La Commedia Dell' Arte [Introduction]

Le pays lui-même... là où seront réalisées la majorité des missions.

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Miyu Renraku
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La Commedia Dell' Arte [Introduction]

Message par Miyu Renraku » dim. 28 juin 2009, 1:42

Miyu avait tendrement embrassé Uchuu dans son lit, alors que la petite dormait encore, fatiguée d'avoir pleuré. La jeune femme avait un petit pincement au coeur à l'idée de laisser sa fille adoptive pendant une période indéterminée mais assurément longue. Elle savait que le clan veillerait sur elle et que Musashi ferait de même mais... elle s'était indubitablement attachée à la petite. La jeune femme secoua la tête pour en chasser la morosité, l'air résolue. Un sourire joyeux s'afficha sur son visage alors qu'elle contemplait une nouvelle fois l'ordre de mission et le sac à dos posé à ses pieds. Une excitation que partageait Tai, son compagnon de toujours. Cela faisait longtemps...

Un à un, chacun entra dans la salle. C'était une petite pièce, simple et sobre avec une vingtaine de chaises disposées face à un mur où était accroché un tableau et plusieurs cartes. On y accédait en allant jusqu'à la deuxième porte du couloir sur lequel ouvrait la porte d'entrée du poste de garde. Le ninja-policier de service installé à un bureau à l'entrée en train de faire du classement indiquait aimablement la porte pour peu que l'on lui demande, qu'on lui dise son nom ou encore la raison de sa venue.
La Renraku salua chacun individuellement, apparemment ils avaient tous bien récupéré. La voilà sa team, cinq ninjas des deux sexes, Kiriens et Sunites, prêt à mettre leurs compétences et leur savoir faire au service de leurs intérêts communs. Ceux de la Mayoi et de Suna en l'occurrence.

« Bien à présent que tout le monde est là, je vais vous exposer l'ordre de la mission et ce que je suis en mesure de vous dire à ce propos. A la fin de mon exposé vous pourrez poser des questions mais pas avant. Une fois que notre entretien sera terminé vous serez libre de me suivre ou de rester à Suna. Je n'emmène pas un shinobi contre sa volonté, c'est un coup à se faire tuer. Bien, commençons. »
Son ton était bien loin de l'ironie acide qu'elle manifestait habituellement. Ils avaient en face d'eux une junin qui si elle demeurait souriante, était sérieuse et posée. Militaire et disciplinée.
« Pendant toute la durée de cette mission je serai votre supérieur et la leadeuse. Si je meurs ou que je ne suis plus en mesure d'assurer le commandement, cette responsabilité incombera à l'un de vous. Il sera élu via un vote par les membres de la team présent. Je précise que cela peut être n'importe lequel d'entre vous. Le titre hiérarchique ne prédispose pas aux fonctions de commandement.
Passons à la mission à proprement parler. Certains le savent déjà mais... »
continua t-elle en jetant un coup d'oeil à Mangetsu.

« Un anbu examinateur de l'examen chunin a été tué et retrouvé mort dans la chambre de l'équipe dont il avait la responsabilité. Ce meurtre a violemment secoué la Mayoi, qui ne s'attendait pas à un assassinat pendant un événement aussi encadré que l'examen chunin et aussi sécurisé. Après avoir étudier le dossier de l'anbu, la Mayoi a découvert qu'il était en charge d'une enquête sur la ville de Naza. Pendant cette enquête il a découvert que la Mafia de la ville était reliée à une mystérieuse organisation dont personne ne semble rien savoir... fait assez inhabituel car généralement on a au moins un nom, un symbole etc... or ce simple fait cacherait quelque chose d'un peu plus dangereux que les habituels histoires de drogue, corruption, prostitution etc... malheureusement on en sait pas plus car ce n'était qu'une note annexe concernant un fait qui n'était pas relié à sa mission du moment. La Mayoi compte d'excellents éléments dans ses rangs mais elle a choisi de nous confier la mission pour différentes raisons. Notamment pour entretenir les bons rapports déjà établis, éprouver Mizaki et Soi Fon, ne pas avoir à déplacer une team à eux alors qu'il y a vraisemblablement un problème de sécurité à Kiri surtout qu'en ce moment ils sont assez troublés... mais aussi parce que mon clan est un spécialiste des informations et réputé pour cela. Raison pour laquelle cette mission m'a été confié à moi et pas à un membre plus puissant de Suna. Le mystère c'est mon domaine et je connais un peu la ville. J'y ai ce que nous appelons une boite aux lettres. Cela nous fournira un précieux pied à terre.
Nous avons pour ordre d'enquêter sur cette organisation fantôme au sein de la ville. Découvrir un maximum de fait et savoir si elle est reliée de près ou de loin à l'assassinat de l'anbu.
La mission se déroulera donc pour commencer au pays de Kyoru dans la ville de Naza. C'est une grande métropole au commerce florissant. »
dit elle en montrant l'endroit sur la carte.

« Ils nous faudrait bien quatre à cinq jours de marche pour y parvenir mais Tai nous transportera sur certaines distances afin d'avancer plus vite. La situation politique est assez stable dans ce pays. Il est commandé par un régent en attendant un dirigeant mais il n'y a pas de troubles particuliers. La ville est sous le contrôle d'un Conseil composé de représentants des principaux partis de la ville. De tête cela donne le Duc, le représentant des Corporations Marchandes, le Juge, le Commandant de garnison et le Hiérarque.
Cette métropole a différents quartiers comme dans toutes les villes mais certains sont disons... plus fréquentables que d'autres. Les ninjas ne sont pas perçus de manière unanime par tous. Inutile de le crier sur tous les toits mais il n'y a pas de mal à le dire pour débloquer certaines situations. Les gardes des portes de la ville laisseront passer des ninjas en mission, en tout cas plus facilement que si nous nous faisons simplement passer pour des voyageurs, même sous henge.
Comme dit notre première objectif sera d'entrer en contact avec mon ami Koyuki. Il est le gérant de l'auberge du Masque Rieur et c'est lui le responsable de la boite au lettre Renraku de la ville. Nul doute qu'il nous donnera les derniers potins et certainement des idées pour commencer l'enquête. Je l'ai fait prévenir de notre arrivée.
Vous pouvez maintenant me poser vos questions et me dire si vous acceptez ou non de venir avec moi. »
dit elle en prenant son sac avant de se diriger vers la porte.

« Alors qui en est ? » termina t-elle avec le regard brillant.

[HRP : Vous pouvez me poser vos questions par mp ou attendre une réponse lors de mon prochain post. :) La ville est proche des frontières de Tsuchi no Kuni d'où le fait que ce topic soit ici et non pas à Suna où nos personnages se trouvent encore actuellement. ^^
J'espère que ça va vous plaire...  :twisted: ]
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Mizaki Taro
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Re: La Commedia Dell' Arte [Introduction]

Message par Mizaki Taro » dim. 28 juin 2009, 17:12

[HRP : je poste maintenant, je n'aurai pas beaucoup de temps autrement cette semaine pour faire le post avant dimanche :winkk:]


Pour le restant de la journée qui avait suivi le combat, Mizaki se contenta de retourner à son oasis qui pourtant se trouvait loin du village, mais il s'agissait de son coin à lui, en quelque sorte son chez lui, et même si cela demanderait autant de temps le lendemain pour revenir jusqu'au village cela importait peu, Mizaki aspirait à sa tranquillité, à quitter tout semblant de foule qu'il appréciait généralement peu. Il remercia malgré tout Soi Fon d'un geste de la tête et d'un sourire amical et sincère pour son invitation, mais Mizaki restait ce qu'il était, cette journée lui avait bien montré qu'on n'échappait pas à sa nature comme cela, et ce même avec tous les efforts qu'il avait réalisé pour changer...

Le trajet s'effectua sans la moindre encombre, à ces heures ci peu de gens s'aventuraient dans des traversées de désert, chose à laquelle Mizaki avait vraiment fini par s'habituer. Pour aller plus vite, et pour ne pas les faire souffrir de la chaleur, Mizaki avait renvoyé ses tigres dans leur habitat de glace, mais furent aussitôt rappelés une fois arrivé à l'oasis. Là il passa la soirée avec ses animaux, leur donnant la nourriture qu'il avait acheté avant de partir du village, ne faisant rien d'autre que de rester adosser à la maison de bois qu'il avait construit lors de son entrainement avec Kyoufu. Se reposer suite à son combat et à cette course sous le soleil du désert, voilà ce qui était certainement le plus raisonnable et la seule chose qu'il était apte à faire en cette soirée. Il avait repensé à maintes fois au combat qu'il venait de livrer contre Aoshi et Mangetsu lors de son trajet, aux fautes qu'il avait commis ainsi qu'aux éléments qui se sont avérés être plus efficace que prévu. Il s'en était sorti sans dégât mais malgré tout voyait nombre de points à revoir dans sa stratégie, un en particulier qu'il se devrait de corriger un jour ou l'autre, mais pour cela il aurait de nouveau besoin de longs entrainements. Mais malgré ce point, Mizaki était plutôt satisfait de ses progrès, même s'il n'avait pas encore pu évaluer les progrès qu'il avait pu faire avec Kyoufu, ceux qu'il avait fait en s'entrainant seul avaient pu être éprouvés pendant ce combat amical.
Seulement, Mizkai était conscient que ces progrès là n'étaient certainement pas suffisants pour pouvoir appréhender la mission en toute quiétude et sérénité, si Miyu avait estimé que le niveau du jounin avait été suffisant alors elle n'aurait pas pris le risque d'envoyer d'autres personnes. Elle venait de voir Mizaki à l'œuvre et avait pris cette décision de mener cinq personnes avec elle dont Mizaki, c'était la preuve flagrante que les progrès du jounin n'étaient par encore suffisant pour mener ce type de mission, que malgré le chemin déjà parcouru il en restait encore un bien long à parcourir.

Avec une pointe d'appréhension, Mizaki repensa surtout aux choses qu'il avait dit à Mangetsu après le combat, à qu'elle lui avait dit également : "ménager" ... Même s'il ne les aurait pas tué il avait pu constater avec quelle violence il tentait de mettre hors courses ses adversaires, des personnes avec qui il a partagé, des personnes qu'il pouvait qualifier d'amis... Malgré le fait qu'il ne voulait pas leur manquer de respect en leur offrant une prestation véritable de sa part, ce type d'engagement pour un combat qui restait normalement amical était clairement excessif. Mizaki le sentait, même s'il raisonnait au final il n'en restait pas moins quelqu'un avec une nature relativement violente, cette nature là l'effrayait quelque peu depuis la fin de ce combat, comme s'il venait de prendre conscience à ce moment là du fait que celle ci n'avait jamais véritablement disparue ... Son passé avant et pendant le Kuran, en particulier aux cotés de Tenshi, l'avait façonné de cette manière, il pensait s'en être totalement libéré, qu'il était devenu en quelque sorte quelqu'un de "normal", mais ce type d'engagement face à des amis n'avait rien de normal. Finalement les enseignements de Tenshi et ce sentiment de haine qu'il avait nourri pendant des années ne pouvaient être évincés aisément, ils faisaient aujourd'hui parti de lui même si la grande part de lui même était devenue plus raisonnable. En cet instant Mizaki ressentait une certaine peur, la peur qu'un jour ces émotions violentes reprennent le dessus, la peur que ses capacités de raisonnement ne suffisent pas à contrecarrer ces sentiments et enseignements qui se terrent en lui, la peur d'un jour ressentir une émotion tellement violente qu'il en pèterait les plombs et referait totalement ressurgir ce qui pourrait s'avérer être sa véritable nature, celle qu'il a nourri pendant de longues années ... En repensant aux mots de Shiyu qui avaient suivi il ne se reconnu pas, Mizaki ne prenait aucun plaisir au combat et surtout ne voyait pas la violence de ceux ci comme une fatalité, depuis son examen chounin il n'avait tué que la vieille Shizuka en ayant pourtant cherché à la garder en vie, mais comme il l'avait dit à Mangetsu lors d'une précédente discussion il faut être plus puissant qu'il ne l'est actuellement pour vaincre un ennemi pareil sans le tuer. Il avait beau avoir réussi à chasser le caractère meurtrier de son âme, le coté violent de son éducation se ressentait malgré tout dans ses coups et ce depuis qu'il avait commencé à se battre jusqu'à ce jour, il fallait regarder la vérité en face, Mizaki venait de se battre à l'examen chounin ou dans ce combat amical avec une violence bien trop poussée pour ce type de rencontre, une violence qui n'était aucunement justifiée dans une rencontre amicale, même si son esprit ne voulait pas faire de mal au final la seule chose sur laquelle il avait réussi était que son esprit rejetait véritablement toute intention de tuer malgré le fait que l'esprit de violence ait pris le pas sur ses capacités de raisonnement et de jugement de ses actions. Sa violence juvénile suivit par le Kuran, alors qu'il croyait s'en être débarrassé, par une simple phrase Mangetsu venait de lui mettre ce fait devant les yeux : cette violence de combat est sa nature, le Kuran avait réussi à en faire réellement une arme. Il n'avait pas été violent dans ce combat sous prétexte que lors d'un combat la violence était soit disant incontournable comme Shiyu avait l'air de dire, mais bien parce qu'il ne pouvait contrôler sa nature, parce qu'il ne s'était pas rendu compte du fait que celle ci n'avait jamais disparu même après avoir quitté le Kuran.
Mizaki avait peur, peur que cette facette soit finalement celle la plus ancrée au fond de lui à la différence de cette facette qu'il affichait en dehors de combats, cette facette extérieure n'existait même pas avant qu'il ne devienne chounin, c'était elle la supercherie, la facette violente des combats était sa véritable nature, celle qu'il avait toujours affiché depuis sa plus tendre enfance même en extérieur de combat. C'était un constat d'échec sur le travail qu'il avait fait sur lui même pour tenter de changer, mais il ne désespérait pas, il voulait réellement changer, il aimait cette nouvelle vie même si celle ci n'était pas aussi naturelle que la précédente au jour d'aujourd'hui, il donnerait son maximum pour qu'un jour ce caractère violent toujours présent finisse au moins pas s'amenuiser, même s'il devait cesser d'être un ninja pour cela ...

Perdu dans ses pensées, Mizaki laissa filer le temps jusqu'à ce que les premières fraicheurs suivant le crépuscule se fassent sentir. Il rentra dans son abri accompagné d'Awayuki tout en demandant à Aisu de retourner dans sa résidence, le tigre étant bien trop grand pour pouvoir rentrer dans cette petite maison de bois.

La nuit du jounin se passa paisiblement, le tête posé sur le flanc de son tigre qui s'était couché en rond, jusqu'à ce que le ciel commence à s'éclaircir de longues minutes avant le levé du soleil à proprement parlé. Mizaki se leva et fit signe à Awayuki de s'en aller à son tour avant de prendre la route du village à vive allure pour arriver dans les temps.

Au poste de garde ceux ci commençaient à connaître le jounin et le laissèrent passer sans le moindre soucis. L'oasis de Mizaki étant située au sud, il avait désormais tout le villge à traverser, chose qu'il fit en bondissant de toits en toits pour arriver assez largement dans les temps, ce qui n'était pas pour déplaire au jounin qui n'aimait pas spécialement briller par des retards.

Apparemment le jounin était le premier, du moins si l'on exceptait Miyu qui était déjà là et qui avait ouvert la petite salle pour faire le briefing. Mizaki salua bien bas la jounin en inclinant la tête puis alla s'installer sur une des chaises en attendant le reste des troupes.

Une fois le reste des troupes arrivés, Mizaki salua chacun d'entre eux, remerciant une nouvelle fois Soi Fon du regard, mais surtout en prenant un air qui avait l'air de dire "désolé" à Aoshi et à Mangetsu pour la veille. Le briefing commença, la jounin insistant pour que les questions n'arrivent qu'à la fin et non pendant le speech, ce qui était parfaitement compréhensible, il n'y avait rien de pire que de se faire interrompre pour répondre à une question dont la réponse pouvait se trouver dans la suite de la présentation.

Le premier point abordé fut celui de l'éventuel décès de celle qui allait diriger la mission et qui était lors interlocutrice, ou alors de l'impossibilité pour elle de poursuivre le commandement des opérations. Même si ce point était certainement loin d'être gai, il était clairement indispensable d'en parler, parce qu'en dehors du fait que Miyu puisse devenir inapte à commander, la team pouvait également se retrouver séparée en plusieurs sous-groupes, autant dire que les situations de commandement intérimaires pouvaient se produire aisément lors de ce type de mission avec un groupe aussi nombreux et que mieux valait y être préparé. En lui même, Mizaki ne se sentait pas l'âme d'un leader, très loin de là même, Mizaki était l'exécutant quasi parfait, l'arme, le ninja qui resterait toujours sous les ordres des autres ou qui agirait seul mais qui ne commanderait jamais à personne d'autres que ses clones et invocations. Donner un coup de pouce au leader en faisant part de son avis ou de ses stratégies si celles ci lui paraissent plus judicieuses, ça il le ferait, mais à mois de se retrouver seul jamais il ne dirigerait les autres. Etre une arme au service d'un autre était ce qu'il faisant de mieux et s'en tiendrait assurément à cela.

