Attente à l'oasis

Le pays lui-même... C'est là que seront réalisées une partie des missions.

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Musashi Akaito
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Attente à l'oasis

Message par Musashi Akaito » dim. 07 sept. 2008, 15:03

[HRP : et je reprends du service :P, on va reprendre tranquillement (un peu rouillé après deux mois sans faire le MJ ^^), dans un premier temps ca va surtout être de la remise en place dans le contexte et un peu de remise en jambe au niveau du rp. ]




Voila deux jours que Miyu était partie pour sa mission et que tous étaient revenus à l’oasis. Hakurei, Lee et Shiyu avaient suivi la chounin, Kat, Shinshi, Aoshi et Mai étaient restés à l’oasis.

Musashi était resté tout ce temps à attendre des nouvelles à la fois de Leolio, Sae et Miyu, mais également des troupes et des kiriens éventuellement redirigés vers cet oasis comme lui avait dit Miyu. Il n’avait pas eu la moindre nouvelle de ces trois la depuis un long moment, pour les deux premiers depuis qu’ils avaient fait diversion au village, pour la dernière depuis qu’elle était partie en mission.

Le jounin, toujours aussi anxieux pour ses proches, ne pouvaient s’empêcher de cogiter … Leolio et Sae ne l’inquiétaient pas réellement, après tout ces deux là avait un niveau proche de celui d’un Kage, et qui plus est Leolio semblait avoir un ange protecteur d’un niveau peut être même encore supérieur … Non, Musashi était inquiet pour ceux qui étaient partis en mission, aussi bien pour ses élèves que pour Miyu, et on pouvait le dire particulièrement pour cette dernière … Il fallait bien avouer qu’elle ne l’avait pas franchement aidé juste avant son départ en l’embrassant et en l’embarrassant de ses mots qui résonnaient sans cesse dans l’esprit du jounin.

* Un moment à nous …* Cette pensée effrayait quelque peu le jounin qui avait bien du mal à penser à autre chose, alors que la situation l’aurait surement exigé …

Malgré cette pensée qui tournait sans arrêt dans sa tête, Musashi avait passé le temps à se concentrer pour tenter de repérer les éventuels arrivants, qu’il s’agissent d’ennemis comme d’alliés, mais personne n’avait signaler sa présence pendant toute cette durée, pourtant entre Leolio, Sae, Miyu et son équipe, les troupes alliés et les kiriens, on pouvait dire que du monde avait été attendu, mais personne n’était apparu …

Musashi ne se lassait pas de cette situation, il avait l’habitude d’être ainsi, mais pour ses élèves qui étaient restés à l’oasis il en était sûrement totalement autrement, ce n’était qu’après toutes ces journées d’attente sans leur adresser réellement la parole et sans leur prêter réellement attention que Musashi se décida à descendre de son rocher.

*En plus de ça je leur ai interdit d’utiliser leur chakra pour éviter de se faire repérer d’éventuels ennemis … Ca n’a pas dû être simple pour eux de pouvoir s’occuper dans cet oasis désert sans pouvoir s’entraîner …*

Il forma quelques sceaux comme il avait fait avant le départ en mission, ceux permettant de communiquer directement dans l’esprit des personnes aux alentours (les genin étant éparpillés dans l’oasis fallait bien leur dire à tous en même temps de revenir).
« Que tout le monde me rejoigne au pied du rocher où je m’étais installé, j’ai à vous parler. »
(vous l’aurez compris donc ça c’est directement transmis dans votre esprit, vous entendez la petite voix de Mu dans votre crane :P).

Une fois qu’ils furent rassemblés autour du jounin, celui-ci prit la parole pour leur annoncer la suite des événements.

« Voila plusieurs jours déjà que nous patientons et je n’ai toujours reçu aucune nouvelle information malgré tout ce que j’aurai dû recevoir … Je pense qu’il ne vaut mieux plus perdre de temps à attendre et commencer à nous préparer de notre coté, si les autres ne donnent pas de signe de vie c’est peut être parce qu’ils se sont fait avoir, partons du principe que nous sommes les prochains et entrainons nous comme si c’était le cas … »

Musashi n’avait pas forcé l’optimisme dans ses propos, ceci était totalement volontaire, le silence ne signifiait pas forcément que les personnes s’étaient fait avoir, mais dans des situations comme celles-ci le plus sages était d’être prêt pour le pire des cas.

« Vous pouvez donc commencer à réutiliser votre chakra à partir de maintenant, je tâcherai de rester suffisamment concentré malgré vos entraînements pour repérer d’éventuelles personnes qui s’approcheraient de l’oasis.

Maintenant dites moi ce à quoi vous voulez vous entrainer, encore une fois je tacherai de vous aider dans la mesure du possible, je ne suis pas aussi fort que vos ainés de clan pour pouvoir vous faire apprendre leurs techniques spécifiques mais ça sera toujours mieux que rien.»





[HRP : avec ça vous avez la trame pour le début de votre post sur l’attente dans l’oasis (donc pas d’entrainement pour éviter de se faire repérer, à vous d’être imaginatif pour vous occuper pendant ce temps là, ou même à vous faire chier pendant toute cette phase d’attente, faites selon le caractère de votre perso quand on lui dit d’attendre sans s’entrainer et sans que le sensei ne s’occupe de lui du tout :P)

Ensuite avant de faire votre post je vous demanderai de venir me parler de la technique que vous aimeriez travailler par mp !! La on avisera


@ Mai et Aoshi :
vous pouvez directement m’envoyer le mp pour ce que vous voulez travailler comme technique ^^


@ Kat :
on va continuer en parallèle ce qui se passait dans le centre ville (on va le terminer rapidement, faut que je m’y remette aussi :P, je poste dans la journée de toute facon ^^), donc tu peux toi aussi m’envoyer le mp pour dire quelle technique tu veux travailler, on va tout faire en meme temps :D


@ Shinshi :
Toi c’est un peu particulier vu que tu n’as pas participé à la mission, donc on va en parler par mp avant pour décider aussi de ce que tu as fait pendant que les autres étaient en mission ^^. Donc si tu as une proposition tu peux m’envoyer ca par mp et dans le même temps me mettre comme les autres la technique que tu veux travailler :winkk:


@ tous les autres genin : vous êtes avec Miyu, vous n’êtes donc pas concerné par tout ce que je viens de mettre là vu que ça se déroule pendant votre mission ^^ (tout se rejoindra plus tard :P)


Maintenant pour tout le monde : si vous avez des doutes sur votre inventaire, les techniques que vous maitrisez déjà, celles qu’il vous reste à maitriser, etc … demandez moi (toujours pareil par mp ^^)


Echéance jeudi 19h pour le post !! (pas pour le mp ^^)


Voila, bonne reprise à tous et bon rp :D

(pour fêter la reprise je me remets en visible, enfin je mets en visible tout court vu que j’ai toujours été en invisible :lol: )]




edit :
bon ben j'avais prévenu pour jeudi 19h, aucun d'entre vous n'a posté, donc ben échéance repoussée à lundi 20h ^^ (même si vous postez dans l'heure qui vient je ne pourrai pas avant lundi soir personnellement, j'avais pas mis cette échéance par hasard ^^). Donc ben même si c'est lundi la nouvelle échéance tant qu'à faire essayez de poster un peu avant quand même et pas tous le lundi entre 19h et 20h :P
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Re: Attente à l'oasis

Message par Sawada Hakurei » dim. 14 sept. 2008, 15:17

Hakurei fixait le crapaud du bébé, comme hypnotisé. Le combat, ce qui se discutait, tout lui échappait complètement – d’ailleurs, il n’était peut-être même pas au courant de ce qu’il se passait. Tout ce qu’il savait c’était qu’il allait manger le crapaud, tôt ou tard. Quand le bébé serait loin. Quoique, il pourrait manger le bébé aussi. Ou pas, en fait, parce qu’un bébé c’est tout rouge, plein de sang et donc impur, et donc, à supprimer. Il tuerait le bébé puis mangerait le crapaud. Ou l’inverse. Mais il avait faim. Tout de suite là maintenant.
Et puis le crapaud, il est classe. Même que la tarentule elle est mieux quand même parce que ses pattes elle en a plus. C’est bien d’avoir plein de pattes on peut grimper au mur et puis on peut se gratter le dos tout en tenant ses couverts. Je veux plein de pattes aussi pour faire pareil. Je serai aussi classe que l’araignée même que les autres et ben y me prendront pour un dieu. Y reconnaîtront que j’en suis un et puis je pourrai aller dans le monde fait rien que pour moi. En plus je..
« Hakurei, suis-moi. »
« Moi aussi je veux un bonbon. »
Lee ne semblait pas l’avoir entendu. Il l’avait pris par le bras. Et entraîné. Et Hakurei avait obéi à l’ordre parce qu’il avait compris et que en plus le Maître ben il avait dit d’obéir à Lee.
Hakurei n’aimait pas trop Lee. Il obéissait, mais il ne l’aimait pas trop.
Ils arrivèrent dehors. Hakurei aimait bien dehors. Enfin, pas dehors ici, parce qu’il faisait trop chaud et qu’Hakurei n’aimait pas ça. Lee eut la bonne idée de se mettre à l’ombre. Finalement Hakurei l’aimait bien un peu quand même. Hakurei, il aimait le dehors avec des arbres, de la brume, beaucoup de brume, de la pluie, de l’eau.
Comme les poissons. Le poisson c’est bon à manger. J’ai faim. Je veux le crapaud. Oh l’oiseau. Il est beau l’oiseau ! Je veux l’oiseau aussi. Je veux voler sur son dos.
Il entendit Lee lui parler mais il n’écouta que d’une oreille et oublia aussitôt. L’oiseau. Il était beau. Il l’avait ramené une fois à l’oasis quand il s’était perdu. Je veux y retourner encore.
Sans prévenir – comme à son habitude – il se leva et se dirigea vers l’oiseau.
« Dis l’oiseau, oh dis, emmène-moi ! »
Lee le ratrappa et le fit se rasseoir. « Lâche-moi, je veux voler sur l’oiseau. Ne me touche pas tu vas me salir. »
Lee ne l’écouta pas.
« Tais-toi ».
L’ordre était clair, net, précis. Hakurei se tut. Mais sa demande n’avait pas été ignorée. Près de lui, l’oiseau vint se poser. A la grande horreur de Lee, qui eut beau faire, il ne parvint pas à retenir Hakurei. «Regarde, il va nous emmener sur son dos, monte ! »
Lee hésita puis, conscient que rien ne ferait changer d’avis Hakurei et que lui-même ne s’y connaissait pas encore assez en « language Hakurei » il préféra suivre plutôt que de se séparer. Et puis, ce n’était peut-être pas une mauvaise idée. Lee monta à son tour sur l’imposante bête. « Ouais, on va voler. » « Kanigu, emmène-nous à l’oasis. »
L’aigle sembla réfléchir un moment puis se décida à accepter. Bien que jouer les taxis ne l’emballait pas trop. Question d’honneur. D’ailleurs il se demandait bien pourquoi Keyran l’avait invoqué aujourd’hui. Mais celui-ci avait ses raisons que la raison ignorait, il ne fallait pas chercher plus loin. Il s’envola, pour le plus grand bonheur d’Hakurei et la plus grande horreur de Lee qui se voyait déjà se fracasser au sol.
Le voyage fut mouvementé car l’Oiseau avait une âme de voltigeur. D’ailleurs ce fut sans ménagement qu’il les débarqua aux pieds de Musashi et des autres. L’atterrissage fut douloureux. L’Oiseau lui, était déjà reparti virevolter plus haut dans le ciel, beaucoup plus haut.
« Heu…bonjour ^^° » fit un Lee un peu à la fois gêné, sonné et plein de sable.
Sawada Hakurei, étudiant de Sunagakure No Sato/ Kirigakure no Sato

"There's a hole in the world like a great black pit
And it's filled with people who are filled with shit
And the vermin of the world inhabit it.
But not for long...

