veille.

Une heure s'écoula, durant laquelle, il avait discuté avec Waku, lui demandant :

"Dis, moi il faudrait que tu prélèves à nouveau de la chaire des cactus pour notre repas de ce soir. On va dormir à peine quelques heures et profiter de la nuit pour avancer, de toute façon les loups sauront me retrouver, il n'y a aucun soucis de ce côté là."

Puis repris sa route, avant de se tourner à nouveau vers son élève...
"Je suis fier de ce que tu accomplis... après tout ce ne sont que tes premières heures en tant que ninja. Tu deviendras quelqu'un de bien... j'en suis persuadé ^^."

Heureusement qu'il restait encore quelques force à Kenji pour faire un léger Katon (ce n'était vraiment pas sa maîtrise d'éléments la plus accomplie mais à force d'expériences et d'acharnement il avait pu modifier son corps afin de maîtriser plus trois éléments).

Le repas du soir ? Deux fennecs... et une vipère à corne (prise au moment où elle s'activait pour se déplacer la nuit... pas de pot pour elle :mrgreen: )... et de la chaire de cactus. Kenji était loin de faire le dégoûté puisque de toute façon il savait qu'ils n'auraient rien d'autres à manger et qu'en mission il fallait souvent se contenter de peu, voir résister à la faim durant plusieurs jours. Ils avaient de la chance finalement :P .

"Dormez bien, et profitez car votre nuit va être courte. Nous allons profiter de la nuit pour avancer et ainsi éviter les grosses chaleurs. N'hésitez pas à vous couvrir. Bonne nuit."

Ils se dirigeraient vers la grande tente, pendant que Kenji allait réchauffer Nagao dans la plus petite :mrgreen: ....
Urasawa Kenji , Jônin agité du bocal, Kiri.

Garde tes songes
Les sages n'en ont pas d'aussi beaux que les fous.
(Baudelaire)

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