Puis vint le briefing sur l'objet de la mission, cette histoire d'anbu tué, celui qui selon toute vraisemblance avait encadré l'épreuve de Mangetsu. Comme Miyu l'avait si bien dit, un assassinat dans un examen aussi bien encadré était quelque chose de plutôt imprévisible, les questions de Mizaki foisonnaient déjà sur ce point et nul doute que cela serait le point sur lequel il s'attarderait le plus, bien comprendre comment les choses avaient pu se dérouler ne serait assurément pas inutile pour la suite de la mission.
La suite fut des plus intéressantes et offrit déjà quelques réponse à Mizaki.
 * L'anbu venait d'une ville qui a un groupuscule ?? Ca pourrait presque faire un règlement de compte ça, cet anbu appartenait peut être à ce groupe ou alors pouvait avoir des renseignements sur celui ci, un homme à faire taire étant donné qu'il avait rejoint la Mayoi et donc qu'il pouvait en toute vraisemblance livrer ce type d'informations... Qui plus est une note concernant un fait annexe à la mission, ça va plutôt bien dans ce sens.*
Autre chose qui attira l'attention du jounin dans le discours de Miyu, un pied à terre là bas, Mizaki ne put réprimer une grimace. *Un pied à terre ? Ca veut dire qu'on est annoncé là bas ?? C'est plutôt risqué pour l'enquête, surtout que les gens verront que nous sommes étrangers au village, aussi grand soit-il. Encore que ce village n'appartenant pas à un des grands pays, ils doivent avoir l'habitude de voir trainer des bandeaux de Konoha et Iwa étant donné qu'ils se situent entre ces deux pays.*
Dans la suite de son discours, Miyu confirma quelque peu les craintes de Mizaki : ils allaient entrer dans le village en annonçant le fait qu'ils étaient là pour une mission, ce qui voulait dire que la mission serait très vite connue par les hautes instances du village, s'ils n'étaient pas déjà au courant d'ailleurs. *Si ceux sur qui on doit enquêter font parti des hautes instances du village alors il ne leur sera pas difficile de masquer leurs agissements en suivant nos moindres faits et gestes ...*

« Alors qui en est ? »

Mizaki prit immédiatement la parole, à la fois pour répondre mais également pour poser sa série de questions sans plus attendre.

 « J'en suis c'est une certitude. Cependant, j'apporte une précision par rapport a un point qui a été évoqué : si possible je ne souhaite pas faire parti des votes concernant un éventuel leader au cas où vous auriez un problème ou que nous soyons séparés, je ne suis pas bon à diriger des troupes autres que mes clones qui ont mon esprit ou que mes invocations avec qui j'évolue tout le temps. Je peux exécuter n'importe quel ordre et donner mon avis sur ceux ci s'ils me semblent inappropriés. Si bien sur il n'y a pas d'autres choix je le ferai, mais je préfère prévenir du fait que je n'ai aucunement une âme de leader.

Ensuite concernant la mission j'ai plusieurs interrogations.
La première concerne les circonstances du meurtre, certaines choses me chiffonnent. Premièrement les épreuves de l'examen n'étaient pas suivies que par un seul anbu, il y en avait certes qu'un seul qui se montrait pour mettre à l'épreuve les genin, mais à coté il y en avait d'autres en examinateurs. Qu'est-il advenu de ces examinateurs ? Morts ? Disparus ? Disent qu'ils n'ont rien vu ? Quoi qu'il en soit pour réussir à tuer un anbu et à berner ou tuer toute une escouade d'entre eux, alors il ne s'agit pas d'un homme seul qui a fait ça, aussi fort soit-il un tel exploit n'est qu'à peine accessible même pour un Kage ...Le sort des autres examinateurs est important à savoir pour comprendre comment les choses ont pu arriver, savoir si ça ne peut pas être eux mêmes qui aient tué leur « collègue », savoir s'ils ne peuvent pas être en lien avec cette organisation de Naza que vous nous avez décrit.
Cela dit, il y a une possibilité pour qu'une personne seule ait fait ça, c'est si l'anbu avait été tué avant même l'examen et que ce type sous henge ait pris sa place, mais j'y crois assez peu, du moins je n'y crois pas tant que je ne sais pas ce qui est arrivé aux autres examinateurs.
De plus, cet anbu qui s'est fait tuer, sait-on dans quelles circonstances il a rejoint la Mayoi ? Si la Mayoi vous a fourni cet élément d'enquête je pense qu'il est important pour nous de savoir, pour savoir si cet anbu était un traitre de cette organisation de Naza, s'il est quelqu'un qui leur a porté préjudice par le passé ou des choses du genre.
D'ailleurs que contenait cette note ? C'est quand même la seule trace laissée par le groupe qui a commis l'assassinat à l'heure actuelle, si on veut enquêter sur celui ci déjà avoir une idée du message pourrait nous donner une première piste pour mes questions précédentes et sur l'organisation en elle même.

Ensuite on va se présenter à la ville en tant que ninja de Suna en mission ? Ce n'est pas un peu risqué si les hautes autorités de la ville font parti de l'affaire ? Je ne parle pas de risque pour nos vies mais bel et bien pour l'enquête, ils ne nous attaqueraient pas sous peine de déclencher un incident diplomatique duquel ils s'en sortiraient difficilement face aux deux puissances que sont Suna et Kiri, mais ils pourraient aisément gêner nos investigations d'une manière ou d'une autre. Les gardes à l'entrée feront assurément un rapport aux hautes autorités sur l'arrivée de ninja étrangers, qui plus éloignés de leur pays et qui disent venir enquêter sur place, si les hautes autorités n'ont rien à voir avec l'organisation ou avec cet assassinat alors tout ira bien, mais dans les cas contraires ça risque d'être particulièrement compliqué d'obtenir le moindre renseignement et surtout de pouvoir bouger à notre guise sans la moindre surveillance. Il est vrai que renter à couvert engendre plus de risques diplomatiques au cas où on se fait repérer, mais pour l'enquête en elle même, la mission, ne serait-ce pas préférable afin de pouvoir agir avec peu de surveillance sur nous et surtout sans que les autorités de la ville ne soient alertes ?
Est ce que les autorités de la ville sont déjà au courant de notre venue ? Si c'est le cas alors oui nous rentrerons en tant que ninja étant donné que s'ils avaient quelque chose à caché alors ça aurait été assurément fait avant notre arrivée. Si par contre on n'est pas annoncé alors ne vaudrait-il mieux pas rester à couvert pour mener l'enquête ? On ne sait pas jusqu'où cette organisation a de l'influence … Après je comprendrai que le fait d'éviter l'incident diplomatique à se faire repérer alors qu'on serait entré en douce puisse passer avant l'enquête en elle même et donc me plierai au choix qu'il sera fait, mais personnellement je pense que si on focalise simplement sur la mission alors il faut qu'une partie d'entre nous, si ce n'est pas nous tous, entrions à couvert.»




edit : le début de post qui se passe le jour du combat a été édité en grande partie suite aux posts que chacun a fourni dans le topic de prologue :)
Mizaki Taro , d'un certain grade dans un certain village...

Images complémentaires :
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Masque anbu :
[thumb=113,150]http://img836.imageshack.us/img836/6877/masqueg.png[/thumb]
Image entière sans masque et sans veste :
[thumb=113,150]http://img210.imageshack.us/img210/3968/entire.jpg[/thumb]

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Re: La Commedia Dell' Arte [Introduction]

Message par Soi Fon » mar. 30 juin 2009, 23:56

En rentrant chez elle après avoir traversé le désert puis le village à toute vitesse en utilisant le shunshin, la jeune femme monta directement dans sa chambre pour y déposer ses affaires. Elle trouva Ayane seule sur le lit en train de lire un roman qu’elle avait emprunté à la junin. En la voyant Ayane lui sourit et lui demanda comment ça c’était passé mais à voir le visage de Soi Fon, elle se doutait déjà que ça n’avait pas été génial. ‘‘C’était pitoyable. Je me suis retrouvée à devoir faire mes preuve contre un genin…’’ Le regard de la junin pointant vers le ciel fit rire Ayane.
‘‘Tu as l’air d’avoir besoin de penser à autre chose.’’ Tout en disant cela elle s’était approchée de sa compagne et lui avait effleuré la hanche du dos de la main. Le message était clair pour Soi Fon, qui n’attendait que ça en fait.
‘‘Je prends une douche et je te rejoints.’’

La douche fut rapide et la junin remonta vêtue d’un short et d’un t-shirt propres qu’elle ne tarda pas à quitter. Demain elle allait partir en mission et ne reverrait plus son amante pendant plusieurs semaines, aussi voulait-elle encore goûter à ses lèvres et échanger milles caresses avec elle avant le départ. Elle avait l’habitude de se trouver loin des deux femmes de sa vie mais elle aurait très certainement un pincement au cœur le lendemain et les quittant à nouveau.
Il était encore tôt lorsque Soi Fon était rentrée, il l’était moins lorsqu’elle quitta sa chambre avec Ayane, non pas qu’elles n’avaient fais que des galipettes durant ce temps là, elles avaient aussi pas mal discuté de choses et d’autres dans les bras l’une de l’autre. Ayane s’inquiétait un peu à cause du niveau de la mission mais la junin l’avait rassurée en lui disant qu’elle aurait des alliés de taille et qu’elle-même était parfaitement capable de se protéger. ‘‘Et puis tu sais, avec toi et Setsuka qui attendrez mon retour, je ne risque pas de mourir pendant la mission. Il n’est pas né celui qui m’empêchera de vous retrouver.’’ Ça par contre c’était un mensonge et toutes deux le savaient très bien. Des shinobi plus puissants que Soi Fon, ça ne manquait pas.

Le lendemain elle fit ses adieux à Setsuka et Ayane, leur promettant de revenir aussi vite que possible. En quittant la maison avec ses affaires, les mêmes que la veille ainsi que des vêtements de rechanges et quelques autres choses comme une couverture pour la nuit, elle avait la larme à l’œil. Elles allaient lui manquer mais une petite chose humide et râpeuse contre sa joue lui fit retrouver le sourire. Mizu en voyant qu’elle n’était pas vraiment joyeuse lui avait léché la joue estimant que son amie ne devait pas rester triste. ‘‘Merci. Ça va être dur sans elles mais ça me fait une excellente raison de ne pas laisser la mission traîner en longueur.’’
Il était dix heure moins pas grand-chose lorsqu’elle arriva au lieu du rendez-vous et elle serait probablement parmi les derniers arrivants mais elle avait voulu rester le plus longtemps possible à la maison, retardant l’échéance qui l’avait vue faire ses adieux à sa mère et à sa petite amie.

Sur place, elle s’adressa au shinobi de faction pour savoir où elle devait aller. ‘‘Bonjour, je suis Soi Fon Shinshun, j’ai rendez-vous avec Miyu Renraku ici.’’
‘‘Bonjour, oui j’ai été prévenu. C’est juste là, la deuxième porte.’’ Lui répondit-il avec un sourire en lui indiquant une porte se trouvant dans un couloir derrière lui. La junin le remercia et se dirigea vers la porte, Mizu toujours sur son épaule. En entrant elle vit qu’elle n’était effectivement pas la première mais elle était encore dans les temps. Lorsqu’elle la vit, Miyu la salua et Soi Fon lui rendit son salut, accompagnant le tout d’un signe de tête.
Imitant ses camarades, elle s’installa à l’une des chaises, ne collant à personne sans pour autant se mettre à l’écart de tout le monde. Avant de s’asseoir, elle s’était délestée de son sac et avait posé derrière elle le gros rouleau qu’elle transportait déjà en allant à Kiri. Mizu, quant à lui, avait quitté l’épaule de son amie et se trouvait à présent installé sur la table, Soi Fon le grattant derrière les oreilles, mais elle s’arrêta lorsqu’il commença à ronronner, Miyu commençant son exposé sur la mission. Le chat ne fit pas d’histoire, comme s’il avait compris pourquoi Soi Fon avait cessé ses gratouilles.

Dans le dos de Miyu se trouvait un tableau ainsi que plusieurs cartes qui serviraient probablement à situer plus précisément le lieu de la mission. La junin commença le briefing en leur demandant de garder leurs questions pour la fin de celui-ci et en précisant que la décision de venir ou non leur appartenait. Cette façon de faire convenait parfaitement à Soi Fon et elle appréciait également qu’on leur laisse le choix de participer ou non à la mission, celles qu’elle avait effectuées jusqu’à maintenant lui étant plutôt imposées, même si elle n’avait jamais eu à s’en plaindre.

Malgré son sourire, Miyu était plus sérieuse que la veille, preuve qu’elle savait l’être lorsque la situation le requérait. Même si les deux Kiriens possédaient le même grade que la junin, celle-ci annonça tout de suite qu’elle serait leur supérieure pour la durée de la mission et que ce serait elle le leader de l’équipe, ce qui convenait à Soi Fon, mais si jamais il devait lui arriver quelque chose ils leur faudrait élire un nouveau chef. La jeune femme adressa un regard à Mizaki. Lorsqu’ils travaillaient ensemble, il n’y en avait aucun qui commandait à l’autre. Ils travaillaient d’égal à égal, point. Diriger un groupe ne la dérangeait pas outre mesure, elle l’avait déjà fais par le passé, mais vu ce que cela signifiait pour la mission, elle préférait ne pas avoir à en arriver là.

L’exposé commença ensuite véritablement, la junin en ayant terminé avec son introduction. Elle leur rappela l’incident de Kiri, un anbu avait été tué durant l’examen chunin, son regard se portant sur Mangetsu qui faisait alors partie de l’équipe à la charge de l’anbu en question. Qu’on puisse ainsi tuer un anbu pendant une telle épreuve n’avait rien de rassurant car même s’il se montrait seul face à l’équipe dont il s’occupait, Soi Fon était à peu prêt certaine qu’il n’était pas seul dans la forêt, que d’autres shinobi étaient là pour l’épauler voir pour prendre la relève en cas de pépin. Cela signifiait donc que quelqu’un, ou plusieurs personnes, avait réussi à passer la vigilance de plusieurs shinobi de rang chunin ou plus certainement junin, et à en tuer un qui en plus de ça faisait partie de l’anbu. Qu’il existe des gens capable de cela était assez inquiétant -même si ça n’était pas bien surprenant pour Soi Fon- l’opération étant d’un niveau proche de celui d’un kage. *Sacré tour de force en fait… surtout si l’assassin a effectivement frappé pendant l’épreuve mais la possibilité qu’il ait agi avant n’est pas à exclure.*

Sans y prendre garde, la junin s’était remise à caresser Mizu, distraitement tout en écoutant attentivement Miyu.
Apparemment l’anbu qui avait été assassiné était aussi en charge d’une enquête sur la mafia de la ville où ils allaient se rendre, ce qui signifiait que la ville était un minimum importante autant en taille qu’en influence, les mafieux s’établissant rarement dans des villages de cinquante habitants, ou alors pour faire profil bas. Et donc cette fameuse mafia était selon le dossier d’enquête reliée à une organisation dont on ne savait rien. *Si ça se trouve il n’y a tout simplement pas d’organisation en plus, ça pourrait être une simple manœuvre pour se donner plus d’importance.*
Miyu leur révéla ensuite qu’elle connaissait déjà un peu la ville et qu’elle possédait une boîte aux lettres sur place, ce qui était censé leur fournir un hébergement dans la ville. Tant que le nombre de personnes au courant des raisons de leur présence n’était pas trop important, inférieur à deux par exemple, cela devrait le faire. La personne gérant la boîte aux lettre était une personne de confiance et du côté de Suna il fallait espérer qu’il n’y aurait pas de fuites, ou alors le moins possible mais qui pouvait savoir qui faisait partie de cette organisation dont on ignorait tout, même jusqu’au nom ?

S’en suivit un exposé rapide de la ville autant sur le plan touristique que politique. Miyu leur précisa également qu’il faudrait bien quatre à cinq jours de marche pour rejoindre la ville. Le rythme serait donc parfaitement supportable à voir la distance entre le point indiqué par la junin sur la carte et l’endroit supposé du village de Suna, Mizaki et Soi Fon ayant déjà parcouru d’aussi grandes distances en moins de temps, le shunshin les aidant bien pour cela.
Elle leur dit également qu’ils allaient devoir prendre contact avec un certain Koyuki, le responsable de la boîte aux lettres, et qu’il était déjà au courant de leur arrivée. La junin leur demanda ensuite qui allait participer et Soi Fon n’ayant pas de question pour le moment, digérant déjà la masse de questions s’était apprêtée à se lever mais Mizaki prit immédiatement la parole pour se lancer dans une longue tirade.

Pour commencer il prévenait qu’il préférait autant que possible éviter de diriger la mission en cas de pépin, ce dont Soi Fon prit bonne note. S’il ne se voyait pas dans ce rôle, en dépit de son grade, elle se voyait mal le lui imposer sachant les répercussions que cela pourrait avoir. *On est de toute façon en droit d’espérer qu’il n’y aura pas de problème.*
En posant ses questions, Mizaki rejoignait le raisonnement de Soi Fon au sujet des anbu, qui étaient probablement plusieurs pour encadrer les équipes mais il voulait savoir ce que eux savaient au sujet du meurtre et se demandait s’ils pouvaient être liés d’une manière ou d’une autre à l’organisation de Naza, et s’ils étaient liés de près ou de loin au meurtre de l’anbu, ce qui n’était pas à exclure. À vrai dire Soi Fon n’était pas allée chercher aussi loin, ayant estimé que Miyu ne leur aurait rien caché d’aussi capital mais la question valait la peine d’être posée après tout.

Ensuite il s’inquiétait de la possibilité que les autorités de la ville soient liées à l’organisation, ce qui n’était pas à exclure non plus, et que le fait que leur équipe se présente comme étant des shinobi en mission risquait de poser problème pour l’enquête, cependant les gardes n’iraient probablement pas vérifier leur ordre de mission, la junin ne voyait pas en vertu de quoi, et donc ils n’auraient probablement pas à épiloguer sur le but de leur présence dans la ville. De là les autorités ne sauraient pas pourquoi ils seraient à Naza et des shinobi en mission il devait y en avoir un paquet à un point charnière tel que celui-ci, et même si Kaze no kuni et surtout Mizu no kuni étaient plus éloignés que Hi no kuni et Tsuchi no kuni, leur présence passerait certainement inaperçu s’ils ne faisaient pas n’importe quoi.
Pour le moment la jeune femme garda le silence, attendant de voir ce qu’allait dire Miyu, elle réagirait ensuite en fonction de cela.

[hj] : j’éditerai, ou mettrait ça dans le prochain post lorsque je saurai ce que Miyu répond à Mizaki mais donc pour le moment Soi Fon n’intervient pas ^^.
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Mangetsu Kukan
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Re: La Commedia Dell' Arte [Introduction]

Message par Mangetsu Kukan » dim. 05 juil. 2009, 21:47

La veille Mangetsu s’était couchée de bonne heure après avoir préparé ses affaires pour la mission du lendemain. Elle avait soigneusement poli et aiguisé ses l’âmes et s’était assurée que ses autres armes étaient bien rangées dans sa sacoche ou pour son fouet qu’il était bien graissé et à un endroit où elle ne risquerait pas de l’oublier. Elle avait ensuite préparé des vêtements, certains ne convenant pas pour le voyage ou le combat mais elle savait à présent ce qu’elle voulait faire comme métier de chounin, elle voulait s’orienter dans l’espionnage et il y avait des fois où on était plus efficace en étant bien habillée qu’en étant armée jusqu’aux dents. Elle avait aussi pris ses jumelles ainsi que quelques petits objets toujours utiles comme de quoi écrire ou des bandages et naturellement, en prévision des longues marches, de l’eau.