They all deserve to die."

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Re: Attente à l'oasis

Message par Aoshi Tsukyo » dim. 14 sept. 2008, 16:24

Deux jours étaient passés depuis que Miyu et ses élèves étaient partis en mission. Aoshi aurait pu très facilement s’y joindre, mais il avait jugé que les affaires des Kukan ne le regardaient pas.
Depuis le retour au campement, son état avait beaucoup changé. La nouvelle de la trahison passive des Tsukyo l’avait choqué. Alors que toute sa vie il avait cru et avait eu confiance inébranlable en son clan, le genin ne savait plus du tout où se placer. D’une part, il se considérait comme un traître qui refusait de suivre les décisions de sa famille et qui en poursuivant ses idéaux de liberté, mettait en danger toute sa famille. De l’autre, il maudissait l’inaction des Tsukyo.

Deux jours à se morfondre, à tourner en rond dans l’oasis, coincé avec ses pensées les plus noires sur lui-même et sur sa famille. L’interdiction d’utiliser le chakra l’enrageait encore plus. Aoshi aurait voulu utiliser le Shunshin et faire une très longue course dans le désert, à toute vitesse. Il voulait se perdre parmi les éléments, ne faire qu’un avec le désert, et oublier toute cette rancœur qui pourrissait au fond de lui même.
S’il avait rejoint les rebelles, c’était pour en découdre avec ceux qui avaient tué le Kazekage et sali l’honneur du village du sable.
Au lieu de ça, l’adolescent restait bloqué au milieu de nulle part, à tourner en rond dans l’oasis, sans moyen de se défouler, à donner des coups de pieds rageux dans le sable comme pour frapper ses mauvais côtés.

Les premiers jours, Aoshi avait réussi à calmer cette colère en jouant de la flutte et en essayant de communiquer avec son arc. Ca n’avait mené à rien. Pas assez de patience. L’arc ne lui répondait jamais, et la musique ne le berçait plus autant qu’avant. Quelque chose avait changé. Trop de mauvais sentiments s’accumulaient en lui.
Impossible de se calmer. Le genin, qui s’endormait autrefois facilement accumulait les nuits blanches. Il lui était impossible de s’endormir tant l’inaction lui rongeait l’esprit. Les rares fois où il avait réussi à dormir, les cauchemars l’avaient réveillé.

Aoshi s’était pendant deux jours fermé complètement. Les remords l’avait envahi. Il s’en voulait de ne pas être resté aux côtés de sa famille. Maintenant, celle-ci risquait l’extermination si Suna apprenait qu’un de ses membres avait rejoint l’autre côté.

Puis, ce fut la délivrance. Musashi-senseï contacta mentalement ses élèves et leur demanda de les rejoindre. Aoshi accourut. Peu importe ce qui allait arriver, tant que le jounin les tirerait de cet état d’inaction.

Comme d’habitude, les nouvelles ne furent pas très bonnes. Musashi n’avait aucune information sur ce qui se passait dans la mission, ni sur les personnes qui devaient arriver. Le jounin proposa une séance d’entraînement. Aoshi jubila. Enfin il allait pouvoir vider toute cette tension qui s’était accumulée en lui.

Le genin attrapa son arc et s’éloigna. Il savait déjà depuis longtemps quelle technique il voulait apprendre. Assis dans son coin, il réfléchit. L’arc n’avait jamais voulu montrer sa vraie forme. Aoshi devait changer de manière. Il avait d’abord proposé à son arc de discuter avec lui, mais l’arme n’avait pas répondu.
C’était décevant.
Cependant ce silence n’était pas total. L’arc réagissait quand Aoshi lui demandait de faciliter les techniques. L’arme n’était peut-être pas prête à parler, mais acceptait que son archer se serve de lui.
L’arc aimait être dominé, il arc adorait devoir faire des trucs sous la contrainte avec un bâillon sur la bouche ? Quoi que, l’arc voulait peut-être un rapport uniquement professionnel ? Dans tous les cas, il fallait mettre les choses au clair rapidement.

Aoshi se mit en position de tir, et ferma les yeux. Il fallait essayer de ressentir ce qu’était vraiment l’arc, et lui demander de se montrer. Pour cela, rien de mieux que de faire circuler du chakra entre lui et l’arme, puis essayer de trouver sa vrai forme, et la faire ressortir. Autant dire que c’était une sacré opération.
Plus Aoshi s’entraînait, plus il avait l’impression que l’arc faisait partie de lui. Le flux de chakra naviguait de plus en plus facilement entre son corps et le bois. Le genin ne perçut rien d’anormal. Les sensations étaient toujours aussi agréable, pas de présence étrangère notable, le chakra formait toujours un halot bleuté, pas de bruits bizarres.

Alors, que faire ressortir ? Bien rien de spécial. Soit l’arc ne voulait pas se montrer, soit Aoshi s’y prenait mal. Le genin fit circuler le chakra plus rapidement dans l’arme, le fit vibrer, mais rien ne se passa de spécial. Finalement, il expulsa violemment le chakra de l’arme, ce qui n’entraîna rien à part faciliter la localisation du groupe.

Le shinobi ne se découragea pas et recommença sans hésiter. Il fallait trouver la vraie nature de l’arme. Peut-être qu’il cherchait au mauvais endroit ? L’arc était issu de l’âme de son archer, alors la vraie forme devait se trouver quelque part en lui. Aoshi rétablit le flux de chakra et fouilla cette fois en lui. Il n’y avait rien de plus anormal en lui que les dernières fois. Son cœur battait toujours aussi bruyamment, son estomac gargouillait, le chakra émettait toujours cette douce lumière bleue, et niveau sensation, c’était toujours pareil, quoi que quelques idées noires s’étaient installées.

Si Aoshi n’arrivait rien à trouver par lui même, alors il fallait demander de l’aide à son arme. Troisième essai. Toujours en position de tir, l’archer fit circuler du chakra en lui. Lorsqu’il stabilisa la circulation, il envoya une pensée à son arme
*Montre moi qui tu es. *
Pas de réaction. Le flux était toujours inchangé.
*Montre toi. *
Toujours rien, pas une ride sur le ruisseau de chakra.
*Aller, s’il te plait. *
Quelque chose changea, une très légère vibration. Aoshi s’emballa, et chercha directement à localiser son origine. Ce qui dût arriver, arriva. Elle se stoppa net, laissant le genin complètement déçu. S’était emporté comme un débutant, et avait perdu sa seule et unique piste. L’arc s’était sûrement moqué de lui encore une fois. Maintenant, il ne lui restait plus qu’à ressayer…
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Re: Attente à l'oasis

Message par Musashi Akaito » mar. 16 sept. 2008, 10:33

[HRP : bon ben visiblement il y en a deux qui réclamaient et qu’on a perdu en route :mrgreen:.
J’ai fais comme si le post d’Aoshi se situait avant celui d’Hakurei, ça m’arrange et comme ça Aoshi pourra aussi en tenir compte dans son prochain post :P]




Musashi observa les essais d’Aoshi du coin de l’œil tout en étant attentif à la fois à son entrainement mais également à d’éventuels arrivants aux abords de l’oasis.
Même si aucun arc d’une forme un peu différente n’était apparu dans les mains du genin, ce dernier semblait malgré tout avoir ressenti quelque chose que le jounin lui n’avait put percevoir…

*L’arc réagit déjà ? Bien, ça pourrait être relativement rapide dans ce cas.*

Musashi se rapprocha de son élève, il ne connaissait pas bien le mode de communication que pouvait avoir l’arc avec Aoshi mais souhaitait malgré tout tenter de donner une piste à son élève.

« Je pense que ta méthode pour insuffler le chakra à ton arc est la bonne, après tout elle t’a permis de faire accepter à ton arme d’y insuffler ton chakra futon auparavant.
Je crois que ce qui ne va pas dans cet exercice auquel tu te livres aujourd’hui est que tu ne tentes pas assez de visualiser la vraie forme de ton arc. Pour une invocation d’animaux par exemple on doit d’abord établir un lien par le sang puis visualiser quelle créature on souhaite appeler avant de réaliser le jutsu en lui-même. Certes pour toi le lien ne passe pas par le sang mais par une reconnaissance de ton chakra, donc déjà sur ce point ça diffère un peu, mais je pense que la visualisation de ce que tu souhaites invoquer reste malgré tout importante.
Je me doute que tu ne connais pas sa vraie forme et qu’il est impossible pour toi de définir précisément à quoi il ressemble, mais il en est de même avec tous ceux qui se lancent dans l’art de l’invocation d’animaux, il faut imaginer une forme globale, tenter d’imaginer sa taille, une allure, peut être même une couleur je ne sais pas, mais pour une invocation il faut un premier travail d’imagination pour savoir ce que l’on invoque. Si tu connais le nom de ton arc alors cela sera suffisant je pense et tu n’aurais certainement pas besoin de t’imaginer sa forme, pour les invocations classiques, lorsqu’on commence à en avoir une bonne maitrise, ne nécessite plus vraiment de travail d’imagination sur la forme, il suffit de penser à son nom et généralement cela suffit.

Je ne peux pas te dire si tout ce que je te conseille là marchera avec ton arc, mais ça peut valoir le coup d’essayer. »


A peine eut-il terminé de parler à son élève qu’une présence se fit sentir, ou plutôt plusieurs présences, elles se rapprochaient, deux d’entre elles étaient familières. Le jounin releva alors brusquement la tête, ces présences se trouvaient dans les airs.
*Lee et Hakurei ?? Seuls ??*

L’atterrissage des deux jeunes gens fut des plus chaotique et brutal, ils s’écrasèrent au milieu du groupe avant que Lee ne se redresse péniblement pour saluer ceux qui étaient restés à l’oasis.

« Qu’est ce que vous faites là … ? Miyu et les autres, où sont-ils passés ? … Et puis c’est quoi cette épée ?? »

On pouvait l’affirmer : la situation échappait totalement à un Musashi qui ne pouvait masquer son étonnement devant cette situation à laquelle il ne s’était clairement pas attendu. Le fait que Miyu ne soit pas avec eux l’intriguait au plus haut point, qui plus est l’oiseau sur lequel ils étaient arrivés n’appartenait pas à la chounin, ce n’était donc certainement pas elle qui les avait envoyé jusqu’à l’oasis.


D’un geste de la main, Musashi fit signe à Aoshi, Shinshi et Kat de s’éloigner, il se devait d’avoir une conversation avec les deux qui venaient d’arriver dans des conditions que le jounin ne comprenait pas le moins du monde, il devait comprendre puis prendre une décision sur la marche à suivre avant d’en parler avec ces trois là.



[HRP :

Pour le prochain post donc le dialogue qu’il y aura entre Lee, Hakurei et Mu aucun des trois ne l’entendra ^^, par contre tout ce que j’ai mis dans ce post et leur arrivée fracassante ça vous avez tout vu :D.

Lee et Hakurei : bon ben là je pense que c’est pas compliqué : ça part en blabla dans l’immédiat, on verra après comment ça évolue :P

Aoshi : déjà ta réflexion par rapport a tout ce que t’a dit Mu, puis en gros l’équivalent de 5 minutes d’entrainement, pas plus, en gros 3 essais à nouveau avec des échecs pour lesquels tu trouveras toi-même les causes (ça peut être des essais pour demander le nom à ton arc comme des essais vraiment d’invocation en imaginant la forme ou bien encore des essais comme tu faisais précédemment en tentant de recréer cette vibration que tu avais senti, etc …). Enfin bref ces trois essais tu as le choix sur la manière de les faire et sur la manière avec laquelle ils ratent ^^. Au passage, quand je dis que ça rate c’est que rien n’apparaît, mais tu peux très bien mettre que tu sens que ça progresse, que ton arc répond, ou des trucs du genre, le fait que ça rate ne veut pas dire échec total :P, tant que tu restes crédible tu fais comme bon te semble :D.
Ce post pour toi c’est plus une transition le temps que le dialogue entre Hakurei, Lee et Mu se fasse, je ne te demande donc pas de faire un bon gros post, en gros juste montrer ce que tu fais pendant qu’ils parlent, ensuite ne t’en fais pas ça va évoluer plus rapidement que tu ne penses :P.