Au moment d’éteindre la lumière, elle soupira doucement, à la fois rêveuse et un peu ennuyée. Elle était vraiment contente de partir pour une grande mission qui lui donnerait l’occasion de s’affirmer en tant que kunoichi et peut-être aussi en tant que fille, mais cela la maintiendrait longtemps éloignée de chez elle et de ses parents. Ils allaient lui manquer ainsi que ses amis mais elle partait en bonne compagnie et pendant la mission Aoshi ne pourrait pas lui échapper ! Ça aussi ce serait un moyen pour elle de s’affirmer, elle était restée sur sa défaite face à lui à Kiri. Ils n’avaient pas combattu mais le chounin s’était esquivée lorsqu’elle avait voulu l’embrasser.

S’étant couchée tôt, elle put se lever de bonne heure le lendemain matin et après avoir pris une bonne douche et un solide petit-déjeuner avec tartines et jus d’orange, les fameuses oranges, elle sortit dans le jardin pour effectuer quelques passes d’arme avec Sabaku, utilisant pour cela ce qu’elle connaissait du style Kukan, ne voulant pas régresser. Avec ce que leur avait annoncé Miyu, la jeune fille était certaine de ne pas avoir le temps de rouiller, elle espérait cependant ne pas avoir à faire usage du style de son clan trop souvent contre une autre personne. Si elle pouvait éviter d’avoir à se battre, elle aimait tout autant mais elle ne pouvait pas savoir à l’avance comment cela allait se passer et maintenant qu’elle était chounin, une chose était certaine, même en restant sous la responsabilité de Miyu, elle allait être bien plus exposée au danger qu’elle ne l’avait été jusqu’à maintenant.

Une fois ses exercices terminés, elle n’eut plus qu’à attendre qu’il soit l’heure d’y aller, elle ne voulait pas arriver trop en avance, et finalement elle s’équipa en ceignant ses hanches avec la ceinture retenant ses l’âmes mais aussi son fouet et sa sacoche, puis elle mit son sac à dos et alla embrasser ses parents en leur promettant de bien faire attention à elle. Connaissant leur fille, ils savaient qu’elle ferait attention et n’irait pas au devant de dangers contre lesquels elle ne pourrait rien mais cela serait-il suffisant pour qu’elle reste indemne durant la mission ? Sa jounin avait quand même annoncé une mission de rang A.
Chaussant ses rollers sur le perron, la jeune fille se dirigea vers la porte nord, sillonnant les rues sans problèmes en slalomant entre les quelques passants qu’elle croisa mais ça n’était pas la cohue, ou alors elle avait bien progressé avec ses rollers et parvenait plus facilement à se diriger avec. C’était sans doute un peu des 2.

Devant le corps de garde elle se défit de ses rollers et pénétra dans le bâtiment avec ses baskets en toile aux pieds. A l’intérieur, un ninja la renseigna aimablement et elle se dirigea vers la salle où Miyu les attendait, mais aussi Mizaki comme elle put le voir en poussant la porte. En entrant elle leur sourit à tous les 2 avant de les saluer en inclinant légèrement la tête.
« Bonjour ! »
Elle était un peu en avance mais pas trop non plus. A la fin elle ne tenait plus en place chez elle et elle était donc partie un peu plus tôt que prévu de chez elle, et maintenant c’était ici qu’elle n’allait plus tenir en place en attendant que les autres arrivent et que le briefing commence, mais sa petite promenade jusqu’ici lui avait permis de faire une pause dans son attente.

Imitant Mizaki, elle s’installa sur une chaise, déposant son sac à dos derrière celle-ci, et elle attendit que les autres arrivent. Avec les cartes et le tableau derrière Miyu, elle avait un peu l’impression d’être de retour à l’école, ce qui n’était pas déplaisant mais elle préférait sa vie de maintenant à celle où elle apprenait bien sagement derrière un pupitre, c’était plus amusant de partir en mission.
Un à un les autres arrivèrent, Soi Fon entrant avec son chat sur l’épaule avant d’aller s’installer et que Mizu n’aille sur la table, Mangetsu s’amusant à faire un petit signe de la main au félin. A la surprise de Mangetsu la jounin ne semblait pas avoir pris son épée avec elle.

Quand ils furent tous là, Miyu commença le briefing, leur demandant de garder leurs questions pour la toute fin de son discours, Mangetsu sortant alors de quoi prendre quelques notes, dont ses questions éventuelles afin de ne pas les oublier. En premier lieu la jounin leur donna la marche à suivre au cas où elle se retrouverait dans l’impossibilité de diriger la mission pour des raisons dont Mangetsu ne voulait même pas entendre parler mais au cas où cela se produirait il valait mieux qu’ils sachent quoi faire. La jeune fille pensait que dans un tel cas ce serait tout simplement le plus gradé qui prendrait le commandement mais elle se trompait puisqu’ils effectueraient un vote pour décider de qui prendrait la relève. Elle se souvint alors de quelques paroles échangées avec Miyu le matin de leur départ de Kiri où la jounin lui avait justement expliqué que ça n’était pas toujours le plus gradé qui dirigeait la mission.
*J’espère quand même que ça n’arrivera pas mais si ça devait arriver, il faudra prendre en compte les capacités de chacun pour le vote.*

Evoquant la mission, le regard de Miyu se tourna cette fois vers Mangetsu alors qu’elle rappelait l’épisode de l’anbu tué pendant l’examen chounin à Kiri. Le meurtre n’avait pas ébranlé que la Mayoi, Mangetsu était encore sous le choc de cette histoire et elle ne comprenait toujours pas comment une telle chose avait pu se produire, elle n’était d’ailleurs pas la seule. L’anbu enquêtait sur une ville nommée Naza et dont la mafia locale était reliée à une organisation inconnue.
*Une organisation de plus… J’espère qu’elle n’a pas la même ampleur que la Mayoi.*
Miyu leur expliqua ensuite pourquoi on les avait choisis eux pour s’occuper de la mission, Miyu connaissait la ville où ils allaient se rendre et elle avait au moins un contact sur place, de plus le mystère était son domaine selon ses propres dires.
*Et la Mayoi a la flemme d’envoyer l’une de ses équipes.*
Ça n’était pas le cas et la jeune fille le savait bien mais elle restait espiègle. En tout cas grâce à Miyu ils n’auraient pas à chercher d’endroit où dormir, c’était un vrai voyage organisé mais où les séances de baignade, bronzage et shopping seraient remplacées par une enquête et certainement quelques affrontements, c’était pratiquement inévitable.

Pour la plus grande joie de Mangetsu, la mission allait se passer dans un pays éloigné, ce qui voulait dire voyager et ça n’était pas pour lui déplaire. Le gros avantage était qu’ils n’auraient pas besoin de traverser l’une des grandes puissances, hormis Suna bien entendu, pour se rendre à Kyoru, leur pays de destination, ils devraient cependant passer par le pays de la pluie ou bien celui de l’herbe mais il n’y avait pas de raison que ça se passe mal.
En tout cas Naza s’annonçait une ville passionnante, grande et au commerce florissant, elle se demandait si son père avait des liens commerciaux avec quelques marchands établis là-bas mais c’était trop tard pour le lui demander.

Le voyage en lui-même allait durer 4 ou 5 jours mais pour leur faire gagner un peu de temps, Taï allait les transporter sur une partie du chemin. En comptant Miyu, ils étaient 6 et la chounin se demandait comment l’oiseau ferait pour tous les transporter, elle savait qu’il pouvait augmenter sa taille mais 6 personnes, il allait devoir devenir carrément gigantesque pour pouvoir tous les porter.
La jounin leur parlant de la politique au sein de la ville, la jeune fille se dépêcha de prendre des notes sur le fonctionnement de la métropole, la composition du conseil et la place des ninja à Naza. Ils ne feraient pas l’unanimité mais selon Miyu leur présence en tant que ninja était acceptée, voire pourrait même aider dans certains cas. Poursuivant ses notes, la jeune fille écrivit le nom de leur contact ainsi que celui de l’auberge où ils devaient le rencontrer, au cas où ils se retrouveraient séparés.

La jounin les autorisa enfin à poser leurs questions et leur demanda qui allait se joindre à elle pour la mission mais avant que Mangetsu ne puisse répondre, Mizaki prit la parole et il avait beaucoup de choses à dire !
Tout d’abord il ne voulait pas diriger leur équipe, Mangetsu le ferait si elle était désignée même si ça ne l’emballait pas vraiment mais elle était chounin à présent et diriger une équipe faisait partie de ses attribution d’après ce qu’elle savait. Ensuite il demanda des précisions sur le meurtre de l’anbu, voulant savoir ce qu’il était advenu de ses collègues, s’ils avaient vu quelque chose pendant l’épreuve et si ils pouvaient être liés à l’organisation mystère. Mangetsu était présente pendant l’épreuve et elle n’avait rien vu mais elle avait entendu des choses et elle savait aussi que pour ramener toute l’équipe ainsi qu’un cadavre jusqu’à l’auberge sans éveiller l’attention il valait mieux être plusieurs et les anbu faisant partie du village et pour certains de l’organisation de l’épreuve, ils n’auraient pas éveillé les soupçons en ramenant quelques participants inconscients à l’auberge.

Mizaki s’intéressait de très près au meurtre de l’anbu mais Mangetsu ne pensait pas qu’ils résoudraient l’enquête ainsi. Miyu leur communiquerait peut-être encore quelques détails mais pour la chounin c’était à Naza qu’ils obtiendraient des réponses, le meurtre ne leur apprenant probablement rien sur l’organisation si ce n’était qu’ils étaient capables d’assassiner un membre de l’anbu en plein examen chounin ce qui n’était pas le plus judicieux pour la jeune fille, ou alors ils avaient profité du fait que l’anbu se trouvait en dehors du village pour passer à l’action mais elle trouvait tout de même étrange d’attaquer durant un tel évènement alors que la sécurité était élevée pour surveiller les participants ainsi que leurs accompagnateurs. Il y avait un risque réel pour le village lorsqu’ils accueillaient ainsi des délégations d’autres pays et la sécurité devait être renforcée dans de tels moments.

Pour finir Mizaki pensait qu’ils devraient entrer à couvert à Naza pour le bien de leur mission si les autorités n’étaient pas encore au courant de leur venue. Sur ce point Mangetsu n’avait pas d’avis, s’ils rentraient en tant que ninja en mission ils pouvaient toujours prétendre n’être que de passage sans avoir à révéler leurs réels objectifs. Elle laissa donc Miyu répondre à Mizaki puis regardant les autres elle se leva et prit la parole.
« Moi aussi j’en suis mais avant de partir j’aimerais apporter un élément à ce qu’on sait sur le meurtre de l’anbu. Lorsque nous avons participé à l’épreuve, il nous a parlé durant un rêve et après ça une autre voix nous a parlé, nous annonçant la mort de l’anbu mais ça n’avait pas l’air de le choquer. Je ne me souviens pas exactement de tous les détails mais je pense que l’anbu a été tué durant l’épreuve et que la seconde personne pourrait en être responsable. »

Elle ne leur avait pas tout dit sur ce qu’il s’était passé ce jour là, n’en étant de toute façon pas certaine mais peut-être avait-elle joué un rôle dans la mort de leur examinateur. Elle rejoignit ensuite Miyu, sans poser de question, connaissant déjà la réponse à la seule question qu’elle avait en tête : oui ils risquaient d’avoir à affronter des ninja en supposant que ce soit bien un ou des membres de l’organisation de Naza qui avaient tué l’anbu de Kiri.
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Re: La Commedia Dell' Arte [Introduction]

Message par Aoshi Tsukyo » jeu. 09 juil. 2009, 0:07

« Dehors ! »
Aoshi regardait, l’air dépité, sa mère qui se tenait dans l’encadrement de la porte. Quelques minutes plus tôt, il était tranquillement en train de petit-déjeuner, prenant des forces avant le briefing de la mission. Les événements s’étaient enchaînés très rapidement. Sa mère avait débarqué dans la cuisine brusquement, avait posé un gros sac de voyage sur la table, avait débarrassé le petit déjeuné même pas fini, et avait sorti son fils de la maison sans plus d’explications. Quelques secondes plus tard, le sac et l’armurerie du chounin l’avaient rejoint.
« Si tu crois que c’est en arrivant en retard que tu vas ramener de l’argent à la maison ! Fils indigne ! Ouste ! »
La porte fut claquée aussitôt.

Le Tsukyo resta une seconde, l’air vide, fixant le bois. Son cycle du sommeil se terminait après avoir quitté sa cuisine. Il était complètement déboussolé. Son biorythme était totalement chamboulé.
La porte se réouvrit. Derrière se tenait sa mère, l’air radieux, une écharpe à la main. Elle lui enroula autour du cou, lui fit un bisou sur la joue et dit :
« Ho ! Mon petit chéri, tu vas au pays de la roche ? Fait attention à pas trop salir tes vêtements ! Et puis il pleut souvent là-bas ! N’attrape pas froid ! »

Elle le regarda un court instant avec un air condescendant car trop joyeux, et claqua la porte comme quelques secondes plus tôt.

Aoshi marcha lentement vers le poste de garde de la porte Nord. Le pire était que ces scènes ne le surprenaient plus du tout. Sa mère était tellement lunatique qu’un psychanalyste en serait effrayé. L’instinct maternel n’avait pas d’effet sur elle. Sa jeunesse et son enfance avaient dû être bien mouvementés pour qu’elle soit comme cela.
Quoi qu’il en était, Aoshi ne voulait absolument pas le savoir.

Une mission de rang A. L’adolescent était un peu angoissé. Cette fois, ça serait vraiment dangereux. Lors de l’attaque de Suna, il n’était qu’un ninja parmi tout ceux d’un camp contre un autre camp. Il s’était faufilé à travers les lignes ennemies pour lever un drapeau et récupérer des œufs. Aujourd’hui, il partait en terrain inconnu enquêter sur la mort d’un ninja bien plus gradé que lui, et même pas de son village. Il était un shinobi parmi une équipe de six. Il avait donc plus de chances de se faire casser la gueule que lors de l’attaque de Suna. Ca allait être de longues semaines fatigantes. Aoshi aurait préféré être préposé à la surveillance d’un poste avancé du village du sable. Etre perdu au milieu du désert, flâner sous le Soleil, dormir la plupart du temps et rarement, regarder si un bédouin en colère ne venait pas s’en prendre au petit campement. Un idéal de quiétude recherché par bien des Tsukyo.

Arrivé au poste de garde, Aoshi s’engouffra dans le bâtiment et demanda rapidement son chemin à un ninja-policier de garde. Il n’avait pas spécialement envie de se perdre dans ce dédale de bureaux et couloirs. Sa demande fut très protocolaire. Il indiqua son nom, son grade et enfin la raison de sa venue. Le shinobi répondit d’un air absent ; classer des documents avait l’air si intéressant.
L’équipe était déjà presque au complet. Aoshi s’assit, après avoir répondu au salut de Miyu et de ses autres coéquipiers.

Lorsque tous furent présents, Miyu se lança dans les explications. Ce fut lorsqu’il sentit que la description de la mission durait plus longtemps que d’habitude qu’Aoshi tira une moue mécontente. Si la Renraku prenait autant de soin à combler toutes les zones d’ombres qu’elle pouvait immédiatement combler, c’était que la mission n’allait pas être très drôle. Cette fois, elle ne semblait pas avoir toutes les cartes en mains et ne voulait pas torturer ses élèves. En plus, elle prévoyait sa disparition ou mort. Cette mission ne présageait rien de bon.
La description de l’ordre ne fut pas joyeux non plus. Un voyage dans un de ces pays coincé entre deux grosses nations shinobi. Des pays très souvent vus comme des sanctuaires par les déserteurs et autres organisations mafieuses en tout genres. Une enquête sur un Anbu tué lors de l’examen chounin, qui enquêtait lui même sur une organisation mafieuse. La Mayoi envoyait Suna par flemme d’envoyer une équipe plus forte.
Aoshi était de mauvaise humeur. Il savait tôt ou tard qu’une mission de ce genre la lui tomberait sur les épaules. En attendant, il aurait préféré des missions plus épiques, avec des châteaux, des Princesses à sauver et des duels. Celle-ci les forçait à plonger dans des affaires occultes internationales. Les organisations mafieuses avaient toujours un lien plus ou moins formel avec les grands états. Un lien qu’il n’était jamais bon de connaître. En plus, si ces mafieux étaient liés à une super organisation secrète…

Le contexte géopolitique intéressa moins Aoshi. Ca relevait de l’irresponsabilité ce genre de manque d’intérêt. Une action ratée pouvait plonger la zone dans la guerre civile, mais Aoshi était très désinvolte sur ce genre de considérations. Ce petit pays était loin de sa cachette secrète dans le désert. Celle avec des transats et un stock presque inépuisable de cocktails à boire dans une demi noix de coco. Il avait jeté son service à thé viking après avoir découvert que les tasses cranes fuyaient au niveau du trou occipital et des yeux.

Aoshi écouta ensuite ce que ses coéquipiers avaient à dire. Mizaki déclina rapidement toute fonction possible de leader et posa beaucoup de questions techniques sur l’entrée dans le village. Mangetsu apporta des précisions sur ce qu’elle avait vécu. Le Tsukyo prit ensuite la parole.

« Bon. J’en suis.
Je pense personnellement qu’enquêter sur cette organisation n’est pas la seule chose qu’on doit faire. Il y a de grandes chances que le meurtre de l’Anbu ait été commis sans réel motif par un désaxé. Tuer un Anbu, puis perdre son temps à finir un examen de survie de genin, c’est surprenant. Ce malade a pu tuer un Anbu pendant un examen sursurveillé, il aurait pu le faire alors à n’importe quel moment. Et je pense que cet Anbu a fait son rapport avant d’aller s’occuper de cet examen.
Si une organisation est derrière cela, c’est qu’elle voulait se faire connaître un peu. On peut y voir un message de menace et de dissuasion à la Mayoi. Si c’est le cas, alors on va bien s’amuser à enquêter sur une organisation occulte capable de se payer des ninja aussi puissants.