Shinshi et Kat : voir post précédent ^^



Echéance fixée à vendredi 21h !!!
Pour Lee et Hakurei il serait bien que le dialogue soit établi d’ici là ^^ (même si je sais que l’accès a internet pour l’instant c’est pas la fête et que la concentration est parfois difficile :mrgreen: ). Ca permettrait de prendre une décision sur la marche à suivre pour la suite et ainsi de décider les conditions dans lesquelles les trois autres poursuivent leur entraînement :D.

Bon rp a vous :D
(et toujours pareil : en cas de problème il y a les mp ^^) ]
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Re: Attente à l'oasis

Message par Aoshi Tsukyo » dim. 21 sept. 2008, 13:08

Musashi vint parler à son élève après ses essais à l’invocation. Les conseils du jounin furent simples. Penser à la forme ou prononcer le nom de l’arme suffisait à invoquer sa vraie forme. Facile en théorie, mais Aoshi ne connaissait ni le nom, ni la forme de son arc. Au moins, il n’y avait pas de don de sang à faire.

Le genin s’apprêtait à faire une seconde série d’entraînement quand un événement imprévu se déclencha. Hakurei et Lee arrivèrent à dos d’oiseau géant. Le Tsukyo regarda les deux loustics d’un œil distrait, et reprit ses entraînements. Les événements dans ce genre arrivaient souvent avec Lee et maintenant, Aoshi était habitué. Le mieux était de ne pas prêter attention à ce genre de débordements habituels. Ce n’était même pas important d’écouter les affabulations de ces deux comiques sur leurs actes.

Arc en main, le genin reprit son entraînement. Il voulait essayer de retrouver la source de cette vibration. Aoshi ferma les yeux, et fit le vide en lui. Il insuffla du chakra dans son arme, et attendit. Après quelques secondes, la vibration réapparut. Aoshi attendit et la laissa s’amplifier. Lorsqu’elle fut assez stable, le genin chercha d’où elle venait. La recherche fut peu fructueuse. Aoshi ne trouva pas d’où elle venait, ni ce qu’il pouvait en faire. Elle avait empli tout l’arc, sans avoir d’épicentre. Impossible de la faire émerger sur la surface du bois.

Si la vibration ne se laissait pas encore manipuler, alors il fallait utiliser la technique standard lors des invocations. Trouver la vrai forme de l’arme et y penser très fort. Aoshi ferma les yeux et imagina diverses formes d’armes. Animaux, objets, rien de ce qu’à quoi s’assimilait le genin, ne faisait réagir l’arc. Aoshi soupira, et utilisa son dernier recourt : discuter avec l’arc.

En position de tir, Aoshi ferma les yeux et établit un courant de chakra entre lui et l’arc. Lorsque la circulation fut stable, le Tsukyo parla doucement à son arc. Comme d’habitude, l’arc ne répondait pas du tout. Tout allait bien, jusqu’au moment où Aoshi posa la question fatidique.
*Donnes-moi ton nom. *

D’abord il ne se passa rien, puis il entendit un petit rire cristallin, comme celui qu’il avait déjà entendu lors de sa dernière visite à Suna. Puis il y eut un flash. Aoshi aperçut l’espace d’une seconde une image effrayante. Une petite fille au milieu d’un cimetière embrumé, le visage et le corps plus ou moins caché par une longue capuche noire, tenant dans une main une faux et dans l’autre une poupée à l’effigie d’Aoshi. Au-dessus d’elle, perché un arbre mort, un énorme corbeau ricanait.
Le genin rompit la circulation de chakra et lâcha l’arc de surprise. Si cette fille était-elle vraiment la représentation humaine de son arc ? Ca concordait beaucoup avec les rapports qu’il avait déjà eut avec son arc. L’arme essayait de l’impressionner en projetant des images pareilles. Elle était issue des mauvais côtés d’Aoshi. La suite de son entraînement risquait d’être tendue…
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Re: Attente à l'oasis

Message par Musashi Akaito » mar. 23 sept. 2008, 17:11

Alors que le jounin venait de poser sa question à Lee et Hakurei, une nouvelle présence se faisait sentir au loin, pendant plusieurs jours personne ne s’était manifesté et voila qu’en ce jour tout le monde semblait porter de l’intérêt à ce lieu où s’était terré Musashi avec un certain nombre de ses genin…

Une nouvelle fois cette présence arrivait par le ciel.
*Miyu … ?* pensa le jounin non sans contenir une pointe d’inquiétude, il ne reconnaissait pas la présence de la chounin, mais pour arriver par le ciel le Renraku n’avait d’ordinaire pas leur pareil.
Ce fut Tai qui apparut aux yeux du jounin, il était seul … Il n’en fallut pas plus pour qu’il se précipite vers l’oiseau qui était en train d’atterrir (nettement plus en douceur que Lee et Hakurei quelques minutes auparavant). Les deux se postèrent l’un face à l’autre, pas un mot échangé, pas une seule question de la part de Musashi pour l’oiseau, s’il était là sans sa maitresse c’est parce qu’il lui était arrivé quelque chose, qu’elle l’avait surement envoyé à la rencontre du jounin pour qu’il suive l’oiseau. Qui plus est il était sous sa forme développée, il avait donc cherché à faire vite avant de passer inaperçu, Miyu ne devait clairement pas être en bonne posture …

« Je te suis, laisse moi juste quelques secondes, j’ai quelques recommandations à faire avant de quitter cet endroit. »

Musashi s’approcha d’Aoshi qui était en train de s’entrainer pour lui donner quelques instructions pour les heures à venir.

« Miyu et les autres ont des problèmes, je vais les rejoindre ... Tu es celui qui va assurer la protection de l’oasis, les autres seront sous ton commandement, même si cela ne te plait pas … Il est possible que Leolio, Sae ou même des exilés de Kiri viennent jusqu’à l’oasis, il s’agissait du point de ralliement pour ceux qui allaient combattre le nouveau régime de Suna, tu es donc responsable de ce lieu et des personnes qui arriveront ici à ma place pendant mon absence. »

Musashi se tourna directement vers Tai, ne laissant pas le temps à Aoshi de pouvoir lancer un simple « mais », Musashi aurait préféré que la mission de Miyu et des siens se passe bien et ainsi de n’avoir qu’à attendre leur retour à l’oasis en supervisant les différents entrainements.

« Lee, Hakurei, sur le dos de Tai, c’est un ordre. »

Musashi tout en passant devant eux n’avait qu’à peine croisé leur regard, il n’était pas furieux, non, il ne voulait simplement pas perdre de temps et cherchait à éviter un maximum des discussions qui au final ne feraient que faire perdre un peu plus de temps alors que celui-ci semblait déjà bien mince.

Tai vint se porter à hauteur d’Hakurei et de Lee en les invitant à monter sur lui puis prit son envol rapidement derrière, prenant la direction de sa maitresse, Musashi courant en dessous de lui à coups de shunshin afin de ne pas perdre de temps. Tai, malgré le poids des deux genin posés sur lui, avançait à vive allure dans les airs, le jounin regardait en permanence autour de lui afin d’espérer voir rapidement le groupe vers lequel Tai le menait, la nuit tombait désormais …

La course dura ainsi toute la nuit, Tai guidant un Musashi qui ne connaissait pas le moindre ralentissement dans sa course, prendre du repos était hors de question dans ces conditions. Il se demandait malgré tout comment Aoshi s’en sortait de son coté, il l’avait totalement mis devant le fait accompli sans lui laisser vraiment le choix, il n’aimait pas vraiment donner des ordres comme cela mais lui non plus n’avait pas vraiment eu le choix, il n’aurait pas pu envoyer les genin à sa place, si Miyu s’était fait avoir alors ils n’étaient pas de niveau, qui plus est il devait y avoir quelqu’un au niveau de l’oasis en permanence.

Lorsque l’aube pointa, Tai commença à descendre petit à petit, ils devaient se rapprocher de l’endroit où Miyu et les autres devaient se trouver. La zone était un peu plus rocailleuse au milieu de laquelle se trouvait une grotte devant laquelle Musashi alla se poster. Il put apercevoir Shiyu et Mangetsu en train de dormir, mais également deux autres personnes qu’il ne connaissait pas, *Certainement des personnes rencontrées pendant la mission* pensa le jounin qui commençait à parcourir du regard l’entrée de la grotte sans y voir celle qui l’inquiétait le plus dans cette affaire.

Elle n’était pas là, Musashi se tourna alors vers l’extérieur et aperçut Tai se poser à une centaine de mètres de l’entrée de la grotte. Musashi accourut alors et put voir Miyu allongée face contre sol dans le sable. Tai avait déposé Lee et Hakurei par la même occasion mais déjà le jounin n’avait d’attention plus que pour celle qui gisait en cet endroit. Musashi posa deux doigts sur le cou de la chounin et put constater que malgré son état elle était toujours vivante.
Musashi retroussa rapidement ses manches et posa ses mains emplies de chakra sur le dos de la chounin, cherchant ainsi à soigner quelques blessures mais aussi et surtout pour lui donner suffisamment d’énergie pour qu’elle puisse reprendre conscience. Au bout de quelques courtes minutes, la chounin put ouvrir les yeux et reprendra partiellement ses esprits.



La chunin jetait des coups d'œil éperdus autour d'elle, à moitié aveuglée par le soleil, l'esprit encore embrumé par les griffes de douleurs qui lui tenaillaient les entrailles, elle tentait vainement de griffer le sol pour ramper de quelques centimètres supplémentaires vers le village.
"Ils sont... là bas... je peux encore... ce sont mes élèves... mourir... non... peux pas accepter..."
Ses abdominaux se contractèrent et elle cracha du sang, la gorge plus sèche qu'un cœur de banquier.
Des mains fraiches et bienfaisantes se posèrent sur son ventre et sur son front torturés par la fièvre alors que ses pupilles dilatées se posaient sur la silhouette de Musashi. Elle crut d'abord à un rêve mais ce contact chéri était on ne peux plus réel. Des larmes coulèrent des yeux de la chunin, vision perturbante pour qui la connaissait, habituellement fière et inflexible.
"Mu... les enfants... sauver... je dois... Chibi... Lee... Hakurei... me relever... chercher..." sa voix s'était faite implorante, angoissée.
Elle tenta de se relever en posant ses mains au sol mais sitôt qu'elle eut tenté de pousser elle retomba immédiatement sur le sol avec un gémissement plaintif.



Lors des premiers mots de la chounin, Musashi comprit que la chounin avec le peu de force qui lui restait se préparait à aller chercher ses élèves manquants. Le jounin avait ramené avec lui Hakurei et Lee, puis avait trouvé Mangetsu et Shiyu au niveau de la grotte où Tai l'avait mené, il voyait bien qu'il en manquait un, le jeune Chibi ...
Musashi avait pu la retenir d'un simple geste de la main lorsque la chounin s'était mise à ramper suite aux premiers soins, mais il ne put l'empêcher de tenter de se relever et de chuter immédiatement derrière.
Le jounin passa ses mains dans le sable sous le chounin puis souleva celle ci dans ses bras.
"Ne t'en fais pas, Lee et Hakurei vont bien et se trouvent ici même. En revanche Chibi n'est pas ici, je vais envoyé des serpents qui vont le retrouver et l'aider à revenir jusqu'à nous, ne te surmène pas dans ton état."
La voix du jounin était douce et se voulait la plus rassurante possible pour que celle qui se trouvait maintenant dans ses bras ne s'agite pas trop. Pour le moment il n'avait appliqué que des soins primaires et devait en subir encore d'autres un peu plus douloureux, pour cela mieux valait retourner dans la grotte auprès des autres que de rester allongé dans le sable.

Miyu ne batailla plus, elle était trop épuisée pour cela, elle se contenta de fermer les yeux et de se rendormir d’un sommeil fiévreux. Shiyu était arrivé peu avant à leurs abords, la chounin avait-elle entendu la phrase qu’il lui avait glissé juste avant de s’endormir ?? Musashi ne pouvait pas le dire, mais nul doute que si la chounin l’avait entendu alors il y aurait surement une petite représaille :P.

Musashi apporta alors Miyu jusqu’à l’entrée de la grotte où se trouvait Mangetsu et les deux étrangers, puis demanda à Lee, Hakurei et Shiyu de rester sur place quelques instants aux cotés de la chounin endormie. Après s’être éloigné d’à peine vingt mètres il composa quelques sceaux et plaqua sa main au sol.
« Kuchiyose no jutsu… »
Quatre serpents d’à peu près deux mètres de long étaient apparus au sol, ceux-ci se dressèrent devant Musashi qui commença à leur parler.
« Partez à la recherché de Chibi. Dès que vous l’avez trouvé alors je vous laisse juge de la situation. S’il est emprisonné et que vous pouvez le sortir alors tuer tous ceux qui le retiennent captif sans distinction. S’il va bien mais est simplement perdu alors ramenez le à l’oasis. S’il est emprisonné sans que vous puissiez le sortir alors venez me chercher. En revanche, s’il a déserté, tuez le. »

D’un grand geste du bras Musashi ordonna la dispersion de ses serpents qui s’enfouirent immédiatement sous le sable. Le jounin revint sans un mot vers ceux qu’il avait laissé peu auparavant et se pencha de nouveau sur Miyu avant de tourner la tête vers les autres.

« L’un d’entre vous est-il blessé au point de ne pas pouvoir courir ?? »

Le jounin attendit la réponse de chacun et soigna ceux qui lui demandèrent un soin supplémentaire en plus de celui que Miyu leur avait prodigué quelques heures auparavant.
(HRP : évidemment ça dans votre prochain post vous apportez la réponse et faites comme si le Musashi vous soignait, si évidemment vous avez demandé à être soigné :P)

Restait désormais celle qui avait sombré de sommeil quelques instants auparavant dans les bras de Musashi. Le jounin avait déjà fait un premier constat des dégâts et savait pertinemment que pour la remettre sur pied il avait devoir utiliser une technique n’appartenant pas vraiment à la catégorie des médecines douces … Il poussa un soupire en pensant aux représailles qui suivraient certainement lorsqu’elle serait de nouveau totalement sur pied, mais au moins ainsi il était sûr de pouvoir réparer un maximum des dégâts en une seule fois.
Il posa une main au niveau du ventre et une autre au niveau de la poitrine de la chounin, prit une grande inspiration avant de lancer cette technique de son cru, l’Hokyou. Le chakra explosa littéralement en dehors des mains du chounin et vint pénétrer violemment à travers la peau de la chounin qui cambra brutalement le dos (un peu comme quand on prend un coup de défibrillateur :P). elle retomba au sol tout en ayant une respiration haletante, en lui-même ce jutsu faisait réellement mal, mais la plupart des dégâts internes étaient maintenant guéris même si cela ne se sentait pas encore vraiment.
Le jounin se releva et se tourna vers la petite troupe.

« Bien, d’ici une dizaine de minutes elle aura repris totalement ses esprits, pour l’instant elle risque plus de retomber dans les pommes qu’autre chose, une fois qu’elle sera réveillée alors nous pourrons repartir vers l’oasis, je préfère qu’on y arrive avant la tombée de la nuit si c’est possible …

En attendant Shiyu et Mangetsu j’aimerai que vous m’expliquiez un peu ce qui s’est passé dans votre mission, comment vous avez pu tous en revenir dans cet état, comment vous vous en êtes sortis, et qui sont ces gens ainsi que cette épée qu’Hakurei et Lee avaient rapporté jusqu’à l’oasis. »


Musashi écouta attentivement sans jamais interrompre, il comprenait désormais la situation dans laquelle ils s’étaient embourbés …
(HRP : Mangetsu et Shiyu on attend évidemment de vous que vous fassiez le petit récit a Mu :P, mettez vous d’accord par mp avant si vous voulez sur ce que chacun dit, enfin bref faites comme vous voulez mais n’oubliez pas ce récit :D)

Au bout de simplement six minutes, Miyu revint à elle, toujours dans un état un peu précaire mais au moins elle pouvait parler avec toute sa conscience. Seulement les soins prodigués par Musashi n’avait visiblement pas été suffisants pour qu’elle puisse gambader à travers le désert. Qui plus est les deux personnes présentées par Mangetsu et Shiyu ne semblait pas non plus en superbe état, et il fallait bien avouer que même si Shiyu et Mangetsu avaient été soignées ils ne pourraient certainement pas tenir toute une journée à courir en plein soleil, il en était certainement de même pour Hakurei et Lee d’ailleurs …

Le constat n’était pas brillant, soit Musashi restait ici à soigner tout le monde jusqu’à ce que lui soit épuisé et qu’ils ne gagnent au final pas le moindre temps, soit ils partaient malgré tout dès maintenant en voyant jusqu’où les forces de chacun pouvaient les mener.

« Nous partons, nous ne pouvons pas rester ici éternellement, je m’inquiète pour Aoshi qui s’occupe des autres et de l’oasis …

Tai, tu prends ta maitresse sur ton dos, elle est certainement celle qui peut le moins courir, avec un peu de repos je pense qu’elle pourra finir le trajet par elle-même. »


Le jounin aida alors Miyu encore un peu vaseuse à monter sur le dos de son oiseau puis fit un geste de la main pour signifier à tout le monde que le moment du départ était venu.


Le début de la traversée fut laborieuse, le rythme que voulait Musashi n’était clairement pas atteint, ils n’avaient aucune chance de rentrer avant la nuit, si bien que le jounin au bout de prêt de trois heures de course sans le moindre arrêt performant à nouveau quelques sceaux avant une nouvelle fois de plaquer sa main au sol.
« Kuchiyose no jutsu! »
Cette fois ci il n’y eu qu’un seul serpent, et il faisait 25 mètres de long …
« Que ceux qui pensent pouvoir suivre le rythme continuent à pied, les autres montez sur le dos de Hi. »
On ne pouvait pas dire que ce convoi était des plus discrets … En plus d’être nombreux ils avaient un oiseau avec quelqu’un sur son dos, ainsi qu’un serpent immense qui rampait au sol avec d’autres personne sur son dos.

Le rythme put se rapprocher de ce qu’avait espéré Musashi mais ce n’était pas encore ça, si bien que cette course dura jusqu’en milieu de nuit avant de joindre l’oasis, ceci en comptant les pauses qui avaient été effectuées le long du trajet.

Aoshi était là, les autres aussi, mais toujours aucune trace de Leolio, Sae ou de personnes de Kiri, Musashi put souffler en constatant qu’il n’était rien arrivé pendant son absence.





[HRP : bon ben la on ne va pas se mentir vous avez de quoi rp ^^

Aoshi :
déjà ta réaction suite au fait qu’à peine tes essais précédents terminés Musashi te file une nouvelle responsabilité :P (et bien sur réaction aussi quand tu vois l’oiseau atterrir ^^). Le départ est donc juste avant le coucher du soleil, toute la journée suivante tu es le gardien chef de l’oasis :P, personne n’est venu a l’oasis et donc tu n’as eu aucun soucis, et puis ensuite tout le monde rapplique dans la nuit qui suite :mrgreen:.
Concernant ce que tu fais dans la journée ben je pense que tu sais : entrainement :P (bon et puis a toi de broder pour ne pas faire que ca non plus ^^). Encore une fois je te laisse diriger ton entrainement, tant que tu restes raisonnable ca va, et à la fin réussite sur l’invocation de l’arc (en n‘oubliant pas de donner un max de précision sur sa vraie forme et tout ca ^^). Je te demanderai malgré tout une petite chose, c’est de me présenter ton post par mp avant pour voir s’il me convient, parce que si j’estime que ce n’est pas suffisant pour que tu maitrises la technique alors je te demanderai d’en rajouter un peu ^^.

Shinshi et Kat :
vous commencez par lire tout ce qui s’est passé et puis ben memes instructions qu’avant ^^

Tous ceux qui n’étaient pas à l’oasis :
La trame est posée avec ce post, a vous de broder autour en faisant travailler votre imagination, par exemple je n’ai détaillé aucun des voyages entre l’oasis et le grotte et inversement, on attend de vous que vous complétiez ca a votre guise tout en restant crédible (genre ne faites pas une attaque de bandits pendant le trajet ou un truc du genre :lol: ).
En plus de ça entre tout ce que dit Mu et ce qui se passe il y a vraiment de quoi faire :D



Vous avez jusqu’à vendredi 23h !!! ^^
(et vu le nombre que l'on va être à jouer en même temps ben la on ne repoussera pas, comprenez qu'on ne peut pas ralentir un groupe assez nombreux simplement pour une personne :winkk: )


Bon rp a vous :D ]


Edit Miyu : J'ai oublié de vous dire que la technique du katana odori était validée pour Shiyu et que le Henge est validé pour Mangetsu. :) La mission de rang C a était également validée, les récompenses et tout ce qui va avec seront ajoutées avec la notation hebdomadaire. Bon post ! ;D
Musashi Akaito, Jounin de Suna

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Shiyu Kûkan
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Re: Attente à l'oasis

Message par Shiyu Kûkan » ven. 26 sept. 2008, 14:51

Suivant le junin qui portait Miyu, le chevalier ne put louper les deux personnes qui venaient elles aussi d'arriver, ni même une phrase qui l'irrita.

"Ne t'en fais pas, Lee et Hakurei vont bien et se trouvent ici même. En revanche Chibi n'est pas ici"

Ces traitres avaient fuit le combat, déserté leur mission, n'importe qui iraient bien dans ces conditions. Mais eux deux avaient eu le culot de revenir comme si rien ne s'était passé. Et après avoir visiblement laissé le môme de côté.
Seule la vue de sa mentor en triste état l'empêchait de laisser parler l'acier. S'il faisait cela maintenant Musashi lui mettrait la raclée de sa vie, mais surtout le faire relâcher son attention sur la santé de Miyu pour une lutte intestine n'était pas une bonne idée pour le moment. Mais le temps viendrait.

Alors qu'il venait de les ramener à la grotte, le junin s'éloigna rapidement, d'une vingtaine de mètres, c'était assez pour que Shiyu puisse récupérer quelque chose qu'il ne supportait plus de savoir entre les mains de ces deux parodies de ninjas. Lançant un regard noir à Lee il lui arracha l'épée Kûkan des mains. Il avait dû sacrément se retenir pour ne pas menacer son ancien coéquipier, peut être même qu'il aurait aimé que Lee refuse, juste pour pouvoir mettre son éventuel "sinon" à l'œuvre. Mais Musashi n'était pas loin, et l'état de Miyu n'était toujours pas brillant.


Une fois le junin de retour, il commença par demander à chacun s'il pouvait courir.

"Ca va pour moi, avec les soins que m'a administré Miyu-senseï je pourrais courir un marathon"

Alors qu'il finissait sur une pointe d'ironie, sa voix s'emplit rapidement de dédain.