On peut aussi se poser des questions sur les vraies raisons qui ont poussées la Mayoi à nous envoyer. Pour voir la nature du danger et ne pas sacrifier une de leurs équipes ? L’Anbu n’est pas la clé de la mission, sinon, on aurait été envoyé à Kiri, et on aurait eu une belle pile de rapports sur l’autopsie et les causes de la mort de l’examinateur. Au lieu de ça, on va dans un tout petit pays étudier une organisation secrète qui n’a été mentionnée que sur une note.

Kiri est un système d’archipel. Faire sortir un homme ou deux est possible mais pas une équipe de shinobi capables de perturber un examen. La thèse de l’homme seul ou d’un binôme/trio maléfique est donc plus envisageable. Leur lien avec cette organisation n’est pas prouvé, mais plus envisageable que si l’acte a été commis par une seule personne. Les shinobi capables de survivre seuls sont sûrement loin des considérations bien de trop rationnelles que sont le retrait. Ca expliquerait qu’il ait pris du temps pour finir l’épreuve de survie des genin.

Mais, si nous allons à Naza, c’est que la thèse du détraqué solitaire est écartée. La Mayoi a dû fouiller l’île de fond en comble et ne trouver personne.

Bref, on se retrouve à enquêter sur une organisation secrète qui veut rester secrète aux yeux des nations, pas de la Mayoi, peut-être pour l’effrayer. Une organisation qui est capable de s’offrir un ou une équipe de ninja capables de s’introduire dans un examen surveillé par des Anbu, assez puissants pour ne pas faire remarquer leur présence et assez tarés pour faire continuer le test aux genins. En plus, on fait ça pour une autre organisation secrète et sous un motif bidon. »


La thèse du ninja seul avait été motivé par les actes passés de Tenshi Kuroi. Un sunite assez fou et puissant pour raser des villages entier et attaquer Suna, seul. Après avoir vécu ces nuits de panique, entendre parler d’un ninja seul qui attaquait un anbu lors d’un examen ne lui semblait pas si impossible que cela. Cette mission ne lui plaisait pas du tout, mais malgré tout, il n’avait pas le choix. La Renraku l’avait choisi au lieu d’un autre, cela voulait dire que ses capacités étaient requises. Abandonner la mission aurait été synonyme de plus grands dangers pour ses coéquipiers.
La musique était la seule chose subtile qu’il appréciait. La manipulation, le mensonge, le mystère, tout cela l’énervait et le fatiguait au plus haut point. Et malheureusement, il avait les pieds en plein dedans.
Le raisonnement s’était développé en même temps qu’il parlait, sa participation ne devait pas être très claire. Aoshi soupira.
« Miyu Renraku… Tu nous as apporté une histoire bien de trop épicée à mon goût… »
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Re: La Commedia Dell' Arte [Introduction]

Message par Miyu Renraku » mer. 15 juil. 2009, 20:59

Une petit sourire surpris éclaira son visage de jeune mariée. Mizaki parle en premier ?
Au fur et à mesure que le junin amoncelait répliques et observations, la jeune femme sut qu'elle s'était vraisemblablement mal fait comprendre. Et si l'un d'eux s'était fourvoyé sur ses intentions, il était possible que d'autres soient dans le même cas. S'asseyant sur un bureau, elle se massa consciencieusement les tempes en fermant les yeux, avant de les rouvrir et de jeter un regard circulaire sur l'assistance.

« Reprenons point par point certaines notions exprimées par Mizaki.
Comment peux tu être aussi sur qu'il y avait d'autres examinateurs que l'anbu qui testait les genin ? »
demanda t-elle sceptique.
« En ce qui concerne les anbu examinateurs, tout ce dont ils se souviennent c'est d'un voile ou d'une brume rouge qui aurait obscurcie leurs yeux. De là, ils se sont réveillés par terre et lorsqu'ils ont donné l'alerte, l'examen était déjà fini. Par contre le moins drôle c'est qu'ils ont totalement occulté la disparition de leur camarade. Non par méchanceté ou autre mais lors de l'interrogatoire qu'ils ont subis, il a été établit qu'ils ne se souvenaient pas de cette personne. Comme s'il n'avait jamais existé.
Je retiens l'idée du groupe ou de la personne seule. On ne sait pas combien de personnes ont été nécessaires pour monter ce coup... mais une chose est sure, c'est du lourd... du très lourd.

On sait dans quelles circonstances cet anbu a rejoint la Mayoi... c'est assez simple en fait : il a choisi de servir le gouvernement en place au village de Kiri... la Mayoi en l'occurrence. Il semble que plusieurs ninjas servant actuellement Kiri ont rallié la Mayoi pour protéger aussi bien leurs compatriotes que leur village et leurs idéaux... mais bon j'avoue que je n'ai pas eu le temps de pousser plus avant mes investigations sur les relations entretenues par les ninjas Kiriens et la Mayoi au sein même du village.
En ce qui concerne la note, je vais d'abord vous situer le contexte : l'anbu enquêtait sur la disparition d'un marchand. Une mission commandée par son patron qui avouait avoir eu quelques problèmes avec la mafia locale et craignait que son employé n'en ai fait les frais. Après avoir enquêté, son dernier rapport disait ceci : « Je me met en route pour Kiri dés demain conformément aux ordres. Note : creuser les révélations de Raku sur l'organisation fantôme et remonter la pyramide de la hiérarchie mafieuse. »
Il aurait dû se remettre à l'enquête sitôt l'épreuve terminée...

Quant à se présenter en tant que ninja aux portes de la ville... mais Mizaki tu ne crois pas que si je dis que c'est bon, c'est bon ? Ce pays est aux frontières de deux pays ninjas, la ville est traversée tout les jours par des marchands, des ninjas, des mercenaires, des voyageurs, des ordres ecclésiastiques, des nobles, des bourgeois, des soldats... tu penses que dans une ville de cette taille ils vont à chaque fois noter qui entre et qui sort ? Tu connais bien mal le métier de soldat... tu sais ce n'est pas un village caché ninja mais une ville... une métropole... c'est parfois difficile à imaginer quant on en a jamais vu mais crois moi... si on se fait arrêter aux portes, et je dis bien si... alors on peut très bien dire que nous sommes des ninjas en mission. Ce simple mot nous ouvre les portes de la plupart des villes de ce monde à quelques exceptions près. Le garde lambda peut imaginer au moins vingt raisons pour lesquelles une équipe de ninjas entre dans la ville de Naza et crois moi il ne posera pas de questions à moins d'être un bleu. N'oublie pas que se dissimuler c'est aussi agir normalement. Pas forcément entrer sous couvert d'un henge ou déguisé, voir se rendre invisible. Et puis je n'aime pas trop l'idée que quelqu'un puisse percer à jour le jutsu...
Bref, personne n'est au courant de notre venue à part Koyuki et nous entrerons comme nous sommes. Je désapprouve l'utilisation d'un henge mais je ne vous en empêcherai pas, enfin si vous voulez vous déguiser, faites comme bon vous semble. Si les gardes nous abordent vous me laissez parler et si ils vous posent la question, ne détaillez pas. Contentez vous d'un simple « ninja en mission » ou autre et ce sera largement suffisant. Il y a pas mal d'histoires de gardes qui se sont pris une rouste parce qu'ils avaient voulu fouiller un shinobi... sans compter le savon que leur a passé leur supérieur lorsqu'il a appris que le ninja en question était mandaté par le commandant de la garnison. »


S'arrêtant là, elle écouta ce qu'avait à dire Mangetsu et nota le renseignement sur son carnet.
« Un rêve... la réponse la plus simple serait le genjutsu... et il a pris la peine de vous parler directement ? Bizarre... il devait être diablement sur de lui... et il l'aurait tué de sang froid... sûrement un professionnel... merci Mangetsu surtout n'hésite pas si autre chose te revient en tête ou si un détail te semble important. »
Son regard rubis se tourna enfin vers Aoshi qui avait pris la parole à la suite de la jeune fille.

« La thèse du désaxé qui agit pour son propre compte est tout à fait possible et ne doit pas être écartée. Et tu met le doigt sur différents points que l'on peut voir comme étant désagréables ou terriblement excitant. Trop épicée à ton goût ? C'est sur qu'elle sent le souffre mais il faut savoir goûter à tout même aux piments. » continua t-elle avec malice.
« Cette affaire est écheveau complexe, un vrai mic-mac qu'il va nous falloir démêler. Séparer le vrai du faux, le relié à l'isolé... on peut d'ores et déjà échafauder des dizaines d'hypothèses sans qu'aucune ne soit juste alors autant se mettre en route et voir sur place où en sont les choses.
On continuera de parler en marchant, à présent que tout le monde est d'accord pour partir, je sonne le moment du départ. »
termina t-elle en ramassant son sac avant de sortir la première.

Alors qu'ils passaient les portes de Suna après avoir saluer les ninjas en faction, Miyu s'adressa à Mangetsu.
« Il me reste une technique à t'apprendre. Le bunshin, c'est une technique de genjutsu basique mais utile. Très perturbante pour l'adversaire, elle peut t'éviter bien des désagréments en combat. On s'y entraînera ce soir mais je vais commencer par te parler du principe en lui même. Si comme pour toutes les technique chacun a un peu sa vision des choses et sa manière de faire, il reste un courant commun. Le but étant de fixer dans un espace proche de toi une image ou plus en trois dimensions de ton corps. Comme le reflet d'un miroir, cette image reproduira tes moindres mouvements comme une marionnette. Après avoir malaxé tes deux énergies pour en faire un chakra unique il te faudra faire les signe de la chèvre, du cochon, du buffle et du chien.. » continua t-elle en lui montrant les quatre taos.
« Grâce à cela tu aura la matière première pour réaliser ton oeuvre. Il est très important que tu te visualises telle que tu es à ce moment, ta connaissance de ton corps, de tes vêtements, de tes bijoux doit être optimale. Sans compter tout ce que cela implique lorsque ton image bougera. Plis des vêtements, mouvement de la chevelure, de la bouche... c'est une mécanique qu'il faut intégrer mais une fois qu'on la maîtrise tout devient plus aisé. Si tu as des questions n'hésite pas, mais comme pour beaucoup de chose dans les arts shinobi, la théorie est une chose, la pratique en est une autre. » termina t-elle avec un clin d'oeil.
Elle se tourna ensuite vers les autres.

« J'ai de bonnes notions dans la plupart des arts ninjas dont si vous souhaitez apprendre une technique je serai ravie de vous aider. Toutefois pour les techniques de clan, je crains de ne pas pouvoir être d'une grande aide. Ce sont des arts un peu à part, des prolongements spéciaux de l'art shinobi... » dit elle avec un clin d'oeil vers Aoshi et Shiyu.
Lorsque le jour commença à décliner, Miyu ordonna la halte et chacun s'affaira à une activité particulière. Certains allumèrent le feu, d'autres montèrent une tente, d'autres partirent chasser, d'autres installaient d'épais tapis sunite... très vite on s'organisa pour monter le petit campement.
En attendant que le repas soit prêt, la junin demanda à Mangetsu de tenter un premier essai du bunshin.

HRP : N'hésitez pas à faire parler vos persos, à leur faire poser des questions à Miyu j'y répond soit par mp soit dans le prochain post. :D
Pour la tech que vous voulez faire, un essai par personne et je donne le résultat. ^^
Au vu des absences totales ou partielles des membres de la mission, nous allons simplement faire le voyage et nous nous arrêterons devant les portes de la ville. Je vais commencer cette semaine une mission ouverte à tous à Malt où notre revenant pourra s'intégrer. Je me débrouillerai pour l'intégrer à cette mission après les vacances. Il vous restera également vos entrainements personnels à Suna ainsi que le topic du retour au bercail à terminer... sans compter le fait que le voyage prendra du temps.
Je met une échéance ici à... dimanche soir 19h.
N'hésitez pas à me poser des questions par mp, je suis toujours disponible malgré mon rythme de post assez lent. :)

Amusez vous bien ! ;D
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Mizaki Taro
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Re: La Commedia Dell' Arte [Introduction]

Message par Mizaki Taro » ven. 17 juil. 2009, 19:39

Mangestu et Aoshi furent les seuls à prendre la parole avant l'intervention de celle qui allait être désormais responsable de tout ce petit monde. La nouvelle chounin apporta des éléments supplémentaires sur ce qu'elle avait perçu pendant l'épreuve, avec visiblement celui qui semblait être l'auteur de l'assassinat qui s'était manifesté auprès des aspirants-chounin en prenant place dans le rêve que leur avait visiblement imposé l'anbu juste avant. A ces mots Mizaki ne put cacher son incompréhension …
*A quoi ca rime de faire ça …? Ca lui a servi à quoi de dévoiler ce qui pourrait être sa véritable voix dans l'esprit de personnes qui n'ont à la base rien à voir avec cet assassinat ? A part à s'amuser je ne comprends pas vraiment, quelqu'un qui profite que sa mission de tuer cet anbu soit terminée pour jouer à s'introduire dans l'esprit de genin qui ne devaient pourtant pas représenter un gros danger pour lui est tout aussi dérangé mentalement que ceux du Kuran ça fait pas un pli ...*

Les propos qui suivirent de la part d'Aoshi allèrent parfaitement dans ce sens, il parlait d'un désaxé qui aurait pu commettre le meurtre sans motif réel qui s'était farci la fin de l'examen chounin pour cette équipe. En plus de ça en y repensant il les avait ensuite tous ramené à l'auberge avec le cadavre en même temps ? Les choses devenaient de moins en moins clair pour Mizaki qui n'arrivait plus à savoir s'il pouvait s'agir d'un homme seul ou bien d'un groupe de personnes, pour transporter tous les corps des genin inanimés jusqu'à l'auberge il fallait certainement être plusieurs, mais pour ne pas se faire repérer il était plus aisé de la faire seul. En plus de ça, comme le disait Aoshi, un mouvement trop important de troupes se serait certainement vu, ce qui venait conforter l'hypothèse du groupe peu nombreux, voir de la personne seule, même si cela semblait improbable à Mizaki de par la nature de l'exploit réalisé.
*Seuls deux anbu avaient été envoyés sur chacun des membres du Haut Conseil de Suna, y compris sur Leolio-sama, lors du putsch, et là une seule personne parviendrait à avoir plusieurs personnes d'un calibre équivalent ?? Non ça ne se tient pas, c'est forcément un groupe de personnes, qui plus est peu nombreux pour réussir à ne pas se faire repérer et surtout pour pouvoir redéposer tout le monde à l'auberge sans se faire griller, et donc un groupe visiblement mené par un désaxé qui lui même pourrait appartenir à une organisation ...*
Beaucoup trop de points d'ombre subsistaient dans l'esprit de Mizaki avant que Miyu ne réponde, la seule chose qui paraissait sûre était que l'état cérébral de la personne qui s'était amusée avec les genin suite à la mort de l'anbu, et qui leur avait peut être en plus de ça dévoilé sa voix, était clairement celui d'un désaxé et que cette personne était à prendre particulièrement au sérieux.

Vint ensuite la tant attendue réponse de Miyu qui commença par confirmer le fait qu'il y avait bien plusieurs examinateurs en dehors de celui qui testait, mais malgré tout la réponse fit plutôt grincer des dents Mizaki … *Ils ne se souviennent de rien ?? Pas même de l'existence de cet anbu ?? Bordel même de dire que c'est du très lourd ça paraît léger … Je ne vois qu'une seule chose capable de faire cela, un genjutsu de zone avec plusieurs personnes disposées autour de la zone à attendre que le groupe d'examinateurs s'y engouffre pour déclencher ce genjutsu massif … Ca écarte l'hypothèse de l'homme seul dans tous les cas.*
Seulement, Mizaki avait écarté bien trop vite l'hypothèse de l'homme seul, il venait d'omettre un élément capital dont il allait se rendre compte bien après (cf. plus loin dans le post :p).

Miyu enchaina sur les conditions d'admission de l'anbu dans la Mayoi, mais la réponse n'apporta rien de bien précis pouvant être lié à cette fameuse organisation fantome, avec cette question Mizaki venait d'enfoncer une porte ouverte, tant pis, au moins il aurait tenté cette piste.

Vint ensuite la lecture de la fameuse note, celles ci apporta de nouveaux éléments et de nombreuses questions, mais pas une seule réponse pour le moment … L'important pour le moment était de garder ce message en tête au cas où un seul de ces éléments venaient à trouver évocation lors de leur séjour à Naza.

La suite fut ouvertement destiné à Mizaki qui ne comprit pas vraiment ce que voulut dire la jounin jusqu'au moment où elle prononça ces quelques mots : « Ce n'est pas un village caché mais une ville ». Le jounin n'écouta pas réellement la suite du discours, il ne l'intéressait pas tant cette unique phrase avait tout résumé et mis en évidence un problème dans la connaissance du monde qu'avait Mizaki : il ne connaissait que les villages cachés, les places fortes, les zones contrôlées, jamais il n'avait mis les pieds dans de simples villages ou villes. La seule fois où il n'avait subit aucun contrôle lors de sa première venue dans une ville était Kumo étant donné que toute personne se trouvant là bas étant tout simplement décédée. Qui plus est, avec son passage au Kuran, le jounin n'avait jamais pu circuler librement, même pour son examen chounin à Yuki il y avait été menotté. Même lorsqu'il avait débuté dans les arts ninja Tenshi et Kyo l'avaient amené dans des villes fortifiées directement pour ses premières missions... Mizaki n'avait jamais vu le monde autrement que comme un monde purement ninja, celui dans lequel il avait évolué à partir du jour où il avait quitté l'archipel de Mizu no Kuni étant plus jeune.
En un sens les propos de Miyu étaient une claque, mais une bonne claque (si si je vous jure ca peut être positif de prendre une claque :p), malgré ses très nombreux voyages il n'avait toujours été que de villages cachés en villages cachés, de places fortes en places fortes, évitant tout village ou ville par cette peur de s'y voir une nouvelle fois contrôler, cette ignorance du monde en dehors de sa facette ninja l'ayant toujours guidée ainsi.
Mizaki n'avait écouté qu'à moitié ce qui avait suivi dans le discours de Miyu, les choses étaient devenues logiques suite à cette simple phrase, même si cela remuait encore un peu le jounin qui se rendait compte d'une nouvelle lacune le concernant, d'une chose que n'importe qui en ce monde aurait compris par le simple fait de savoir que toute ville n'est pas nécessairement une zone fortifiée, n'importe qui sauf lui.