"Lee et Hakurei ne devraient avoir besoin de rien, après tout on ne risque pas de se blesser lorsque l'on laisse les autres prendre les coups à sa place"


Après ces soins Musashi se reconcentra sur la chuunin. Reculant d'un pas le chevalier fit une grimace en voyant sa mentor se cambrer violement sous le jutsu. Cela faisait un moment que le genin suivait la jeune femme, mais jamais il ne l'avait vu ainsi, même la veille en plein combat elle semblait pleine d'assurance. Depuis son état n'avait eut aucune raison d'empirer à ce point, alors pourquoi avait elle fini la tête dans le sable ?

S'en suivit la question du débriefing, Musashi voulait savoir ce qui s'était passé, comment une mission avait pu autant dégénérer.
Laissant le début du récit à sa cousine, Shiyu reprit dès qu'il fut question de leur combat contre le chef des Hyènes, sous le regard sérieux du junin.

"Kuroki était gardé et interrogé par le chef du groupe et son lieutenant. Il avait été tellement drogué que toute aide de sa part était impossible. Le plan consistait à retenir les deux Hyènes suffisamment longtemps pour qu'il soit évacué et que l'on puisse s'enfuir à notre tour. Les ordres de Miyu étaient de partir dès que possible, de ne pas l'attendre si elle était en retard, nous avons donc lancé ce plan.
Essayant de surprendre les deux hommes avec un henge nous sommes entrés Mangetsu et moi, après avoir profité au maximum de l'avantage du henge nous avons engagé le combat. Pendant ce temps Lee, Hakurei et Chibi devait faire sortir Kuroki.
Nous avions une chance de tuer le chef et son lieutenant, mais elle nous a échappé et on s'est rapidement trouvé en difficulté, ce n'était pas de simple brigands, et le chef avait des notions de l'art ninja. Je suis tombé dans un piège du chef et j'ai été touché par une dizaine d'aiguilles, toutes empoisonnés. Quand à Mangetsu un carreau d'Ishiyumi la traversée de part en part.
Mais on avait retenu les deux Hyènes un certain temps, bien plus qu'il n'en fallait pour que Kuroki soit évacué"


Lançant un regard noir aux deux personnes visées, il continua.

"Pourtant Kuroki était toujours là, toujours ligoté, Lee et Hakurei ont fuit, ils nous ont laissé tomber, nous n'avons même pas pu essayer de fuir. Ils ont refusé de suivre des ordres qu'ils avaient pourtant eut le loisir de pouvoir critiquer"

S'emportant, Shiyu voyait rouge, encore une fois seule la vue de la chuunin évanouie l'empêchait de couper ses deux cibles en pièces.

"Nous avons faillit mourir tous et échouer notre mission parce que ces deux débiles ne sont pas foutus de suivre de simples ordres. Des ordres qui ne leur faisaient même pas prendre de risque particulier. Ils leur suffisaient de transporter Kuroki ailleurs, au mieux de nous donner un coup de main s'ils en avaient l'occasion.
Mais non, ils sont tranquillement partis pendant que l'on se faisait tailler en pièce. Ils ont déserté, et ils ont déserté en volant l'épée de Kuroki. Une lame Kûkan, ils sont partis avec en détruisant la mission consistant à libérer le propriétaire de cette épée."


Soufflant, il stoppa un instant, reprenant son calme avant d'énoncer les crimes qu'avaient à ses yeux commit les deux ninjas.

"Lee et Hakurei se sont rendus coupable de désertion qui a failli couter la vie à deux membres de leur équipe ainsi qu'à l'objet de la mission. Ils ont aussi volé une épée du clan Kûkan ce qui fait parti d'un des pires outrages à un clan de Suna.
Décidez ce que vous voulez, mais je ne compte pas rester sans réagir. Dès que Miyu-senseï ira mieux, je compte bien leur faire comprendre ma vision des choses"


Cette dernière phrase fut sans doute inutile, le genin avait put voir le regard que Musashi avait porté aux deux ninjas, une mélange de dépit et de colère. Et si ce dernier ne répondit pas il avait l'air d'avoir bien saisi ce que son élève venait de dire. Visiblement lui aussi ne comptait pas laissé passer ça, mais c'est vrai qu'il y avait plus urgent pour le moment. Là où le jeune homme ne partagerait sans doute pas le point de vue du junin serait la façon de régler ça.

A ce moment là Miyu se réveilla et Musashi sonna le départ. Courant dans le désert, les dunes de sable laissant à chaque fois place à d'autres dunes de sable, le chevalier prenait pourtant plaisir dans cette "balade". Après avoir tant peiné la veille pour faire quelque pas avec l'aide de sa mentor, il était agréable de pouvoir courir comme si rien ne s'était vraiment passé. Du moins comme si tout n'avait pas été si grave que ça, parce que le groupe progressait plus lentement qu'à l'accoutumé.
L'épée de son oncle toujours à la main depuis qu'il l'avait reprit, il courait sans lâcher les deux déserteurs du regard, il ne comptait pas les laisser redisparaitre comme la dernière fois.

Au bout de trois heures, Musashi décida d'accélérer la cadence.

« Que ceux qui pensent pouvoir suivre le rythme continuent à pied, les autres montez sur le dos de Hi. »

Préférant poursuivre à pied, ne serait que pour le plaisir de courir, Shiyu put voir bien plus tard l'oasis se dessiner au loin. Un peu plus tard encore ils étaient arrivés, et rien ne semblait avoir changé, au grand soulagement du junin.

"Ben ça fait du bien de rentrer chez soi"

Chez soit ? Quelques semaines avant, c'était une petite chambre derrière les hauts murs du village caché du Sable que Shiyu appelé son chez soi. Mais après avoir frôlé la mort et avoir passé la nuit dans une grotte abruti par la drogue, tout de suite cet oasis lui était bien agréable.
Shiyu, chevalier du Chaos, membre du clan Kûkan

Pour faire la gueule il nous faut utiliser 65 muscles, contre seulement 10 pour un sourire. Pourquoi vous surmener?

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Re: Attente à l'oasis

Message par Mangetsu Kukan » ven. 26 sept. 2008, 19:20

Quelques instants après que la jeune fille se soit réveillée Shiyu émergea lui aussi et il la rassura. Selon lui ils n’étaient pas morts, c’était une bonne chose ça, parce qu’elle avait encore quelques petites choses à faire avant de mourir.
Il lui dit également que la cicatrice qu’elle avait récoltée était chouette, avant d’éclater de rire, puis il sortit de la grotte en partant d’un nouveau rire. Sans vraiment savoir pourquoi Mangetsu rigola elle aussi, le rire de son cousin lui étant communicatif.
Par contre elle espérait que la cicatrice disparaîtrait, parce qu’elle, elle n’aimait pas du tout. En plus elle était super mal placée, Mangetsu ayant plein de vêtements qui la laisseraient apparente.

Prenant un peu plus son temps que Shiyu, la jeune fille finit tout de même par se lever pour voir ce qu’il faisait. Tendant la main à la petite fille, elle l’enjoignit à la suivre mais à peine avait-elle fait 3 pas en avant que Musashi arrivait, Miyu dans les bras.
« Miyu ! » S’exclama la jeune fille, réellement paniquée par l’état de sa supérieure.
Elle-même ne pouvait pas faire grand-chose pour la chunin, mais Musashi allait s’en occuper. Elle le salua d’ailleurs.
« Bonjour Musashi-san. »
Sans perdre un instant le junin déposa la jeune femme évanouie et s’éloigna de quelques pas, laissant les 2 Kukan avec la petite fille et… Lee et Hakurei. *Tiens, ils sont de retour eux 2 ?* Elle leur adressa un petit signe de la main en souriant, enfin surtout à Lee parce qu’il avait récupéré l’épée de son oncle.

De retour Musashi leur demanda si l’un d’entre eux ne pourrait pas courir dans son état. « Heu, moi. Miyu m’a soignée mais si je cours, je crains que la plaie ne se rouvre. »
Quelques instants plus tard le junin lui avait prodigué les soins nécessaires pour qu’elle puisse courir sans craindre de faire à nouveau saigner sa blessure.
Puis avec un soupir Musashi s’occupa de Miyu, usant d’une technique qui n’avait pas l’air très agréable, Mangetsu grimaçant en le voyant faire. Puis comme si tout allait pour le mieux Musashi se releva, s’adressant à tous.

Dans ce qu’il dit, il n’y avait pas que du bon. Miyu était hors de danger selon lui et ça c’était plutôt bien, mais par contre Hakurei et Lee étaient rentrés à l’oasis AVEC l’épée de Kuroki, plutôt que de les rejoindre au point de rendez-vous convenu. Le regard de Mangetsu se durcit un court un instant, en tant que Kukan elle trouvait cela scandaleux, déjà lorsque quelqu’un, qu’il soit ou non du clan, touchait une l’âme sans l’assentiment de son propriétaire elle trouvait cela horrible, alors là, c’était pire que tout. Fallait-il considérer cela comme une tentative de vol ?
Sans même qu’elle ne s’en rende compte, sa main s’était portée sur le pommeau de Sabaku, l’effleurant simplement.

Comme Musashi leur avait demandé, à Shiyu et elle, de clarifier un peu la situation et que son cousin semblait vouloir la laisser commencer, elle prit la parole.
« Voici Kuroki Kukan, mon oncle, c’est lui que nous étions chargés de libérer au court de cette mission. Quant à la jeune fille que voici, je ne sais pas. Elle n’a pas prononcé un mot depuis mon réveil. Quant à l’épée dont vous parlez, c’est celle de Kuroki… » Son regard se tourna alors vers Lee et Hakurei. « J’aimerais d’ailleurs bien comprendre pourquoi vous l’avez ramenée à l’oasis plutôt qu’ici bande de voleurs ! »
Estimant qu’il n’y avait rien à répondre à cela, les faits étant là selon elle, elle poursuivit : « Au sujet de la mission, nous nous sommes rendus dans un petit village où, selon les informateurs de Miyu, Kuroki était retenu prisonnier. Sur place nous avons donc mené l’enquête et découvert où il était retenu, puis nous avons infiltré l’endroit pour y récupérer Kuroki ainsi que son épée et libérer 2 otages, une mère et son enfant, je suppose que l’enfant est la jeune fille qui se trouve avec nous en ce moment quant à sa mère je ne sais pas. » En entendant ces mots, la petite avait hoché la tête, d’abord affirmativement lorsqu’il était question d’elle, puis en entendant parler de sa mère elle avait fait un signe de négation. « Ça n’était pas ta maman ? » Nouveau signe affirmatif. « Dans la maison, nous nous sommes séparés en 2 groupes afin de gagner du temps, Miyu allant d’un côté et nous de l’autre. Nous avons d’abord trouvé l’épée que Lee a récupérée, puis nous avons cherché mon oncle. Shiyu, tu continues ? »

Son cousin ne se fit pas prier, ayant visiblement bon nombre de choses à dire au sujet de Lee et Hakurei. Mangetsu ne voyant pas exactement les choses de la même façon que son cousin, elle reprécisa que Lee avait récupéré l’épée, leur évitant ainsi un combat qui aurait pu tourner en leur défaveur si la brute s’était réveillée. Néanmoins elle n’aimait pas l’idée que leurs soit-disant alliés aient pu les abandonner, mettant toute leur opération en péril. « 2 genin qui fuient lorsqu’une étudiante est au combat, c’est quand même assez ironique… » Ça par contre elle n’avait pas pu s’empêcher de le dire.

Quelques minutes plus tard, Miyu recouvrait ses esprits mais elle ne semblait toujours pas au mieux de sa forme. Musashi donna tout de même le signal du départ, demanda à Tai de porter Miyu sur le trajet. Une chance que la chunin appartienne au seul clan de Suna qui utilisait des animaux.
La marche débuta alors, à un rythme tout à fait correct selon Mangetsu. Les dunes défilaient. Le sable aussi, plus. Les oasis un peu moins… Puis au bout de plusieurs heures, le junin s’arrêta au milieu de nulle part et ayant formé quelques sceaux, il posa sa main au sol pour invoquer un serpent géant. Musashi demanda alors que ceux qui ne se sentaient pas capables de suivre le rythme à pieds montent sur le dos de son invocation qui étrangement se nommait comme le papa de Mangetsu, Hi. Sans hésiter la jeune fille monta sur le dos de celui-ci parce que ça pourrait être amusant et aussi parce qu’elle ne voulait pas risquer de ralentir tout le monde.

Vers le milieu de la nuit, ils atteignirent l’oasis, Mangetsu s’étant à moitié endormie sur le dos du serpent, bercée par ses ondulations. Kuroki, assis en tailleur juste à côté, veillait sur elle, la tête de sa nièce posée sur l’une de ses cuisses.

C’est pas super détaillé mais c’était ça ou ne pas poster du tout :(
Mangetsu Kukan chounin de Suna

Miyu Renraku
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Re: Attente à l'oasis

Message par Miyu Renraku » mar. 30 sept. 2008, 0:15

Sombrant dans l'inconscience, Miyu sentit tout de même une présence supplémentaire s'agenouiller à ses côtés.
La réplique piquante et le ton employé ne pouvaient venir que d'une seule personne. Un sourire fugace étira l'espace d'un instant ses lèvres crispées par la douleur. Intérieurement, elle aurait aimé lui rire au nez en répliquant de son ton le plus mordant « Tiens donc. Mais je n'attend que ça mon Grand. » le tout avec son sourire sardonique le plus éclatant. Mais il devrait se contenter de ce maigre accusé de réception... pour l'instant... car la suite viendrait bien assez tôt. Et tout deux le savaient. Après tout le jeune chevalier présentait depuis un moment déjà des affinités avec le Chaos.
* Le Chevalier Du Chaos... ça sonne plutôt bien... il ne me reste plus que Mangetsu... bah je suis sure que je trouverai quelque chose... * pensa t-elle confiante.

Son esprit sembla s'échapper de son corps, elle se sentit flotter, nager dans une mer tranquille et calme secouée par moments de lentes vagues de douleurs. Des mots et des bruits se mêlèrent à la quiétude de l'instant mais dans ses divagations, la chunin n'aurait vraiment su dire si elles étaient réelles ou inventées. Bien qu'elle se plaisait à croire qu'elles étaient réelles.
Soudain une explosion sembla éclater dans son corps tout entier, expulsant tout l'air de ses poumons, ses muscles semblèrent vouloir se rompre sous l'effort et elle supposa sur le coup que chacun de ses os voulait lui faire part de sa présence. La respiration rauque, elle toussa un peu alors que ses yeux tentaient de faire le point pendant que son cerveau remettait tout ses sens en marche. Par le Chaos que c'était désagréable. Elle se sentait nauséeuse et chaque mouvement lui tirait une grimace. Pire qu'une mamie... a même pas vingt ans c'était un comble. Bon elle n'allait pas non plus râler après tout elle était en vie.
La chunin s'aida de la paroi pour se relever et se tint à côté de Tai qui semblait très satisfait de revoir sa maîtresse sur pieds. Elle obtempéra aux décisions de Musashi sans rien dire, se contentant de lui offrir un sourire de remerciement lorsqu'il l'aida à grimper sur son familier. Ses élèves étaient entre de bonnes mains et même si elle s'en faisait encore un peu pour Chibi, elle se sentait mieux.
Son esprit s'envola en même temps que Tai, elle avait besoin de repos. Son chapeau sur les yeux elle se laissa bercer par les battements d'ailes réguliers de son compagnon de toujours.

Ils firent quelques pauses mais Miyu ne se réveilla que pour vérifier que tout allait bien avant de replonger dans le sommeil. Elle avait un peu honte de laisser Musashi faire tout le travail mais elle n'avait pas le choix. En tant que médecins ils savaient tous deux qu'elle n'avait pas vraiment le choix.
Ils arrivèrent enfin au campement, fatigués, sales et affamés. Miyu avait récupéré juste assez de puissance pour créer un kage bunshin qui alla installer des coussins entourant un énorme tapis sur lequel était posé trois énormes pains, deux corbeilles de fruits et un pot de nutella format XXL de cinq kilos importé du légendaire pays d'Hi-Tah-Lhi où la chunin avait découvert plusieurs boutiques proposant ces monstres.
Les genin qui étaient restés à l'oasis étaient également conviés à se joindre au petit déjeuner si on pouvait encore appeler cela ainsi.
« Sache mon cher Shiyu que si l'envie me prend de goûter ce met si abondant qu'est le sable, c'est mon droit et je peux le faire où je veux comme je veux. Et qui te dis que ce n'était pas une manoeuvre pour que Musashi ne s'occupe pas de moi ? Bon d'accord il a été un peu violent mais que veux tu, il ne sait pas se contrôler en ma présence et puis en certaines circonstances c'est tellement... » dit elle avec un sourire provocateur en lançant un regard en coin à l'infortuné junin.
« Quant à ta colère je prie pour être là le jour où tu la lâcheras sur tes ennemis et crois moi tu en auras l'occasion bien assez tôt. » termina t-elle avec un clin d'oeil.

L'enfant était assise près d'elle et suivait chaque mouvement que le couteau de Miyu faisait pour étaler sur l'énorme tranche de pain une généreuse couche de Nutella. Voyant ce manège, la chunin fit quelque chose de vraiment bizarre. Elle lui donna sa tartine et s'en fit une autre. Mais même les fauves les plus sauvages s'adoucissent au contact des petits de leur meute ou de leur troupeau. La gamine attaqua la tartine avec un enthousiasme sidérant, se barbouillant la bouche jusqu'au nez. La jeune femme sourit en levant les yeux au ciel mais l'aida à s'essuyer quand même.
« Je n'ai pas eu le temps de vous féliciter pour votre professionnalisme à tous mais bravo. On va prendre un peu de repos ce matin donc vous avez quartier libre jusqu'au repas de midi. Nous devons discuter à part avec Musashi et Kuroki de certains détails. J'aimerai quand même que vous nous aidiez alors votre seul devoir pour les prochaines heures sera de réfléchir, seul ou à plusieurs à des éléments pouvant nous servir lors de l'attaque de Suna. Des éléments comme les probables positions occupées par vos clans, vos idées sur la façon d'attaquer, vos idées sur les forces en présence, vos idées sur des signaux, sur des moyens de reprendre la ville... bref tout. Même l'idée la plus bête peut servir car c'est parfois de la folie que sort le génie. » termina t-elle avec son habituel petit sourire en coin.
Sur ces mots elle confia l'enfant à Mangetsu avec la consigne d'attendre qu'elle revienne pour aller se baigner. L'étudiante ne devait pas mouiller sa blessure avant qu'elle ne l'est correctement examinée. En attendant, les garçons étaient conviés à y aller.

Les trois adultes se retirèrent sous une tente... où les attendait un splendide paradisier. Il se présenta comme étant une invocation de Leolio que le junin leur avait envoyé avec des instructions ainsi qu'une promesse de soutien. Apparemment il était entré en contact avec la Mayoi qui leur enverrait des forces supplémentaires. Il leur fournit également une carte avec une base de plan dont ils devraient discuter les détails déjà entre eux, puis avec lui dés son retour. Ils discutèrent ainsi pendant presque deux heures sur les tenants et aboutissants d'un tel plan, formulant des hypothèses tout en dessinant des schémas dans le sable.
Kuroki leur promit deux cents Spadassins et rédigea une missive que Tai porterait à une boite aux lettres dormantes d'où le responsable se chargerait de battre le rappel des troupes. Le compagnon de la jeune femme devait également transmettre un message au Philosophe pour qu'il les rejoigne. Ils allaient devoir attendre et consolider leurs forces. Lorsque Tai eut prit son envol en compagnie du Paradisier lui même chargé d'un message pour Leolio, Kuroki sortit de la tente pour laisser Miyu et Musashi seuls.
La chunin argua que le junin devait se reposer et comme toujours lorsqu'il s'agissait d'elle, celui-ci finit par s'avouer vaincu non sans avoir protester. Couché sur un futon, il finit très vite par plonger dans le sommeil.
Miyu observa ce visage détendu et au repos avec tendresse. Réprimant ses pulsions animales, elle se contenta de se pencher sur le jeune homme et de l'embrasser chastement sur les lèvres d'un baiser furtif avant de sortir de la tente. Elle lui avait promis qu'elle s'occuperait du campement pendant son repos et elle tenait toujours ses promesses.

Elle s'approcha de Mangetsu et de l'enfant tout en s'adressant à elles :
« Bon voyons un peu comment est ta blessure... après on ira se décrasser. »
Miyu observa intensément la plaie suturée avec un sourire satisfait. Après quelques taos elle posa la paume sur ce qui restait de la blessure de son élève et lorsqu'elle l'eut retirée les sutures se retirèrent d'elles mêmes. Il ne restait qu'une fine trace rosée.
« Si tu veux je pourrai te la faire définitivement disparaître mais pas tout de suite. Je n'ai tout simplement pas assez de puissance en ce moment et je dois me ménager un peu... bon j'ai repéré un bosquet d'arbre qui nous masquera à la vue des éventuels voyeurs qui pourraient traînés dans ce coin reculé... en plus la rivière forme comme un petit bassin circulaire dans le virage où l'on pourra s'asseoir. On va prendre des affaires et on y va... » dit elle en allant chercher des vêtements de rechange et son nécessaire de toilette.
« Tu pourrais prêter un haut et un bas à la petite ? Je lui coudrai quelque chose cette après midi mais on ne peut définitivement pas la laisser porter cette guenille crasseuse. »
La robe de l'enfant était effectivement d'une propreté douteuse et rapiécée en divers endroits. Ses hanches ne retiendraient certainement pas le bas que proposerait Mangetsu mais avec le foulard que sortit Miyu d'un sac, elle pourrait s'en servir comme d'une ceinture de fortune.
Elles se dirigèrent toutes trois vers l'endroit qu'avait désigné la chunin. Le sable fin et l'eau clair appelaient à la détente et au repos. La jeune femme entra dans l'eau avec précaution, son corps n'était pas encore tout à fait remis de ses escapades et lui faisait sentir. Elle ne s'en savonna pas moins vigoureusement.
Tout en se faisant aider de Mangetsu pour savonner l'enfant qui était apparemment plutôt réticente au fait de se laver les cheveux, elle en profita pour scanner la petite fille. Apparemment aucune anomalie, le fait qu'elle ne parlait pas devait être psychologique.
Pourtant elle les comprenait quand elles parlaient mais elle semblait encore un peu méfiante. Ses yeux ne quittaient pas les deux jeunes femmes et observaient attentivement chaque mouvements surtout quand lesdits mouvements la concernaient.
* Un travail long et difficile... *
Mais intéressant. En plus elle avait le sentiment qu'un lien s'était créé entre elles. Miyu avait beau l'avoir sauvée, sans l'aide et la présence de l'enfant, elle se serait peut être évanouie plus d'une fois où aurait été encore plus retardée. Ce qui aurait été fatale à Mangetsu et peut être à Shiyu. A ce propos...