Dans toute la suite du discours de Miyu, Mizaki releva simplement une chose : « terriblement excitant » … Mizaki n'était pas du tout de cet avis et visiblement Aoshi non plus. Mizaki ne s'était jamais extasié pour un combat et ce n'était pas près d'arriver. Pour le jounin les choses étaient claires : on combat parce qu'on a une mission , parce qu'on a soit même un objectif qui en passe par là, ou parce que parfois c'est inévitable ; mais alors combattre pour ressentir de l'adrénaline, par amusement, pour se mesurer à des personnes puissantes, ou par plaisir, Mizaki trouvait tout simplement cela ridicule, c'était risquer de tout perdre pour un délire limite masochiste ou pour sentir ce qu'on l'est. *Le combat doit être un moyen pour parvenir à quelque chose, mais en aucun cas ne doit être une fin en soi ...*
Le jounin ne ressentait absolument aucune excitation à l'idée de cette mission, mais ne ressentait pas non plus de répulsion, c'était son boulot, il le ferait, les émotions n'avaient rien à faire la dedans, et certainement pas le plaisir.

La jounin ramassa son sac ensuite, s'en était terminé des explications, le moment du départ en mission venait d'être donné, mais plutôt que de s'élancer sur les mains ou avec une nouvelle pause aux essences aussi enthousiasmantes que risibles, cette fois ci la jounin ne montra pas un entrain particulier, ce qui étonna quelque peu Mizaki. Pire, à peine les portes du villages furent-elles passées que déjà elle se trouvait à donner des explications de techniques …
*Merde mais c'est qu'elle est moins confiante que d'habitude pour faire quelque chose d'aussi sobre ?*

Mizaki écouta, visiblement Mangetsu ne maitrisait pas le bunshin, ce qui ne manqua pas d'étonner le jounin quant à la promotion chounin qu'avait reçu la jeune fille. *Enfin, après tout les chounin n'ont pas forcément à maitriser un très grand nombre de techniques, ce n'est pas forcément la force qui ...*
La pensée de Mizaki s'arrêta brutalement, il venait d'avoir une illumination suite à cette pensée sur ce que représentait un chounin et quelles étaient les éléments qu'on recherchait chez ce type de personnes. Il se précipita alors vers Miyu pour lui poser une question qui ne lui était pas vraiment venu à l'esprit lors du briefing mais qui prenait d'un seul coup de l'importance.

« Quel niveau avaient les autres examinateurs qui accompagnaient l'anbu ? »
 « Deux chunin et un junin par team. »

Deux chounin et un jounin, ce n'était donc pas une escouade d'anbu qui accompagnait celui qui s'était fait tuer … En un chounin on reconnaissait certes une personne d'une certaine puissance, mais aussi et surtout une personne dont l'état d'esprit pouvait la placer dans un poste à responsabilités, c'était un niveau largement suffisant pour pouvoir noter les prestations d'un candidat à l'examen, seul celui qui les testait physiquement se devait d'être réellement puissant, les autres examinateurs devaient avoir le sens de l'observation, un recul suffisant sur ce qu'il y avait à observer pour savoir si la personne pouvait devenir chounin non, et puis donc savoir écrire pour rendre un rapport comme il se doit (oui c'est le minimum quand meme :p).
Autant au premier abord Mizaki était content de cet élément, autant il n'y eu pas à réfléchir beaucoup plus pour se rendre compte que sa précédente conclusion lors du briefing était erronée : un homme seul avait pu réaliser cet exploit … Même si ce n'était clairement pas donné à tout le monde de mettre hors course un jounin et deux chounin avant d'éliminer un anbu avec un effet de surprise, cela était largement plus envisageable qu'une escouade de quatre anbu.
*J'aurai tendance à privilégier quand même l'histoire de groupe pour lancer un genjutsu de zone pendant que ce type s'occupait de l'anbu, mais l'hypothèse de l'homme seul n'est désormais plus à écarter … Je comprends mieux maintenant pourquoi Miyu semblait ne pas vouloir écarter cette possibilité dans son discours.*

Au moment de la mise en route, Mizaki se mordit le doigt et composa quelques taos afin de faire apparaître Awayuki, le tigre accompagnerait au moins jusqu'aux frontières de Suna mais ne ferait surement pas parti de la suite du voyage dans ces terres neutres où la présence d'une invocation pourrait être assimilée à un comportement belliqueux (et surtout qui ne les rendrait pas spécialement discrets...).

La journée de voyage se déroula sans le moindre accroc, les dunes laissant place petit à petit à un minimum de végétation jusqu'à ce que le soleil décline et que Miyu ne sonne l'heure de l'établissement du campement Tout le monde commença à s'affairer, la jounin avait prévu des tentes, ce qui facilita la tâche de Mizaki qui n'avait ainsi pas à faire pousser de nouvelles maisons de bois et qui irait chasser avec son tigre à la place.
Les deux revinrent avec bon nombre de lapins et autres gibiers, ainsi que quelques oiseaux, tous présentant un à deux trous les traversant de part en part, ceux ci ayant été causés soit par les crocs du tigres, soit par des pieux de bois de Mizaki.

Avant de se mettre à cuisiner le tout, Mizaki alla voir Miyu qui allait débuter l'entrainement de Mangetsu pour lui poser une question justement concernant son propre entrainement.

 « Est ce que vous connaissez le jutsu Anmin, le genjutsu du sommeil de plume ? »
 « Sommeil de plume ? Genjutsu ? Je ne connais que la variante Renraku... » répondit-elle en caressant le tranchant de sa main gauche avec un sourire suggestif.
 « Je m'excuse Mizaki, ce n'est pas ma spécialité... loin de là... peut être que je pourrai te donner des conseils pendant ton entrainement... mais guère plus... » continua t-elle avec un clin d'oeil. Alors que Mizaki allait se retirer, la jounin poursuivit en présentant une requête qui n'était pas nouvelle pour Mizaki ...
« Accesoirement, je sais que mon auguste personne mérite aussi bien les honneurs que le vénération mais je t'accorde l'immense privilège de me tutoyer... j'aime bien ton rapport respectueux à la hiérarchie mais rien ne t'empêche de respecter mon statut sans mettre la barrière du vouvoiement entre nous. » termina t-elle avec un sourire taquin.
Mizaki répondit à son tour par un sourire avant d'incliner la tête et de laisser échapper un léger  « Comme tu le souhaites. »
Désormais, en dehors de Leolio et de Kotori, Mizaki tutoyait tous ceux qui avaient pu être ses supérieurs.

Après avoir préparé la nourriture et l'avoir mis à cuire sur le feu qui avait été préparé au préalable, Mizaki appela Awayuki pour que celui ci l'accompagne plus loin. A la vue de la technique qui était plutôt du style à avoir des effets de zone, mieux valait s'éloigner un peu du groupe plutôt que de faire une connerie sur le reste du groupe.

*Je reviendrai surveiller la nourriture de temps en temps.*

Après quelques minutes de course, le jounin stoppa et forma aussitôt un seul kage bunshin à qui il s'adressa aussitôt après.

 « Comme tu le sais je vais tenter l'Anmin, j'ai donc besoin de cobayes en quelque sorte pour voir si le jutsu fonctionne, tu as donc juste à rester ici et à attendre que ça fonctionne, bien sur en me prévenant si tu perçois un truc qui cloche. »

Le clone acquiesça simplement de la tête, plus par politesse qu'autre chose étant donné qu'il était déjà au courant de ce qui l'attendait, après tout il ne faisait qu'un avec le jounin quelques minutes auparavant lorsqu'il eut cette idée d'entrainement.

Pour avoir déjà reçu cette technique et l'avoir déjà observé, Mizaki connaissait l'unique tao à former et se remémora par la même les mots de Kyoufu concernant le genjutsu lorsqu'il avait acquis ses précédentes techniques dans cet art. Envoyer une image. Voilà quelle était la manière simple d'expliquer le genjutsu visuel comme l'est l'Anmin, lui imposer une image en faisant croire au cerveau adverse que celle ci est belle et bien reçue par ses propres yeux. Ainsi, le jounin s'imagina des plumes chutant du ciel en tentant de s'imaginer ce qui pouvait bien faire que celles ci provoquent le sommeil des adversaires. Mais malgré le fait qu'il ait déjà eu à subir cette technique, il n'avait pas vraiment souvenir de chaque chose qu'il avait ressenti à ce moment là avant de s'endormir … Il fallait donc se lancer dans un premier essai, savoir ce que ressentait le clone, tenter de se rappeler de la différence qu'il avait pu y avoir avec ce jour là pour corriger petit à petit les premiers essais qui seraient assurément infructueux.
Formant le tao, Mizaki se focalisa sur l'image de plumes qui tombent à envoyer à l'esprit de son clone, mais surtout en attendant de savoir ce que ce dernier aurait perçu et ressenti.



[HRP : si ca ne va pas au niveau du moment du repas et tout ça pas de soucis je peux changer :).
Au niveau de la technique je commence évidemment avec une seule personne pour l'instant, plus tard je le ferai vraiment en zone avec plusieurs personnes et Awayuki également :).
Bon et puis évidemment les propos de Miyu que je rapporte ont été vus par mp :winkk:. ]
Dernière modification par Mizaki Taro le sam. 29 août 2009, 10:14, modifié 1 fois.
Mizaki Taro , d'un certain grade dans un certain village...

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Re: La Commedia Dell' Arte [Introduction]

Message par Mangetsu Kukan » dim. 19 juil. 2009, 18:48

Miyu répondit à Mizaki, ajoutant de nouvelles informations à celles qu’ils possédaient déjà, notamment sur les collègues de l’anbu assassinés ainsi que sur la note où l’anbu avait mentionné la mystérieuse organisation, Mangetsu inscrivant le contenu de la note sur son carnet et inscrivant rapidement quelques mots sur le contexte afin de se souvenir de ces éléments lorsqu’ils seraient à Naza.
Pour rentrer dans Naza, Miyu désapprouvait l’utilisation du henge mais ne l’interdisait pas et s’ils voulaient se déguiser, ils pourraient, ce qui fit sourire Mangetsu, il faudrait qu’elle parle à Miyu tout à l’heure parce qu’elle avait choisi dans quelle branche elle voulait se spécialiser maintenant qu’elle était chounin. Avec ce qui s’annonçait, elle aurait d’ailleurs l’occasion de s’initier dans cette voie !

Mangetsu se leva ensuite et s’adressant aux autres, elle leur fit ses révélations sur l’épreuve de survie afin de les faire profiter de sa mésaventure qui pouvait renforcer l’idée qu’il n’y avait eu qu’une seule personne qui s’était chargée d’assassiner l’anbu même si elle ne pouvait pas en être certaine mais il ne faisait aucun doute dans son esprit qu’il s’agissait d’un désaxé suite à ce qu’il leur avait dit pendant l’épreuve.

Aoshi prit alors la parole, la chounin l’écoutant attentivement. Elle était d’accord avec lui que le meurtre de l’anbu n’avait peut-être aucun lien avec l’organisation tant les circonstances de celui-ci étaient étranges. Pourquoi attaquer en plein examen chounin alors que la sécurité devait être renforcée autour du village. Elle espérait aussi que la Mayoi ne les envoyait pas en mission pour évaluer le danger sans perdre une de leurs équipes comme le suggérait Aoshi sur le ton de l’interrogation mais cela semblait peu probable à la jeune fille qui préférait de loin les raisons données par Miyu quant au choix de leur équipe pour cette mission.
Elle sourit en entendant Aoshi se plaindre que la situation ne manquait pas de piquant et cela sembla également amuser Miyu même si cette dernière s’amuserait bien plus qu’elle de la situation durant la mission.

Miyu leur répondit ensuite, selon elle le rêve de Mangetsu avait de fortes chances d’être un genjutsu, ce dont la jeune fille était certaine et pour avoir réussi à s’en prendre à toute son équipe d’un coup, si c’était bien une seule personne qui avait fait cela, alors elle était vraiment très forte. La jounin s’adressa ensuite à Aoshi et lorsqu’elle dit que différents points de la mission pouvaient soit être considérés comme désagréables ou alors terriblement excitants, la jeune fille était sûre que Miyu pensait à la seconde possibilité et Mangetsu retrouvait avec plaisir sa senseï qu’elle trouvait un peu trop sérieuse depuis le début des explications même si elle savait parfaitement qu’à un moment il fallait l’être pour le bien de la mission.
La jounin ayant annoncé le départ, Mangetsu quitta la pièce à sa suite, saluant elle aussi les gardes qui étaient de service lorsqu’ils passèrent les portes du village.

A peine étaient-ils en dehors du village que Miyu s’adressa à Mangetsu pour lui annoncer qu’elle avait une nouvelle technique à lui apprendre, ce qui réjouit beaucoup Mangetsu, en particulier lorsque Miyu lui dit qu’il s’agissait du bunshin. La dernière technique de l’académie qu’il lui manquait, il était temps qu’elle l’apprenne maintenant qu’elle était chounin !
Ecoutant les paroles de la jounin, Mangetsu buvait littéralement ses paroles et en voyant Miyu lui montrer les 4 signes nécessaires à la technique la jeune fille les reproduisit pour bien s’en rappeler et lorsque Miyu en eut terminé et lui fit un clin d’œil, elle la remercia :
« Merci senseï ! »

Ressortant son carnet elle y inscrivit les explications de sa jounin pendant que celle-ci proposait son aide aux autres membres de l’équipe s’ils voulaient apprendre une technique eux aussi, comme ça Mangetsu ne serait pas la seule à s’entraîner. Pendant qu’elle faisait cela, Mizaki vint demander à Miyu le niveau des examinateurs qui accompagnaient les anbu pour les différentes équipes. La présence de 2 chounin la surprit un petit peu au départ mais comme ils n’étaient là qu’en tant qu’observateurs cela ne posait pas de problème finalement.
Mizaki invoqua alors Awayuki, ce qui réjouit Mangetsu qui aimait beaucoup le tigre malgré le combat de la veille, il s’était même interposé lors d’une des attaques d’Aisu pour les protéger même s’il l’avait fait contre sa volonté mais elle l’ignorait. Cela faisait de toute façon partie du jeu.

Alors qu’ils s’étaient mis en route, Mangetsu progressait à côté de Miyu, il y avait quelque chose dont elle voulait lui parler, maintenant qu’elle s’était décidée :
« Senseï ? Le jour où nous avons quitté Kiri, nous avions parlé d’une spécialité pour mon métier de chounin et je pense avoir choisi. J’aime me déguiser, m’infiltrer et jouer un rôle comme lorsque nous avons récupéré l’épée de Kuroki-san alors j’aimerais me spécialiser dans l’espionnage et avec la mission qui nous attend je crois que je n’aurais pas pu choisir un meilleur moment pour l’annoncer. » conclut-elle avec un sourire espiègle.

Petit à petit le village du sable rétrécit derrière eux jusqu’à disparaître pour de bon. Leur groupe avançait à une allure rapide sans pour autant qu’elle ne soit insoutenable, même pour Mangetsu qui n’était de loin pas la plus rapide de l’équipe. Pour gagner un peu en vitesse elle aurait pu enfiler ses rollers mais elle préférait se préserver tant que cela était possible, elle les mettrait si jamais ils devaient accélérer, si elle en avait le temps mais il y avait peu de chances qu’il leur arrive quelque chose si prêt du village. C’est ce qu’elle se disait aussi lorsqu’ils étaient partis pour l’examen chounin et ils s’étaient quand même fait attaquer mais leur agresseur n’était autre que la mère de Miyu, cette dernière lui ayant demandé de tester ses genin pour vérifier qu’ils étaient bien prêts à affronter l’enfer de Kiri ou quelque chose d’approchant.

La journée s’écoula sans problème, devenant même un peu monotone par moment, la seule chose changeante étant le paysage, la végétation se faisant plus marquée alors qu’ils s’éloignaient du cœur du désert. Ils s’arrêtèrent rapidement à midi pour manger puis le soir pour préparer le campement pour la nuit. Mangetsu laissa le soin à son cousin d’allumer le feu et à Aoshi et Mizaki de chasser, elle ne se sentait vraiment pas l’envie de se joindre à eux, aussi installa-t-elle les tapis sur lesquels seraient posées les victuailles du repas et accessoirement sur lesquels ils s’installeraient puis elle s’éloigna un peu, restant tout de même visible depuis le campement, afin d’aller chercher du bois pour le feu, son cousin ayant probablement commencé la même recherche qu’elle.

Lorsqu’elle revint avec le bois, Miyu lui dit de passer à l’entraînement et la jeune fille ressortit ses notes pour pouvoir bien se remémorer ce que lui avait expliqué sa jounin en début de journée. Mizaki en profita pour venir interroger Miyu sur une technique qu’il souhaitait apprendre, le sommeil de plumes. Miyu répondit avec son espièglerie habituelle avant de s’excuser de ne pouvoir aider Mizaki sur cette technique, ses connaissances en illusions étant trop limitées pour lui être d’un grand secours. Miyu fit également remarquer à Mizaki qu’il pouvait la tutoyer, ce que Mangetsu ne se serait jamais permis, elle vouvoyait ses supérieurs, créant peut-être une certaine distance avec eux de cette manière mais elle n’oserait pas tutoyer Miyu qui était sa supérieure directe, de même qu’elle vouvoyait Mizaki pour qui elle avait un profond respect. Le tutoiement n’empêchait pas de se montrer poli bien sûr mais elle savait qu’elle n’arriverait pas tutoyer ses supérieurs.

Mangetsu finit de relire ses notes à peu prêt lorsque Mizaki s’éloigna et formant le tao de la chèvre, elle se prépara à mettre en pratique les explications de sa senseï. Miyu lui avait dit que le but de la technique était de faire apparaître une image d’elle en 3 dimensions, comme le reflet d’un miroir. Les détails techniques n’avaient pas été très nombreux mais elle aimait bien comme ça, elle découvrirait d’elle-même la technique. Il y avait cependant une précision supplémentaire que lui avait donnée Miyu, elle devait avoir parfaitement conscience de la façon dont elle bougeait et du moindre détail de son allure, comme si elle voulait revêtir sa propre apparence pour un henge.
Relâchant son tao, elle fit quelques mouvements, observant les plis que formait le tissu, la façon dont elle bougeait. Elle se connaissait parfaitement mais ne faisait pas forcément attention à chaque détail de ses affaires à tout moment. Secouant la tête, elle ressentit la façon dont ses cheveux bougeaient, puis elle regarda le soleil déclinant se refléter sur les pommeaux de ses l’âmes jumelles.

Reformant son tao, elle mélangea ses 2 énergies et se concentra sur sa propre image. Elle savait qu’il était possible de faire plusieurs clones mais dans un premier temps elle n’en voulait qu’un seul, ne voulant pas brûler les étapes. Il ne lui avait pas échappé que les signes étaient les mêmes que pour le kawarimi, il manquait juste le serpent mais elle en déduisit qu’elle devait étendre son énergie à l’extérieur de son corps et garder un lien avec pour créer une image à distance comme elle le ferait sur un bout de rocher pour la technique de permutation.
Concentrant son énergie, elle en expulsa un peu, gardant un lien de chakra entre elle et celle-ci. Dans son esprit elle visualisait parfaitement chaque opération, les enjolivant certainement à mesure qu’elle formait les signes. Elle voyait l’énergie qu’elle avait expulsée s’étendre tandis qu’elle en ajoutait et peu à peu prendre sa forme selon l’image qu’elle se représentait de son aspect. Elle voyait une forme spectrale apparaître, ayant son apparence puis à la manière d’un henge, elle voulait lui donner des couleurs pour rendre son chakra visible alors qu’elle faisait le signe du chien.
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Re: La Commedia Dell' Arte [Introduction]

Message par Soi Fon » dim. 19 juil. 2009, 19:42

[hj] : désolé du léger retard, j’ai dû faire quelques modifs de dernière minute ^^.

Miyu eut soudain l’air lasse à se masser les tempes, les yeux clos une fois que Mizaki eut fini de parler mais cela ne dura pas et lorsqu’elle rouvrit les yeux elle entreprit de répondre au junin, point par point comme elle le dit si bien elle-même.
Les autres examinateurs, ceux qui étaient présents en soutien de l’anbu assassiné avaient visiblement été victimes d’un genjutsu, c’est en tout cas l’impression qu’avait la jeune femme suite aux dires de Miyu mais pire encore ils ne se souvenaient pas du tout de leur camarade ce qui était assez affolant, le niveau de celui ou de ceux qui avaient fait ça devant être tout simplement énorme mais pour neutraliser de telle manière toute une équipe, il devenait de plus en plus probable que ce soit un groupe qui ait agi, un petit groupe agissant sous la forme d’un commando peut-être mais un groupe malgré tout.

La junin leur donna ensuite quelques informations supplémentaires sur la note de l’anbu, dont elle avait déjà parlé un peu plus tôt. Soi Fon ne savait pas trop quoi penser de la présence d’un anbu sur une telle mission, surtout un anbu Kirien qui était donc bien loin de chez lui mais de toute façon s’il avait été envoyé ça n’était pas par hasard aussi ne s’arrêta-t-elle pas là-dessus, elle retint malgré tout le nom de Raku, juste au cas où même s’il faudrait le rechercher avec prudence à moins qu’il ne soit déjà mort, ce qui n’empêchait pas de le chercher d’ailleurs.
Elle ne se préoccupa pas trop de la suite, celle-ci concernant l’entrée dans la ville et cela rejoignait ce que s’était dit Soi Fon, ils n’auraient pas besoin de se dissimuler pour passer les portes de Naza. Miyu s’arrêta là et Mangetsu prit la parole, pour partager ses informations sur le meurtre et apparemment elle avait entendu le meurtrier de l’anbu leur parler durant ce qu’elle qualifiait de rêve et que Soi Fon assimila à une illusion.

Aoshi s’exprima ensuite, énonçant la thèse du désaxé, ce qui à la vue de ses arguments n’était pas à exclure et pouvait bien signifier que le meurtre n’était pas lié à l’organisation de Naza, une possibilité envisagée par la junin un peu plus tôt. Avec tout ça elle n’avait toujours rien dit mais à quoi bon ? Elle n’allait pas parler pour le plaisir de parler. Par contre la jeune femme ne croyait pas à la théorie d’une organisation cherchant à menacer la Mayoi, ça n’était pas impossible mais pour faire une véritable menace il fallait s’en prendre à un gradé, pas au menu fretin, quand bien même celui-ci faisait partie de l’anbu. A priori ils étaient tous du menu fretin en comparaison des gradés de l’organisation. Peut-être bien que ça n’était qu’un coup de semonce mais la jeune femme n’y croyait décidément pas, elle n’était même que moyennement persuadée que l’anbu ait été assassiné parce qu’il enquêtait sur l’organisation de Naza, le meurtre pouvant être commis beaucoup plus facilement à Naza même ou sur le chemin pour éventuellement faire porter le chapeau au pays du feu par la suite et par exemple mais là on reportait directement les soupçons sur l’organisation mystère, donc autant frapper à un moment plus propice.

Elle sourit légèrement lorsque Aoshi annonça qu’il n’était pas possible de faire sortir une équipe de shinobi de Kiri. Huit, c’est le nombre de personnes qui avaient quitté Kiri lorsque la Mayoi avait pris le pouvoir et on ne pouvait pas dire qu’ils étaient tous des shinobi accomplis à cette époque, loin s’en fallait alors pour une équipe bien entraînée, s’échapper serait encore plus facile. Et encore, huit ça n’était que leur groupe. Bien sûr si le village se retrouvait en état d’alerte les choses se corsaient mais en ne faisant pas de vagues c’était tout à fait possible, et la découverte du cadavre avait probablement été tardive, ce qui avait laissé tout le loisir à celui ou ceux qui avaient commis l’assassinat de disparaître.
En fait les paroles d’Aoshi finirent par la gonfler un peu à partir de ce point, pas qu’elle avait quelque chose contre lui mais il se prenait bien trop la tête avec des théories fumeuses selon la junin qui ne s’appuyaient sur pas grand-chose dans la plupart des cas.

Miyu interpréta ensuite les paroles de Mangetsu et Aoshi puis elle lança le départ mais Soi Fon l’interrompit en prenant la parole à son tour. Après tout elle n’avait pas encore précisé si elle venait ou non et estimait avoir, comme les autres, son droit à la parole. "Je suis d’accord qu’il est inutile d’échafauder trop d’hypothèses si on n’a rien de concret pour les appuyer mais avant de partir il y a une chose que j’aimerais faire remarquer, le meurtrier peut très bien se cacher parmi les organisateurs ou les accompagnateurs, mais ce n’est de toute façon pas lui qui nous intéresse. Enfin j’aurais à mon tour une question mais quoi qu’il en soit je viens de toute façon. Tu nous as vus combattre Miyu mais je ne sais pratiquement rien sur toi, aussi quelles sont tes abilités ?"
Elle écouta la réponse de la junin, après quoi elle se leva et étendant le bras vers la table, elle laissa Mizu grimper dessus et remontant le long, il s’installa à sa place sur l’épaule de la jeune femme.

Quittant le poste de garde, ils franchirent les portes du village, saluant au passage les gardes de faction, et Miyu se lança dans des explications sur le bunshin qui étaient adressées à Mangetsu. Ainsi donc elle n’avait pas toutes les techniques de base… bah, ça n’était pas un drame après tout, le bunshin était certes utile mais ça n’était pas la plus indispensable des techniques et elle aurait bien le temps de l’apprendre avant leur arrivée à Naza. La junin Sunite leur proposa d’ailleurs à tous son aide s’ils souhaitaient travailler une technique durant le voyage. La junin n’estimait pas avoir besoin de s’entraîner, elle connaissait déjà assez de techniques mais d’un autre côté, il y en avait une dont elle avait appris l’existence il y a quelques temps qui pourrait s’avérer utile et que surtout elle désirait posséder. Peut-être Miyu pourrait-elle la renseigner d’ailleurs puisque c’était en quelque sorte une technique de soin mais la façon de procéder liait directement la technique au taijutsu, enfin elle verrait bien, elle n’allait tout de même pas s’entraîner en courant.

Alors que la junin venait de leur proposer ses conseils s’ils souhaitaient s’entraîner à une technique en particulier, Mizaki se précipita sur elle, la surprise se lisant sur le visage de Soi Fon. *Il nous fait quoi là ? Il veut tout de suite lui demander conseil ?* Ça ne lui ressemblait pas d’agir ainsi, à moins qu’il ne veuille effectivement travailler sa technique pendant le trajet, ou alors qu’il veuille y réfléchir mais l’explication arriva rapidement et ramena les choses à la normale, en fait Mizaki s’interrogeait sur un détail concernant la mission, voulant connaître le niveau des examinateurs qui avaient collaboré avec l’anbu. La réponse rendit plus humain le possible shinobi solitaire qui s’en était pris à eux, deux chunin et un junin. De toute façon ils n’étaient probablement pas tous spécialisés dans les illusions donc un expert dans ce domaine était susceptible de les avoir même si c’était davantage à la portée d’un groupe de ces mêmes experts. *C’est bien vu de la part de Mizaki, la thèse du shinobi ayant agi seul s’en trouve renforcée mais pas non plus confirmée… disons qu’elle devient moins improbable. Malgré tout ça ne nous dit pas comment il aurait déplacé toute l’équipe de Mangetsu, peut-être avec des clones après tout, ou en manipulant les trois autres examinateurs.*

Après quoi ils partirent pour de bon, Mizaki invoquant son tigre, ce qui ne surprit guère la junin qui savait qu’il était difficile pour son équipier de se séparer trop longtemps de ses invocations. Elle n’avait toujours pas progressé dans ce domaine et n’était toujours capable que de faire appel à un seul varan. Ça n’était pas important pour le moment.
Leur course dans le désert allait à un rythme tout à fait abordable pour la junin. Ils n’étaient pas vraiment pressés de toute façon et il n’aurait pas fallu semer une partie de l’équipe parce qu’elle n’aurait pas réussi à suivre, encore qu’il était question que Taï les transporte sur certaines distances même si la jeune femme supposait qu’il ne transporterait pas tout le monde, elle avait du mal à envisager qu’il puisse tous les porter, quand bien même il pouvait gagner en taille.

Ils ne firent que peu de haltes, celles-ci n’étant pas vraiment nécessaires et marchèrent jusqu’à ce que le ciel commence à s’assombrir, signe que le soir était en train de tomber. Miyu déclara alors une halte afin de monter leur campement.
Leur première journée de mission s’était bien passée, aucun problème pour leur barrer la route ou pour les suivre, rien que la junin n’avait remarqué en tout cas mais à cette distance du village, les ennuis étaient peu probables. Ils étaient encore au cœur du pays du vent après tout.
Voyant son équipier s’éloigner du campement avec son tigre, la jeune femme aida à l’installation du camp en s’occupant des tentes, Mizu volant autour d’elle. C’eut été plus rapide avec les maisons de bois de Mizaki mais les tentes iraient très bien également. *Le temps de comprendre comment ça se monte ce merdier.* Finalement au bout de quelques instants elle comprit la façon de procéder et se lança dans le montage de l’armature avant de la recouvrir de toile et de passer à la tente suivante pour en finir un bon quart d’heure plus tard, le temps pour Mizaki de revenir (ou non) de sa chasse miraculeuse avec du gibier. Rien dont raffolait particulièrement la junin mais rien qui la révulsait non plus.

En revenant Mizaki se dirigea vers Miyu qui avait également été rejointe par Mangetsu, laquelle ne tarda pas à enchaîner quelques signes une fois que Mizaki se fut éloigné. Des signes que Soi Fon reconnut sans mal, il s’agissait de ceux du bunshin, comme prévu.
De là où elle était elle avait également vu Miyu se caresser le tranchant de la main avec un sourire qui pouvait en dire long, peut-être lui proposait-elle de lui cogner un peu dessus, pour l’entraîner au taijutsu, pour mieux résister aux assauts de l’ennemi bien entendu.

S’éloignant un peu, la jeune femme s’installa sur son sac et tira son shinobi gatana de sa botte. Elle le dirigea vers son bras mais retint son geste. Cette façon de faire ne lui plaisait pas vraiment. Non pas qu’elle craignait de se couper avec son arme mais parce qu’elle n’avait pas envie de se retrouver avec des dizaines de cicatrices sur le bras à la fin de son entraînement. Ce serait laid, ça ne lui irait donc pas. Au lieu de ça elle s’entailla le pouce, l’extrémité de celui-ci étant déjà marquée de petite cicatrices dues à l’utilisation de la technique d’invocation, bien que cela restait discret, donc parfait pour elle.
S’entaillant le pouce, elle appuya légèrement sur la blessure pour laisser le sang s’écouler un peu puis elle concentra son chakra, celui-ci étant la clef de sa technique.
Beaucoup de techniques shinobi, voire pratiquement toutes, en passaient pas l’utilisation du chakra mais celle-ci était l’apanage de maîtres du taijutsu, ce que n’était pas tout à fait la jeune femme même si elle y travaillait. *Ça viendra, ça viendra.* En fait c’était la façon d’utiliser le chakra qui classifiait les techniques dans une branche où une autre et celle qu’elle s’apprêtait à tenter de maîtriser était bel et bien du taijutsu même si à première vue on pourrait prendre cela pour un ninjutsu de soin.

Concentrant son chakra, elle l’envoya vers son pouce afin que son chakra vienne refermer la plaie de manière temporaire en recollant ensemble les lèvres de la plaie ainsi que ce que sa lame avait déchiré sous la peau, causant le saignement. Elle n’avait pas la prétention d’agir directement sur son cerveau pour commander une guérison plus rapide de la plaie, n’en sachant pas assez sur le fonctionnement de son corps pour cela. C’était sans doute possible mais pas pour elle, ou en tout cas pas encore.
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Re: La Commedia Dell' Arte [Introduction]

Message par Miyu Renraku » jeu. 30 juil. 2009, 0:21

Soi Fon prit la parole pour la première fois et son intervention fut d'autant plus appréciable qu'elle révéla un oubli de la junin. Elle qui avait insisté pour que chacun se connaisse en avait oublié de parler d'elle même. Mais comme dit le diction, il n'est jamais trop tard pour bien faire.
Ouvrant théâtralement les bras, la jeune femme se plaça face à son équipe.
« Je suis le soutien multi-capacités. Chirurgienne de guerre et médecin. J'utilise énormément le ninjutsu et mon élément favori reste le futon. En terme de corps à corps, j'utilise le tai jutsu propre à mon clan et mon familier s'occupe de ma protection et m'appuie en cas de besoin. En cas de problème j'ai également mes invocations qui sont également spécialisées dans le corps à corps. Mon rôle de soutien implique que je peux aider efficacement dans le plupart des situations, sans atteindre le savoir faire d'un expert spécialiste d'une discipline. » termina t-elle avec une révérence pour conclure son monologue.

Quelques temps plus tard dans le désert, Mangetsu lui fit l'agréable surprise de sa décision. Espionne. Un métier intéressant. Dangereux, comme tous métier de ninja mais... particulier. Un petit vent frais et joueur vint chatouiller sa nuque.
* Le Vent du Chaos est joueur... et surprenant.*
La décision idéale pour la mission qui s'annonçait.
« C'est une super idée, surtout si tu aimes le déguisement et l'infiltration. Ce métier demande un esprit d'analyse et de préparation plus élevé que chez les autres. Tu dois pouvoir t'adapter, te créer un rôle et le jouer comme si c'était une réalité. Ton personnage doit être plausible et surtout intégré au décor dans lequel tu te déplaces. L'invisible intrus. Mais c'est une excellente idée, l'information est une chose primordiale dans la vie du shinobi. Par contre les risques sont à la hauteur de la difficulté. Car généralement tu danses sur les crocs de la bête sans qu'elle s'en rende compte... mais si elle te détecte et qu'elle referme sa mâchoire, personne ne pourra t'aider avant un moment... un moment qui pourra te coûter la vie... ou pire. Je ne dis pas ça pour te faire peur... enfin si un peu... » reconnut-elle en lui tirant la langue.
« Mais c'est surtout pour que tu comprennes les risques et les enjeux de ce métier. Le tout c'est de ne pas se faire dévorer par le masque que tu portes ou bien que tu te rapproches trop de ta cible. J'ai connu une espionne qui devait jouer une courtisane afin de se rapprocher d'un seigneur... elle a fini par en tomber amoureuse et elle en est morte. » conclue t-elle sans expliciter les circonstances.
« En définitive on a quand même réussi à éventer un complot qui aurait ruiné l'économie de toute une région. Cela grâce à quelques lignes griffonnées sur un morceau de tissu... et un couteau dans la nuit bien sur mais bon, l'information a permis de sauver des centaines de gens de la misère et ça, ce n'est pas rien. » continua t-elle en souriant.
« Malheureusement pendant un voyage dans le désert il n'y a pas trente six manières de t'entraîner au métier d'espionne. Alors on va simplement s'occuper de la composante la plus importante. Le personnage. Tu es invitée à une réception huppée et tu dois te rapprocher d'un noble arrogant et glacial, issu d'une famille connue de la région. Tu sais qu'il a besoin d'argent et qu'il est très joueur. Tu as jusqu'à ce soir pour te composer un personnage et une apparence pour te rapprocher de lui. Henge accepté puisque nous n'avons pas de quoi te déguiser à notre disposition. Surprend moi. » lui demanda t-elle avec un clin d'oeil.

[HRP : Pour vos entrainements :
_Mizaki... Qu'est ce qui t'es arrivé ?... oO j'aimerai trois essais pour le post suivant : deux où tu observes une très légère amélioration (plume unique qui tombe ? yeux qui papillotent ?...) et tu t'arrêtes sur le troisième où je donne le résultat. :D
_Mangetsu une image floue un peu comme un mirage apparait à côté de toi à un mètre mais disparait trois secondes plus tard. Tu es sur la voie mais cela manque de corps et de personnalisation. Prochains essais deux où tu revois cette apparition fugace avec une légère amélioration et un troisième dont je donnerai le résultat. :)
_Soi Fon un peu comme Mizaki et pareil pour le post suivant : deux essais puis un dont je donne le résultat. ^^
Au prochain post on continuera le voyage. ;D
Je fixe la limite au dimanche 9 aout. A bientôt ! :P ]
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Re: La Commedia Dell' Arte [Introduction]

Message par Mizaki Taro » mar. 04 août 2009, 18:41

[HRP : reprise après vacances :D]



Première tentative, premier échec, ce qui était plus que prévisible et plutôt habituel (limite conventionnel) pour un entrainement quel qu'il soit. Le clone qui était censé recevoir la technique se contenta d'hausser les épaules, l'air de dire qu'il n'avait absolument rien ressenti, le geste était suffisamment explicite pour ne pas avoir à épiloguer sur la chose.