« Tu m'as fait peur Mangetsu... » fit la chunin soudain sérieuse. « Je sais très bien ce que je vous ai demandé... mais j'aimerai que tu ne te mettes pas tant en danger à l'avenir. D'accord Lee et Hakurei auraient du intervenir aussi et cela a du faire capoter tout le plan... oui Musashi m'a raconté tout ce que j'avais manqué... mais tu es encore étudiante et je ne t'ai pas appris le maniement de l'épée. Je sais que je suis très mal placée pour parler de folie ou pour te réprimander pour ta témérité c'est pourquoi je ne le ferai pas... prend juste ces paroles comme les inquiétudes d'un professeur pour son élève. Je ne veux pas que tu meures alors fais attention. » termina t-elle avec un regard incertain qui se mua en étincelle de fierté lorsqu'elle reprit :
« Mais quand même tu as résisté un bon moment et apparemment tu a beaucoup aidé dans cette mission... je suis fier de toi, continue comme ça ! » dit elle avec un clin d'oeil complice apparemment consciente du fait qu'elle lui avait dit juste avant de ne justement pas continuer comme ça. Son esprit chaotique commençait à reprendre le dessus.
Elles restèrent encore dans l'eau un bon moment, la chunin savourait la sensation d'être en vie et en sécurité.
Il était midi passé lorsqu'elles revinrent au campement et Miyu prépara un repas mêlant chaud et froid avec différents plats de légumes épicés, de viande grillées et de fruits frais.

« Musashi se repose mais je pense qu'il sortira en cours d'après midi. Je suis prête à superviser votre entraînement si vous le souhaitez mais je ne vous y oblige pas. Toutefois je pense que je peux vous aider donc n'hésitez pas à me demander. J'aimerais également que vous genin, vous placiez aux abords du campement pour surveiller les alentours. Amis, ennemis nous devons tous les repérer avant que eux ne nous repèrent. En ce qui concerne le plan d'attaque de Suna j'aimerai que vous me donniez vos idées maintenant. Nous en reparlerons certainement ce soir avec Musashi mais tous ensemble. Pour Chibi, les invocations de Musashi ne sont pas encore revenues donc tous les espoirs sont encore permis. Vous pouvez surveiller seuls ou à plusieurs c'est comme vous préférez. D'après ce que j'ai compris Kuroki surveillera seul le côté Sud... » le vieux guerrier hocha simplement la tête pour marquer son affirmation et la laisse continuer.
« Je vais avec Mangetsu surveiller l'Est tout en supervisant son entraînement... oui toi tu n'y coupes pas. » dit elle en lui souriant taquine.
« Donc il ne reste que l'Ouest et le Nord. Je vous laisse gérer à ce niveau là. »

Après le repas, Miyu emmena Mangetsu et l'enfant à l'ombre des arbres à l'Est pendant que Kuroki se retirait au Sud avec son épée qui ne le quittait plus.
La chunin dessina une série de schémas représentant une forme humaine tenant une lame dans le sable devant elle avec une branche.
La petite se mit alors à faire pareil de son côté, tirant la langue d'application.
« Plutôt que de t'apprendre une technique de l'académie je vais plutôt t'apprendre à manier une de tes lames. Dans les temps qui court cela te sera certainement plus utile. Je ne connais que les bases mais ce sera plus que suffisant pour les heures qui viennent. L'escrime est un art difficile et long à apprendre mais certaines choses essentielles peuvent être enseignées par quelqu'un comme moi. Donc ne t'en fais pas, ton oncle Kuroki ne t'aurait pas enseigné plus que moi... on en a discuté un peu tout à l'heure.
Bref, voici quelques positions. Elles représentent à la fois les lignes d'attaques et les lignes de défense. Ta façon de placer tes pieds, ta lame et le reste. Bref commençons par la position de garde... c'est bien, recule un peu ton pied arrière... voilà... bien fléchie sur les jambes... très bien. Bon celle là, il va falloir qu'elle devienne presque instinctive. Maintenant la deuxième... parade de quarte... oui voilà sors bien ta main... bien quinte maintenant... »

Pendant un bon quart d'heure la chunin lui expliqua les tenants et aboutissants de chaque position. A quoi elles servaient, quels étaient leurs noms, le tout en rectifiant les positions de son élève. Elle passa ensuite à un exercice de mémoire visant à lui faire adopter les positions selon la situation qu'elle énonçait.
« J'attaque en octave... bien... je frappe en circulaire sur la ligne septime... ok... »
L'adolescente fit quelques erreurs mais dans l'ensemble cela se passa très bien. Après une demi heure de cet exercice éprouvant que l'enfant considérait de temps à autre avec de grands yeux étonnés avant de retourner à son ouvrage, la chunin choisit de passer à autre chose.

« On va passer à l'art difficile des déplacements et de la gestuelle du corps. Dans un combat c'est la base. Comment réagir face aux mouvements de l'adversaire et à sa façon de frapper. Pour cela... »
Miyu créa un kage bunshin qui prit une branche morte et la coupa afin qu'elle soit approximativement de la taille d'un wakizashi.
« Tu vas bouger en harmonie avec le clone. Tu lui imposeras ton rythme dans un premier temps et il suivra tes mouvements comme un miroir... mais à un moment ou à un autre il va frapper et à ce moment là tu devras parer avec la position qui s'impose bien entendu. On s'occupera de l'attaque de manière approfondie un peu plus tard donc pour le moment concentre toi sur tes mouvements et ne donne pas de coups. »
Le clone se mit en garde en face de Mangetsu et attendit.
« Commencez ! »
Assise à côté de la jeune femme, la petite fille avait cessé ses gribouillis pour s'intéresser à ce nouveau spectacle.

HRP :

Vous suivez le déroulement du post, je pense que tout est à peu près clair mais n'hésitez pas à me mp ou à mp Musashi pour avoir des détails ou des précisions, surtout au niveau du nombre d'essais et des techniques que vous souhaitez apprendre. :)

Mangetsu : Pour le premier exercice tu fais quelques erreurs mais dans l'ensemble cela se passe bien. N'hésite pas à approfondir la théorie de ton côté à travers ton perso. Pour le deuxième exercice, le clone te surprend deux fois et te touche, je te laisse inventer en quelles circonstances mais tu remarques que c'est lié au moment où tu lèves ton pied avant pour avancer. A la troisième il t'attaque d'un coup d'estoc vers ton épaule gauche et tu termines ton post sur la manière dont tu comptes parer cette attaque. :)
Miyu te donne plusieurs indications pour tes mouvements, au cours de tes déplacements, pas sur le côté en croisés, garder le buste droit, ne pas raidir les épaules etc...
Pour ce qui précède les exercices n'hésite pas à parler avec les autres ou à développer d'autres trucs... mais si ça concerne l'enfant ce serait gentil de m'en parler avant parce que c'est un pnj aux réactions bien particulières que je compte développer donc n'hésite pas à me demander comment elle réagit à tel ou tel truc. :wink:

Pour tout le monde n'hésitez pas à dialoguer entre vous surtout pendant les repas etc... je vous ai également laissé quartier libre mais n'hésitez pas à développer ce que vous faites justement pendant ces instants de repos. ^^
Image et description plus complète de l'enfant à venir, promis ! :oops:
Excusez moi aussi pour les éventuelles fautes, je n'ai pas le courage de relire ce soir. :oops:

Enfin comme c'est mon 1000 ème post (Eh oui... :winkk: ) je vous donne donc pour l'occasion un exercice spécial pour TOUS. Je vais vous donner trois mots que vous allez devoir placer dans votre post de manière plausible. Soyez originaux et amusez moi (comme ça je fais ma despote ? C'est mon état normal d'abord !  :twisted: )

Mangetsu : abutyrotomofilogène, cacoglotte, glacocyclique.

Shiyu : adermie, ambulochrone, endovulnerocultellogyrisme.

Aoshi : ambisenestre, balnéocantatophile, céphaloclivisme.

Shinshi :biauriculosomniaque, dodécahorosustentation, hilarothanatogène.

Kat :hydroluxophobe, inthalassopotable, ovoantégallinadoxie.

Lee/Hakurei : hellénépiphanisation, hypercaputisme, logotomie


Je précise que tous ces mots existent. Amusez vous bien et bon post ! (comment ça, vous sentez comme un léger ton ironique derrière mes propos ? Illusion, illusion... :lol: ) Merci à Wei-Chi pour l'idée dont je me suis inspirée. :P
Vous avez jusqu'à vendredi soir 20h. :mouahah:
Miyu Renraku, Jonin de Suna .

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Mangetsu Kukan
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Re: Attente à l'oasis

Message par Mangetsu Kukan » ven. 03 oct. 2008, 19:29

C’est de l’endovulnerocultellogyrisme ton jeu Miyu :lol:

Peu avant de s’endormir, Mangetsu avait repensé à leur mission et plus précisément à ce moment où ils avaient été quelque peu glacocycliques, elle et Shiyu, à cause des 2 abutyrotomofilogènes, encore qu’elle était un peu cacoglotte en pensant ça, Lee ayant tout de même été d’une aide précieuse.

Lorsqu’ils furent en vue du campement, Kuroki réveilla Mangetsu d’une légère secousse sur l’épaule. La jeune fille se frotta les yeux, la bouche un peu pâteuse et murmura un « On est arrivés ? » auquel son oncle répondit par l’affirmative. S’agenouillant sur le reptile, la jeune fille se pencha en avant pour regarder vers le campement, comme si c’était la première fois qu’elle le voyait. On pouvait dire qu’elle était bien contente de rentrer, cette seconde mission ayant été suffisamment périlleuse pour qu’elle ne soit pas si pressée que ça d’en refaire une. Elle avait failli mourir après tout. Mais comme tout le monde avait pu être sauvé, ça n’était pas si mal.

Une fois au camp, Miyu trouva encore la force de créer un clone qui fila en vitesse pour, comme le découvrit la jeune fille quelques minutes plus tard, leur installer un petit endroit où ils pourraient se restaurer. Le dernier repas de la Kukan remontant à un petit moment, elle n’était pas mécontente de cette attention.
Il y avait du pain, du Nutella et aussi des fruits. Tout pour la combler après les moments difficiles.
Tandis qu’elle s’installait sur un coussin, elle surprit quelques bribes de conversation entre Miyu et Shiyu qui amenèrent un sourire sur le visage de Mangetsu.

Sans se faire prier, Mangetsu se saisit d’une orange qu’elle mangea avec délectation après l’avoir pelée, puis, comme toute bon Kukan qui se respecte, elle se tartina une tranche de pain avec du Nutella. La tartine ne survécut que quelques secondes, paix à son âme. Le culte du Nutella pouvait être si violent parfois, tant de pâte à tartiner sur l’autel de la gourmandise…
Comme la chunin n’avait rien prévu à boire, la jeune fille vida sa gourde, buvant à petites gorgées cette eau qui était bien fraîche avec la nuit qui était bien avancée.

Fait étrange, Miyu offrit la tartine qu’elle venait de se préparer à la gamine. Peut-être l’engraissait-elle simplement pour ensuite la donner en pâture à un quelconque crocodile mais c’était peu probable. Depuis qu’elle avait été passée à tabac par les hommes du voleur de lune, et pire encore, elle était devenue bien plus douce à l’égard de tout le monde, à croire que ça n’était pas une si mauvaise chose finalement. Mais si Mangetsu en avait l’occasion, elle ferait taire définitivement ce voleur, même si les chances qu’une telle occasion se présente étaient minces, voire quasi-inexistantes.
*Le lion fait tomber ses petits pour les rendre plus forts, Miyu leur file des tartines de Nutella.* D’ailleurs la petite semblait apprécier à voir la férocité avec laquelle elle attaqua sa tartine, Mangetsu lui souriant en voyant qu’elle s’était barbouillé la bouche et le nez. *Elle est mignonne.*

Après que la chunin eut débarbouillé sa petite protégée, elle félicita son équipe pour le travail accompli au court de la dernière mission puis elle leur alloua un quartier libre jusqu’au lendemain midi, leur demandant simplement de réfléchir aux éléments qui pourraient faire tourner la bataille en leur faveur.
Cela dit la jeune femme confia simplement la petite à Mangetsu qui se contenta de lui sourire sans rien dire, en attendant le retour de sa professeur. Miyu lui avait également demandé de ne pas aller se baigner tout de suite car elle voulait encore examiner sa blessure, ce qui était superflu puisque Musashi s’en était occupé.