Le jounin arbora alors un air des plus perplexes, même s'il s'était attendu à rater son essai il s'était tout de même attendu à un résultat un peu plus probant, à un résultat qui lui aurait indiqué s'il était sur la bonne voie ou non …
Rassemblant ses esprits, il tenta de se remémorer ce que Kyoufu lui avait dit concernant le genjutsu, mais la jeune femme ne lui avait inculqué que les rudiments et fondements de cet art, le laissant comprendre par lui même comment il devait s'y prendre pour provoquer cette illusion dans l'esprit de l'adversaire afin que ce dernier puisse croire en sa véracité.

*Toutes les illusions ont beau fonctionner sur le même mécanisme d'image implantée dans l'esprit d'autrui, il n'en reste pas moins que leurs modes d'action diffèrent quelque peu entre chacune d'elle, je ne peux pas m'appuyer totalement sur ce que j'ai pu apprendre du Shinin no Gen'ei pour me lancer dans un genjutsu comme l'Anmin...*

Cette fois ci, Mizaki devait provoquer un sommeil qui était réel chez les adversaires, si bien que le jounin se mit à douter du fait que l'illusion de simples plumes qui tombent pouvaient être la cause d'un véritable sommeil, après tout on pouvait bien regarder des plumes tomber sans être épris d'une irrésistible envie de dormir... Il manquait donc quelque chose dans la manière de réaliser le genjutsu en lui même, les plumes n'étaient qu'un vecteur et non l'unique cause du sommeil provoqué par l'illusion, les plumes masquaient la véritable cause du sommeil, comme un leurre pour ne pas se rendre compte de l'intrusion qui se passait dans le même temps dans l'esprit.

Fort de ces nouvelles réflexions, Mizaki comprit qu'il devait en quelque sorte provoquer l'image du sommeil dans l'esprit des adversaires tout en se servant des plumes comme outil d'hypnose afin que ceux ci ne cherchent pas à lutter et se laissent porter par la danse des plumes devant leurs yeux.

Le jounin afficha un léger sourire, il tenait un première piste et se devait de mettre en pratique la chose pour vérifier que son raisonnement se tenait. Ainsi, il forma son tao pour le jutsu et se lança dans un nouvel essai. Il observa alors son kage bunshin mais constata avec regret que celui ci ne vacilla pas le moins du monde. Cependant …

 « J'ai vu une plume tomber … Pas suffisant pour canaliser l'illusion apparemment mais elle était bel et bien là. »

Il y avait donc déjà un petit progrès, l'image de la plume venait d'atteindre le clone qui faisait office d'adversaire, Mizaki pouvait donc désormais augmenter le nombre de ces plumes et devait les faire danser tout en tombant de manière à provoquer l'hypnose, l'illusion.

L'image était cette fois ci plus complexe a créer, entre réaliser une seul plume qui danse et toute une multitude d'autres avec un danse qui est propre à chacune il y avait un monde. Afin de tenter de réaliser cette illusion de manière un peu plus massive, Mizaki demanda à Awayuki de se placer aux cotés du clone afin de tenter de faire voir quelques plumes à chacun d'entre eux simultanément.

Le jounin prit quelques petits instants de réflexion avant de se lancer dans l'essai, il se devait d'avoir l'image bien clairement en tête avant de tenter de l'imposer à son clone et à son tigre, imaginant le mouvement de chacune des plumes tombant de manière lancinante dans les airs. Joignant ses mains devant lui, il lança un nouvel essai qui ne fit pas plus vaciller le clone, ni même le tigre qui avaient plutôt tendance à lever la tête vers ces images de plumes.

 « Le nombre de plumes a certes augmenté, mais on ne peut pas dire que la danse effectuée nous donne spécialement envie de dormir ... » lança le clone tout en se tournant vers Awayuki qui se contenta d'acquiescer de la tête.

En somme, malgré l'augmentation du nombre de plumes observée, l'essai ne pouvait être considéré que comme un échec, faire tomber quelques plumes virtuelles sans que cela ne provoque le sommeil on ne pouvait pas dire que cela avait une très grande utilité.

S'en suivi le traditionnel moment de réflexion, ou plutôt cette fois ci de rassemblement des idées. Mizaki possédait dors et déjà la connaissance théorique des rouages concernant chacune des phases de la technique, mais cela lui semblait quelque peu abstrait et se devait de pouvoir faire figurer une action, un geste, ou encore une attitude sur chaque point pouvant manquer de concret, en particulier sur le fait de provoquer le sommeil.
Le genjutsu n'était qu'une suggestion que l'on tentait d'imposer à l'esprit de l'adversaire pour lui faire croire que tout ce qui lui apparaissait était réel. En partant de cette considération, Mizaki s'imagina que le plus simple était de parler dans l'esprit de l'adversaire trop occupé à suivre les plumes tomber, parler dans le rythme de leur chute pour que celes ci captent totalement son attention pendant que les mots défileraient dans sa tête sans qu'il ne s'en rende compte, obéissant à ces mots pour finalement tomber dans un état de sommeil.
Cependant, Mizaki réfuta cette hypothèse, parler dans l'esprit de l'adversaire était certainement quelque chose de trop perceptible pour lui en comparaison des plumes qui lui tomberaient devant les yeux, engendrant ainsi un effet de concentration simplement sur les mots qui lui parviendraient à l'esprit et non sur les plumes qui auraient dues agirent en tant qu'agents hypnotiques.

Mizaki se posa ainsi quelques instants à discuter avec son clone, lui expliquant sa théorie et lui demandant surtout quel autre moyen celui ci voyait pour dire à l'esprit de dormir sans pour autant lui parler et surtout sans pour autant outrepasser la focalisation première sur l'image des plumes.

La discussion ne fut pas longue tant la solution parue comme évidente, à tel point que Mizaki se demanda comment il avait fait pour ne pas y penser immédiatement. Le genjutsu n'était qu'image, c'était donc une image qu'il fallait utiliser, une plus atténuée que celle des plumes, une qui apparaitrait presque comme une image subliminale au milieu de la danse des plumes. En agissant ainsi, Mizaki était sûr que l'attention de la personne prise dans le genjutsu serait focalisée sur celle des plumes et percevrait à son insu des images de sommeil.
*Si l'adversaire lutte contre les images des plumes alors il sera malgré tout épris de sommeil, de ces images qu'il ne percevra pas derrière cet écran de plumes ! Oui, ça ne peut être que ça !*

Guidé par l'excitation de cette concrétisation de la théorie relative à la technique, Mizaki ne perdit pas un seul instant pour s'élancer dans un nouvel essai face à son clone et son tigre. Penser à l'image des plumes, lui faire apparaître en fond l'image du sommeil, exécuter un balais descendant pour accompagner les paupières dans leur mouvement, provoquer le sommeil, Mizaki ne devait penser à rien d'autre face à son clone et son tigre qui faisaient office d'adversaire lors de cet essai




[HRP : je n'ai pas fait les yeux qui papillotent, pour l'instant j'ai focalisé sur l'image en elle même avec un plus grand nombre de plumes pour tenter d'englober un plus grand nombre de personnes, il y a juste le dernier essai où je tente vraiment d'inculquer le sommeil :) (chose sur laquelle je compte plus focaliser sur les essais suivant afin de bien séparer ce genjutsu en plusieurs étapes assez distinctes :winkk:).

Au passage si tu trouves que ca s'améliore trop dans les essais que j'ai fais alors pas de soucis dis le moi et j'édite le tout :winkk:.]
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Re: La Commedia Dell' Arte [Introduction]

Message par Soi Fon » mar. 04 août 2009, 23:44

À supposer qu’il s’était passé quoi que ce soit, la jeune femme ne remarqua aucun changement au niveau de son pouce qui continuait de saigner. à force elle ne s’en étonnait même plus, il faut dire que travailler en autodidacte n’était jamais facile et la technique qu’elle était choisie n’était en rien la plus facile d’accès.
Suçotant son pouce, elle réfléchit à ce que guérir temporairement une plaie impliquait, ce que cela signifiait donc, et ce qu’elle devait faire pour parfaire sa technique. Les deux grosses différences avec un jutsu de soin conventionnel étaient que la guérison ne durait pas mais qu’en contrepartie elle s’opérait beaucoup plus vite.

Son suçotement n’avait pas été suffisant pour stopper l’écoulement sanguin, la coupure étant assez profonde et surtout la jeune femme l’avait mordillée lorsqu’elle avait arrêté, afin d’avoir quelque chose à guérir pour sa technique. Concentrant son chakra, elle l’expulsa en direction de son pouce vers sa blessure cherchant à nouveau à recoller les lèvres de la plaie l’une contre l’autre et à réparer les autres lésions présentes, tout cela à l’aide de son chakra. Sans forcément posséder de fantastiques connaissances en anatomie, elle savait que le sang circulait dans des veines et dans des artères et donc que si elle saignait c’était qu’au moins l’une d’elle était percée et donc qu’elle allait devoir la reboucher avec son chakra.

Concentrant son chakra dans son pouce la jeune femme se focalisa sur l’idée de réparer la veine percée en l’entourant avec son chakra pour contenir le flux sanguin, tout en recollant les lèvres de la plaie dans le même temps afin de ne pas garder un trou dans le doigt une fois la technique activée, même si ce ne serait jamais qu’un petit trou avec cette blessure, mais sur d’autres ce serait probablement plus handicapant. Finalement il lui sembla détecter un léger ralentissement dans l’écoulant du flux sanguin mais rien de mirobolant, la plaie continuait de saigner et elle n’était même pas certaine que ça n’était pas son imagination qui lui jouait des tours ou que tout simplement la plaie ait commencer à se reboucher d’elle-même.

Relâchant tout, elle appuya sur sa plaie pour la rouvrir et recommencer. *C’est un peu un truc de maso cet entraînement quand même…* Ouais, et c’est que le début. *Geez, prochaine fois on bossera un truc pépère où je tape quelqu’un.* La junin n’avait pas tord, ce serait plus plaisant mais en attendant elle avait cette technique à maîtriser et n’aimant pas les échecs, surtout rester dessus en fait, elle envoya une fois encore son chakra à l’assaut de la petite plaie qu’elle avait au bout du doigt et se servant de son chakra elle répéta l’opération précédente mais plutôt que d’essayer d’entourer une veine dont elle ne connaissait pas la position exacte, elle baigna la zone d’un afflux massif de chakra -ce qui vu l’étendu de la plaie ne représentait pas tant d’énergie que ça- voulant s’en servir pour colmater les trous. C’était vraiment basique comme méthode mais après tout pourquoi pas. C’était du taijutsu, pas une opération chirurgicale, pour ça ils avaient Miyu même si Soi Fon préférait ne pas avoir besoin de ses services au cours de la mission.

Elle avait deux trous à boucher, un dans la peau, un sur au moins une veine et son chakra pouvait très bien s’occuper de lui colmater tout ça, c’est en tout cas ce qu’elle supposait et voyant que le sang arrêta de s’écouler de la plaie après qu’elle ait fait cela, elle sut qu’elle était sur la bonne voie mais cela ne dura que quelques instants, deux secondes tout au plus mais l’arrêt avait été net et elle était certaine qu’elle n’avait pas rêvé. *D’accord, une fois que j’ai fais ça, il faut que le chakra reste en place, je n’aurais pas que ça à faire que de me concentrer en permanence là-dessus en plein combat.* L’idée qui lui vint pour cela était tout simple, ne pas alimenter sa technique en chakra en continue mais d’office lui allouer une réserver à utiliser pour la technique, ce qui la limiterait dans le temps mais lui permettrait de rester entièrement focalisée sur le combat, ce qui ne serait pas du luxe si elle avait à avoir recours à une telle technique.

Reprenant son shinobi gatana, elle en appuya une fois encore la lame contre son pouce et se coupa d’un mouvement sec, serrant les dents. Elle avait l’habitude d’être blessée entre les coups, les senbon et les attaques de ninjutsu qu’elle se prenait régulièrement en combattant au corps à corps mais ça n’était pas pour autant qu’elle aimait ça.
Concentrant à nouveau son chakra dans son pouce, elle le baigna de chakra, en envoyant tout de suite une bonne quantité dont elle se servit pour coller les lèvres de sa plaie et pour réparer temporairement la veine, elle doutait qu’il y en ait plusieurs dans un doigt, qu’elle avait abîmée avec son arme. Elle voyait son chakra se déposer sur l’entaille et rapprocher les deux bords à chaque en se contractant puis restait en place comme un pansement fait d’énergie. La jeune femme attendit un peu de voir ce qu’il se passait puis que la technique s’arrête au bout de quelques secondes ou qu’elle parvienne à la maintenir, elle se leva et prenant un mouchoir dans sa poche, elle en entoura son pouce après l’avoir à nouveau suçoté quelques instants et laissa cette fois sa plaie se refermer pour de bon, après quoi elle alla voir Miyu car pour la suite elle risque d’avoir besoin de son aide.

‘‘Miyu, je suis en train de travailler sur une technique permettant de soigner temporairement, mais rapidement, ses blessures en combat.’’ Hé non, elle ne glandait pas sur son rocher depuis avant. ‘‘Et pour la suite de mon entraînement je crois que je vais avoir besoin de tes compétences médicales. Déjà est-il possible de faire disparaître les cicatrices ? Je n’ai pas vraiment envie de me retrouver avec des poignets de suicidée à la fin de la journée. Et est-ce que tu disposes d’une quelconque technique pour… pour anesthésier une partie du corps ? Si je veux maîtriser cette technique je vais devoir apprendre à me soigner de différentes blessures, de différentes importances mais me péter une jambe juste pour le plaisir ne m’inspire pas trop.’’ ça s’annonçait vraiment joyeux pour la suite, y a pas à dire, kunoichi c’est pas marrant tous les jours. *Tu sais que je te déteste ?* Promis, t’auras un post avec Ayane bientôt. *…* Hé merde.

[hj] : pour le post précédent j’ai préféré développer sur la technique plutôt que sur l’essai et je me rends compte maintenant que c’était effectivement assez light pour l’entraînement mais maintenant que je sais jusqu’où je peux aller, ça devrait aller mieux :P.
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Re: La Commedia Dell' Arte [Introduction]

Message par Mangetsu Kukan » lun. 10 août 2009, 21:52

Désolée, désolée, le forum voulait pas marcher ce week-end :oops:

Alors que Mangetsu achevait sa technique, une image d’elle-même apparut à un mètre de l’endroit où elle se trouvait mais quelques secondes plus tard elle avait disparu. La jeune fille avait malgré tout eu le temps de se rendre compte que l’image lui ressemblait sans être une copie exacte. C’était un peu comme une illustration, l’image n’était pas vivante, elle semblait fixe. Mangetsu sourit, elle comprenait ce qui n’était pas allé, au lieu de faire apparaître un reflet dynamique elle avait fait une copie statique qui n’évoluait pas en même temps qu’elle, le reflet était figé comme une photographie.

Remettant une mèche derrière l’une de ses oreilles, elle repensa alors à ce qui lui avait raconté Miyu, pendant qu’ils marchaient encore, au sujet du métier d’espionne. L’idée semblait l’enthousiasmer autant qu’elle enthousiasmait Mangetsu
mais la jounin ne se retint pas de la mettre en garde, c’était un métier dangereux et pour Mangetsu qui n’était pas l’incarnation même du courage cela pouvait paraître un choix étonnant puisque d’elle-même elle irait vers le danger avec ce métier en s’infiltrant chez des individus potentiellement dangereux.

C’est vrai que si elle se faisait démasquer elle serait en grand danger mais c’était pour cela qu’elle devait apprendre. Devoir changer d’apparence, d’identité et de classe sociale à chaque fois qu’on lui demanderait de devenir quelqu’un d’autre l’attirait grandement. Elle voulait pouvoir jouer tous ces rôles et comme l’avait dit Miyu, l’information était quelque chose de vital. En plus avec ce métier elle n’aurait pas systématiquement à combattre et à tuer. Si elle faisait bien son travail elle n’aurait probablement pas à dégainer. Pouvoir sauver des vies sans avoir à verser la moindre goutte de sang était beaucoup plus gratifiant pour elle, que la violence n’inspirait pas.

Mangetsu était bien consciente des risques dont lui avait parlé Miyu, mais avoir peur était déjà une forme de sécurité en soi car cela incitait à la prudence.
Elle fut émue par l’histoire de l’espionne qui était tombée amoureuse du seigneur qu’elle devait approcher, et aussi triste pour elle. Elle demanderait à Miyu plus de détails sur cette histoire lorsqu’ils se remettraient en route, sur le moment elle n’avait pas voulu l’interrompre et après elle avait commencé à réfléchir à la composition du personnage que lui avait demandé Miyu.

Dans les grandes lignes elle avait trouvé son personnage mais il lui restait encore certains détails à décider. Elle se ferait belle pour cette cérémonie, une belle robe et aussi une belle coupe de cheveux avec un beau maquillage, mais léger, sans négliger les accessoires comme un éventail par exemple. Ensuite elle devrait approcher cet homme, arrogant selon Miyu. Cela pouvait se révéler un avantage, elle pourrait le flatter en jouant sur ses origines nobles. Miyu lui avait dit que cet homme était en manque d’argent et joueur, alors elle se voyait bien se faire passer pour une jeune fille de bonne famille. La fille d’un riche marchand, dont la famille rêverait d’obtenir un titre de noblesse un jour.

S’il était joueur elle pourrait également en tirer parti pour négocier ses attentions, le jeu était une vraie bénédiction mais c’était une arme à double tranchant, elle avait déjà expérimenté cette technique avec le voleur de lune mais si elle avait perdu le pari qu’ils avaient fait elle et lui, elle aurait été en très mauvaise posture, peut-être même le serait-elle encore maintenant. Le recours au jeu était donc un argument de dernier recours en quelque sorte, un atout glissé dans une manche en dentelle.
L’exercice n’était pas facile car pour le moment elle n’avait rien de concret sous les yeux, juste son imagination mais cela faisait partie de la préparation dont lui avait parlé Miyu. L’imagination était aussi une qualité pour être une bonne espionne, elle devait s’adapter à la situation qu’importe la quantité d’éléments qui étaient à sa disposition.

Reportant son attention sur le moment présent, Mangetsu fit un nouvel essai de bunshin. Elle commença en mélangeant ses 2 énergies, puis elle reconstruisit l’image mentale qu’elle avait d’elle-même mais au lieu de faire une simple image qui bougerait ensuite elle s’intéressa un peu plus aux mouvements qu’elle faisait inconsciemment comme respirer, ou cligner des yeux. Son reflet devait s’adapter à ses mouvements en permanence, l’osmose entre eux 2 devait être parfaite !
Mangetsu expulsa ensuite une partie du chakra qu’elle avait préparé et tout en gardant un lien avec cette énergie, elle commença à la façonner en continuant l’apport de chakra afin de ne pas manquer de matière pour sa création.

Elle imagina son chakra qui prenait sa forme, se pliant à sa volonté et commençait à bouger comme elle en ce moment même, répétant les signes qu’elle exécutait, mimant l’action de respirer, clignant des yeux, changeant la direction de son regard en même temps qu’elle, modifiant légèrement ses appuis, tout pour que son image paraisse vraiment vivante. Elle se concentra également davantage sur les formes son premier reflet lui semblant un peu manquer de profondeur.
Puis elle déclencha sa technique en appliquant un henge à son chakra comme elle l’aurait fait durant une permutation. Elle peignait littéralement son chakra pour lui donner la couleur de sa peau, de ses yeux, de ses cheveux et de ses vêtements mais elle adaptait aussi cette coloration en fonction des éléments extérieurs, les pommeaux de ses l’âmes devant briller mais elle ne pensait pas pouvoir faire en sorte que le soleil se reflète vraiment dessus.

Le clone qui apparut lui sembla un peu moins éphémère, la Mangetsu qui se tenait à côté d’elle semblait presque humaine mais son regard était vide et au bout de quelques secondes elle disparut dans un nuage de fumée comme sa prédécesseuse.
*Ses yeux, elle n’avait pas l’air vivante, je me suis concentrée sur les mouvements mais j’ai oublié le regard, ça n’était pas celui d’une personne vivante.*
Elle eut un petit sourire désabusé, mais elle se reprit rapidement en se disant qu’elle ferait mieux lors du prochain essai !

Elle recommença les opérations précédentes et lorsqu’elle fit son portrait, elle fouilla dans ses souvenirs pour se représenter son regard, s’inspirant de celui de sa mère qui était proche du sien, elle avait ses yeux lui disait-on souvent. Ses beaux yeux bleus. Elle les voyait briller, légèrement humides, avec le soleil la pupille devait être assez petite en ce moment.
Son travail de sculpture sur chakra terminé, elle appliqua les couleurs à l’image d’elle qu’elle essayait de créer et la fit apparaître. Le résultat lui semblait déjà plus satisfaisant.

Pour le visuel elle avait l’impression que c’était bon, ça n’était jamais qu’un henge, mais un point de vue extérieur serait plus adapté puisqu’il serait alors facile de comparer les jumelles.
L’apparition disparut alors que Mangetsu laissait retomber sa concentration, elle avait encore du mal à nourrir d’énergie son clone pour qu’il ne disparaisse pas et n’avait de nouveau tenu que quelques secondes mais elle s’améliorait, c’était l’impression qu’elle avait en tout cas.

Sans perdre une seule seconde, elle reforma le signe de la chèvre et prépara à nouveau du chakra pour sa technique et pendant qu’elle faisait ça elle visualisait déjà son reflet, y ajoutant tous les détails qu’elle avait mémorisés depuis le début de l’exercice et depuis toujours en fait. Elle était celle qui la connaissait le mieux, elle connaissait normalement chaque détail de son corps et ça n’était pas seulement aujourd’hui qu’elle avait commencé à faire attention aux détails, elle était une fille soucieuse de plaire, il était donc normal qu’elle prenne garde aux détails se son physique.

Elle s’attela ensuite à la création de son reflet en imaginant que ses pensées voyageaient jusqu’au chakra qu’elle avait expulsé par l’intermédiaire d’un fil composé d’énergie lui aussi et qu’il était vital de ne pas le rompre, comme une artère ou… comme un cordon ombilical ! Elle donnait naissance à une seconde Mangetsu et si elle coupait ce fil, elle privait d’oxygène son clone, le faisant rapidement disparaître. Cette image l’aida à ne pas perdre de vue de continuellement apporter de l’énergie à son clone en quantité raisonnable, pour ne pas l’étouffer, ni le gaver. Comme une mère avec son fœtus elle devait arriver à donner son énergie inconsciemment. C’était capital mais elle devait le faire sans même y penser.
Enfin elle forma le dernier signe et voulut faire apparaître son clone, essayant de n’oublier aucun détail alors qu’elle rendait visible son reflet de chakra.
Mangetsu Kukan chounin de Suna

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Re: La Commedia Dell' Arte [Introduction]

Message par Miyu Renraku » dim. 16 août 2009, 15:53

HRP : Beaucoup plus de plumes, très bien. Très légère somnolence pour les victimes de Mizaki (paupières qui se ferment mais ils arrivent à lutter).
Une Mangetsu apparaît à côté de la vraie, demeure 5 secondes valide avant de se brouiller et disparaître.


La jounin eut l'air extrèmement interessé par les propos de Soi Fon. Le médical après tout, faisait partie de ses passions... enfin le médical... ce qu'elle appellait ainsi. Hochant la tête avec un petit air mystérieux, Miyu plongea la main dans une poche dissimulée dans sa cape et en sortit un curieux étui ressemblant à une trousse. Ouvrant la pochette de cuir elle en sortit une deux fioles terminées par une curieuse petit aiguille très fine conservée sous un bouchon. Du côté opposé à l'aiguille un poussoir permettait de transmettre le liquide à travers l'aiguille... un liquide rubis.
« Cela anesthésira la partie du corps choisie entre une demi heure et une heure. Par contre une dose par tranche de 12h. J'insiste là dessus. Il risque d'y avoir des effets secondaires sinon. Et je suis à même de faire disparaître la plupart des cicatrices... je l'ai déjà fait pour Mangetsu une fois d'ailleurs. Bon courage pour la suite de ta technique si tu as besoin n'hésite pas. » termina t-elle en souriant avant de reporter son attention sur son élève chounin.
« Très bien Mangetsu ! » applaudit joyeusement Miyu. « On y est presque, c'est là tout près je le sens. On va manger et on reprendra tout ça demain. J'ai hâte de découvrir ton personnage. Retrouvons les autres. A la soupe ! » termina t-elle en criant pour que tout le monde se rassemble autour du feu et du repas.

Pendant que chacun mangeait à satiété, elle exposa la suite de la soirée.
« Mizaki jouera le fameux noble dont je te parlais Mangetsu. Il sera en pleine discussion avec une ambassadrice Kirienne. Ils discutent affaires, politique et logistique sur une opération shinobi visant à bouter la Mayoi hors de Kiri. » continua t-elle avec une formulation de phrase archaique.
« A toi de te rapprocher du noble sans froisser la diplomate... et qui sait ? Peut être arriveras tu à t'en faire une alliée également ? »
La jounin expliqua aux deux Kiriens qu'ils étaient libre de leur rôle du moment qu'ils jouaient le jeu et que Mizaki tentait de coller le plus possible au caractère « froid, arrogant, noble et possédé par le démon du jeu donc en besoin constant d'argent » qu'elle avait exposé à Mangetsu.
Après une rapide mise en condition ils débutèrent après que Miyu ait tapé trois fois d'un baton sur un autre.

Le lendemain ils reprirent la route et peu après avoir fait leur pause repas Miyu indiqua une série de pics rocheux au loin.
« Nous nous arrêterons au relais de la grande route commerciale qui traverse ces montagnes. Une excellente opportunité pour mettre à l'épreuve la verve de notre espionne en herbe. » sourit Miyu apparemment ravie.
« Tu conserveras le rôle du personnage que nous avons experimenté... alors... Mizaki sera ton garde du corps, Soi Fon une diplomate Kirienne que nous avons rencontré en cours de route... les autres seront tes amis qui t'accompagnent dans ce voyage d'agrément à travers le désert et moi je serai ta tutrice. » conclue t-elle en formant peu à peu les bases de la pièce de théâtre à caractère réelle.
« Le tout est que les gens y croient, qu'on t'octroie les meilleures chambres et un repas décent. Telle est ta mission pour ce soir. » ajouta t-elle avec un clin d'oeil complice.
Le relais était une grande maison à trois étages avec une écurie imposante un peu plus loin, plantée au bas des rocheuses au commencement de la route serpentant à travers les montagnes. Le sable était agrémenté d'herbe sèche et de cailloux. Quelques arbres malingres tentaient ça et là d'egailler le paysage.
La porte donnait sur une grande salle commune où étaient servis les repas. Une bonne dizaine de personnes des deux sexes étaient déjà attablés par petits groupes. Un trio de serveuses faisaient leur office, apportant des plats fumant de viandes, de pommes de terre et de salade verte. Derrière un comptoir se tenait un homme qui avait passé la quarantaine, déposant sur son plan de travail, des chopes de bière mousseuse, des caraffes d'eau et de ninja cola.

HRP :
Eclatez vous, suivez le post, puis ce que je vais vous dire. :)
Mangetsu parvient (avec votre aide, je laisse ça à votre imagination) à obtenir de bonnes chambres et les repas (en plus tu es végétarienne Mangetsu donc amuse toi...) pendant le repas, une table de quatre jeunes hommes (18-23 ans) un peu éméché pour certains mais pas pour tous, portant le katana, l'air dégingandé, attrapent soudain une serveuse et l'un d'eux, sous les commentaires égrillard des deux autres tente de l'embrasser. Dans la salle tout le monde baisse la tête, sauf le patron qui approche de la table en s'essuyant les mains sur son tablier... mais vous n'avez pas vu de service de sécurité et l'homme n'a pas l'air assez puissant pour s'occuper de tout les jeunes à lui tout seul en cas de rixe. Je laisse le reste à votre imagination. :mouahah:
Après le repas, Miyu propose à Mangetsu de tenter une nouvelle fois la technique à l'abri des regards indiscret (dans la chambre par exemple) et propose à Soi Fon de venir également pour tenter la sienne.
Mangetsu : le but à présent pour le bunshin est d'offrir l'étincelle de vie à ton reflet qui trompera définitivement ton adversaire et l'empêchera de voir que tu te démarques de ton image. Le bunshin doit donner l'impression, par sa simple vision, de pouvoir être touché, senti, entendu. Il est l'image d'une réalité, aux frontières même de celle-ci. Deux essais pour tenter d'en faire trois en même temps (donc également penser à placer tes bunshin dans l'espace, les faire évoluer de concert (après tout ils sont des marionettes qui reproduisent tes mouvements au moment où tu les execute etc...) avec des réussites partielles (apparition disparition flou etc) et un troisième dont je donnerai le résultat. :)
Mizaki : continue comme ça, essais indéfinis, concentre toi sur le sommeil maintenant, ce qu'il est, ce qu'il provoque, comment, les symptomes, impressions... termine sur un essai dont je donnerai le résultat. :winkk:
Soi Fon : j'ai hate de voir la suite, je te laisse définir le nombre d'essais et la manière dont tu veux t'y prendre. Place à la pratique de l'extrême. Paf mp tout ça... :lol:
Vous l'aurez compris, vous allez avoir besoin de vous envoyer des mp. Je rentre samedi soir. Amusez vous bien. Soi Fon si il y a besoin tu peux m'appeller sur mon portable. A très vite ! :D
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Re: La Commedia Dell' Arte [Introduction]

Message par Soi Fon » mar. 18 août 2009, 23:55

Soi Fon ne s’était pas trompée en s’adressant à Miyu pour sa technique. À peine lui avait-elle expliqué en quoi consistait le jutsu qu’elle tentait de maîtriser que l’intérêt de la jeune femme s’était immédiatement révélé. Avec un air mystérieux Miyu prit quelque chose dans sa cape et pour le peu qu’elle en avait vu de la junin, elle s’attendait presque à ce que ce soit un lapin blanc qu’elle sorte de là. Au lieu de ça ce fut un étui de cuir, parfaitement normal, qu’elle ouvrit pour en retirer deux seringues, ou quelque chose d’approchant, contenant chacune un liquide d’une belle couleur rouge. Miyu lui expliqua qu’il s’agissait d’un anesthésiant local. C’était exactement ce que recherchait Soi Fon, ça allait être vraiment parfait si on exceptait le fait qu’elle allait devoir se blesser sérieusement pour poursuivre son entraînement.
Il y avait malgré tout une consigne avec cet anesthésique, elle n’était autorisée à n’en utiliser qu’une dose toutes les douze heures, ce qui n’était pas très grave puisqu’elle disposait au minimum d’une demi-heure pour s’entraîner lors de chaque prise.

*Et en plus elle est capable de faire disparaître les cicatrices. Bon, ça ne s’annonce pas si mal que ça, même si ça va être carrément violent comme entraînement… M’enfin vaut mieux ça que de s’y essayer en plus combat, au moins là je suis sûre que Miyu pourra me venir en aide si je suis trop gravement blessée.*
Après lui avoir sourit, Miyu reporta son attention sur son élève pour la féliciter et également pour interrompre les entraînements en criant pour qu’ils viennent tous manger. La junin avait vu que Mangetsu avait réussi à former un clone qui était resté en place quelques secondes puis il avait disparu. Ça lui rappela le temps où elle-même apprenait cette technique, et le fait qu’elle avait dû apprendre toute seule. Mangetsu était chanceuse d’avoir un professeur pour superviser ses entraînements.

Avec l’annonce du repas, cela signifiait également la fin de l’entraînement pour Soi Fon qui resta à regarder les deux fioles qui reposaient au creux de sa main ouverte. Elle aurait bien aimé poursuivre immédiatement son entraînement mais son estomac lui signalait qu’il aimerait bien être rempli. Un peu à regret elle rangea soigneusement les précieuses doses dans son sac après les avoir enroulées dans un foulard, un vieux souvenir d’une chunin, puis elle prit la suite des deux Sunites et s’installa elle aussi pour manger.
Avant que Miyu ne crie, Soi Fon l’avait également entendue parler du personnage de Mangetsu qu’elle avait hâte de découvrir. Ces paroles étaient bien énigmatiques pour la Kirienne qui n’avait pas écouté leur dialogue durant le voyage et pour le coup, elle aussi était curieuse de découvrir ce personnage pour voir de quoi il en retournait. La jeune femme avait rapidement compris qu’avec sa collègue et capitaine, il fallait s’attendre à tout, y comprit à voir apparaître des lapins blancs.

Ils s’installèrent autour du feu pour goûter au repas préparé par Mizaki. Soi Fon ne s’attendait pas à de la grande cuisine, mais compte tenu des moyens à leur disposition Mizaki s’en était plutôt bien tiré, au moins avec les oiseaux que Soi Fon préférait au lapin, qui que soit le cuisinier.
Durant le repas, Miyu leur expliqua ce qu’elle attendait d’eux après le repas et la jeune femme comprit plus ou moins ce dont parlait la Sunite un peu plus tôt quand elle avait mentionné le personnage de Mangetsu. Mizaki et elle allaient également être mis à contribution, son équipier serait un noble et elle une diplomate. Au moins elle n’aurait pas de difficultés à entrer dans le personnage étant donné qu’elle était vraiment diplomate depuis qu’elle était devenue chunin.
En gros Mangetsu allait devoir les déranger en plein milieu d’une discussion passionnante et essayer de le faire sans froisser Soi Fon, la pauvre elle n’était pas rendue, pour pouvoir se rapprocher du personnage de Mizaki.

En fait ça allait être carrément joyeux pour l’espionne en herbe étant donné que Mizaki jouait un noble au caractère tout à fait délicieux : froid et arrogant. Cette arrogance pourrait servir à Mangetsu, de même que le besoin d’argent et la passion du jeu qu’avait mentionné Miyu. *C’est le genre de type qui me gonflerait rapidement.* En fait, d’eux trois, Soi Fon était celle qui était la plus libre puisque, hormis le fait qu’elle soit une diplomate, son personnage n’était soumis à aucune contrainte et il y avait moyen pour elle de bien se faire plaisir, même si juste démonter Mangetsu n’était pas l’idée mais la mettre en difficulté pourrait être amusant. Après tout les diplomates pouvaient être de véritables requins mine de rien.

Mizaki et Mangetsu changèrent d’apparence pour mieux coller à leur personnage, leur noble ayant un certain embonpoint tandis que la courtisane s’était faite belle, son henge reflétant une demoiselle bien coiffée dans une robe ouvragée. Haussant les épaules, Soi Fon joignit à son tour ses mains et utilisa le henge pour donner l’illusion qu’elle portait un kimono richement décoré et que ses cheveux étaient plus longs et remontés sur sa nuque à l’aide de plusieurs pinces à cheveux. Elle était également chaussée de zoris, s’inspirant pour beaucoup de certaines tenues qu’elle avait vu portées par les filles de la maison close où elle avait grandi mais elle s’était arrangée pour que ce soit plus habillé et que ça ne soit pas provoquant.

Une fois qu’ils furent tous prêt, Miyu donna le signal du départ de cette pièce improvisée. Mizaki et Soi Fon parlaient de choses et d’autres et Mangetsu se tenait à quelques pas de là, un verre à la main, regardant avec insistance vers Mizaki. Pour le moment les deux Kiriens parlaient toujours mais le jeu avait commencé et le premier mouvement avait déjà été amorcé par Mangetsu…

[hj] : notre dialogue arrivera sous peu, enfin on essaye :P.
Soi Fon Shinshun junin de Kirigakure no sato, le plus mauvais caractère du pays de l'eau
Bonne. Mauvaise. Je suis la fille avec l'hiroi ken.

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