Etouffant un bâillement, Mangetsu s’adressa à la petite pour lui proposer de dormir encore un peu en attendant le retour de Miyu. Elle avait quasiment dormi sur tout le trajet mais ils n’en étaient pas moins en plein milieu de la nuit et elle ne tenait pas à être épuisée le lendemain parce qu’elle avait fait la fête toute la nuit.
La seule chose qu’elle fit avant d’aller se coucher à proximité du feu de camp fut de se brosser les dents, ça n’est pas parce qu’on dort en plein désert loin du village qu’il faut obligatoirement se négliger.

Quelques heures plus tard, Miyu vint la réveiller pour examiner sa blessure et proposer qu’elles aillent se laver ensuite, la mission ne les ayant pas épargnées. Mangetsu haussa les épaules, la nuit devait être finie dans l’esprit de la chunin, mais il était vrai qu’un bon bain ne lui ferait pas de mal entre le sang et la sueur qui la maculaient.
La jeune femme sourit en voyant ce qui avait été une plaie béante, apposant la main dessus elle fit tomber les fils de suture, pour le plaisir de Mangetsu qui n’aimait pas trop cette sensation de tiraillement. Il ne restait plus qu’une trace rosée qui n’était pas du tout du goût de la jeune fille mais la chunin lui proposa de faire disparaître la marque plus tard, lorsqu’elle aurait recouvré un peu de son énergie.
« Je veux bien, ça n’est pas très joli comme ça. »

Puis elles allèrent chercher leurs affaires pour pouvoir se laver et s’habiller de frais, Miyu demandant à son élève si elle pouvait prêter à la petite des vêtements propres au moins pour ce matin, puisqu’elle avait prévu de lui coudre quelque chose au cours de l’après-midi.
« Bien sûr, avec plaisir. Mais vous en maman modèle, je ne l’aurais pas cru… » Hé une taquinerie, une !
La jeune fille prit donc dans ses affaires de quoi les habiller toutes les 2, un top assez court et un short avec une ceinture pour la petite, le premier étant bleu pastel et le second beige, et pour elle, elle prit un simple t-shirt blanc et un pantalon noir. La jupe ne serait probablement pas de circonstance avant un moment, d’ailleurs elle n’en avait pas emmenée.
Prenant encore sa trousse de toilette, Mangetsu se dirigea en compagnie des 2 filles vers la rivière et ce fameux bosquet qui était censé les masquer aux regards.

Après s’être défaite de ses vêtements, bien à l’abri des regards, Mangetsu se glissa dans l’eau avec délice. Un léger frisson la parcourut. La température de l’eau n’était pour rien là-dedans mais lorsque son regard se posa sur ce qu’il restait de la blessure de Miyu, elle ne put que repenser à la sienne et à ce carreau d’arbalète qui avait failli lui coûter la vie.
Une fois bien propre, cheveux compris, Mangetsu aida la chunin à s’occuper de la petite qui ne semblait pas ravie de devoir se laver les cheveux.
« Ne t’en fais pas, je ferai attention à ce que tu n’aies pas de savon dans les yeux. »
Ainsi elle plaça une main sur le haut du front de la petite pour éviter que de l’eau ne puisse lui ruisseler sur le visage.

Mangetsu n’avait pas pu passer à côté des regards que leur portait régulièrement la petite, des regards emplis de crainte. Qu’avait-il bien pu lui arriver pour qu’elle en arrive là ? Pauvre petite, la vie n’avait pas dû être rose tous les jours pour elle.
Soudain la chunin se fit plus sérieuse en s’adressant à Mangetsu, l’ambiance ayant été assez bonne enfant pour le moment. C’était pour lui demander de se montrer plus prudente à l’avenir, mais aussi pour la féliciter encore en fois. Cela toucha beaucoup la jeune fille, sur le visage de laquelle un sourire sincère apparut. Un de plus en fait étant donné qu’elle souriait et riait souvent.
« Rassurez-vous, moi non plus je ne tiens pas à mourir. Mais lorsque mon adversaire a bloqué ma l’âme à l’aide de son bras j’ai pensé qu’il portait une protection, au lieu de quoi c’était une arbalète chargée. »

Pour ce qui en était du maniement de l’épée dont parlait Miyu et qui, il est vrai, faisait encore défaut à Mangetsu, ça lui rappela une discussion qu’elle avait eue avec sa mère peu de temps après qu’elle ait obtenu ses 2 l’âmes.
« Dis maman, tu m’apprends à me battre à l’épée ? »
Tsuki l’avait alors regardée en souriant, tout en lui passant une main dans les cheveux avant de répondre d’une voix douce :
« Tout dépend. Combien de parties de ta main connais-tu ? »
Ça c’était facile et la jeune fille ne se fit pas prier pour répondre, tombant dans le piège de sa mère. D’un autre côté si elle n’avait pas répondu sincèrement, Tsuki s’en serait rendue compte.
« Alors il y a les doigts : le pouce, l’index, le majeur, l’annulaire et l’auriculaire. Il y a la paume et le dos de la main, et aussi les phalanges. Les ongles aussi ? »
« Hum oui, tu peux les compter. Maintenant combien de partie de ton épée connais-tu ? »
*Houla, là je maîtrise moins…*
« Alors, je sais que cette partie c’est la lame, ça c’est la poignée et ça la garde. Là il y a le pommeau et cette partie pourrait être la pointe. » Dit-elle en désignant les différentes parties au fur et à mesure.
« Le jour où tu connaîtras aussi bien ta main que ton épée qui en est l’extension, je t’apprendrai le maniement de ton arme mais il est encore un peu tôt ma chérie. »


Lorsqu’elles eurent toutes quitté la rivière, Mangetsu étant couchée sur sa serviette depuis un petit moment déjà, se reposant simplement en sous-vêtements, Miyu s’attaqua à la confection du repas.
Comme d’habitude la jeune fille dut se rabattre sur les légumes et les fruits, ce qui lui convenait parfaitement. Pendant le repas, la chunin les informa de la suite des évènements et qu’elle les mettait au parfum des derniers potins. Chibi n’avait pas été retrouvé et de leur côté ils allaient devoir surveiller les abords de l’oasis, ce dont Mangetsu pensa d’abord être dispensée puisqu’elle ne ferait probablement pas un bon garde comparée aux genin mais non, elle devrait s’occuper de l’Est avec Miyu tout en s’entraînant. *Ce sera quelle technique cette fois ? Clonage ou permutation ? A moins qu’elle ne m’apprenne quelques astuces pour utiliser mon épée, ce serait chouette.*

La chunin leur ayant également demandé leurs idées quant au plan d’attaque de Suna, Mangetsu lui délivra ses maigres idées. « Pour commencer, je pense qu’il faudrait répartir la majeure partie des troupes du voleur de lune… » Elle cracha presque ces derniers mots. «… ainsi que les Spadassins tout autour du village comme pour un siège. Ensuite les clans à l’intérieur du village se rendront compte d’eux-mêmes de ce qu’il se passe, mais au cas où il faudrait les prévenir quand même on devrait infiltrer quelques éléments particulièrement puissants ou simplement discrets. Ah et placer notre bannière à un endroit où tous pourront la voir me semble être une bonne idée aussi.
Pour ce qui en est de s’infiltrer, Taï ne pourrait-il pas transporter quelques personnes légères ? 2 ou 3, pas plus et les déposer sur un toit par exemple. »


Le repas terminé, Miyu, la petite et Mangetsu rallièrent l’Est de l’oasis, comme convenu et se trouvèrent un coin d’ombre pour pouvoir s’installer et débuter l’entraînement.
La chunin dessina alors une forme vaguement humaine, tenant une épée, dans le sable. A côté d’elle, la petite l’imitait avec application, elle était mignonne. A la vue du premier dessin, Mangetsu sourit largement, elle allait enfin apprendre à utiliser Sabaku, comme elle le souhaitait depuis que sa main s’était refermée sur sa poignée pour la première fois.
Le fait que ce soit Miyu et non Kuroki qui lui enseigne la gênait un peu, mais apparemment ils s’étaient mis tous 2 d’accord et la chunin en savait visiblement assez pour superviser un tel entraînement.

C’est vrai que Mangetsu n’allait pas tout de suite apprendre des bottes complexes mais les quelques bases qu’elle assimilerait aujourd’hui lui sauveraient peut-être la vie demain, enfin le jour où ils donneraient l’assaut en direction de Suna. Toutefois elle espérait ne pas avoir à user de ses l’âmes ce jour là. Moins elle aurait à se battre mieux ce serait.
La première chose que lui expliqua son professeur fut la garde, la jeune fille se plaçant les 2 pieds à 90 degrés l’un par rapport à l’autre, tous 2 espacés d’une trentaine de centimètres. Elle dégaina alors Sabaku qu’elle prit de la main gauche, non pas qu’elle était gauchère mais c’est dans la droite que viendrait se loger sa seconde l’âme.

Comme on le lui conseillait, elle fléchit légèrement les jambes, tout en rectifiant la position de ses bras. Bien sûr elle était consciente que le jour où son niveau serait suffisant pour pouvoir utiliser ses 2 l’âmes en même temps il lui faudrait réétudier sa garde depuis le début, mais elle n’en était, et de loin, pas encore là.
Toutes 2, Miyu et Mangetsu, passèrent ainsi le quart d’heure suivant à travailler sur les différentes parades, les termes employés n’étant pas toujours très compréhensibles mais avec la démonstration ça allait tout de suite mieux.

L’exercice suivant consistait en un test de mémoire au court du quel la chunin annonçait différentes attaques et la jeune fille devait y réagir en fonction de ce qui lui avait été expliqué un peu plus tôt. Toutes ces notions étant relativement nouvelles pour elle, elle avait un peu de mal à les assimiler, aussi se trompa-t-elle quelques fois, se contentant de sourire lorsqu’elle se trompait. Ça ne la rendait pas meilleure mais elle était toujours plus jolie pendant qu’elle souriait que si elle s’était mise à faire la tête.
Puis petit à petit, les positions commencèrent à s’associer aux termes utilisés par la jeune femme et les erreurs de Mangetsu se firent plus rares, sans pour autant disparaître totalement, mais elle ne doutait pas qu’en combat elle s’en tirerait mieux.
*C’est juste un exercice de mémoire ça, mais face à un véritable adversaire je n’aurais qu’à agir à l’instinct et user de la position qui me semble la plus adéquate.*
C’est que là elle devait écouter ce que lui disait Miyu tout en se représentant mentalement l’attaque correspondante et le plus vite possible elle devait trouver la parade qui allait avec.

Lorsque l’exercice s’arrêta, Mangetsu était en nage, mais ravie de ce qu’elle apprenait. « Temps mort senseï, il me faut une petite pause là. »
Prenant sa gourde, la jeune fille se désaltéra et prit quelques minutes pour souffler. Elle n’avait cessé d’adopter différentes postures de combat au court des 3 derniers quarts d’heure et c’était plus éprouvant que de simplement dicter ce qu’il y avait à faire, surtout lorsqu’on est une simple jeune fille d’à peine 15 ans.
La pause terminée, Miyu lui annonça qu’elles allaient passer à quelque chose d’un peu plus difficile à savoir les déplacements et mouvements associés à ceux de son adversaire. *Et c’est quand que c’est lui qui doit s’adapter à moi, je peux pas toujours me contenter d’être sur la défensive.*

Miyu créa alors un kage bunshin et Mangetsu éclata de rire, trop heureuse de pouvoir s’attaquer à autre chose que le vent du désert. « Me battre contre vous ? Comme si j’avais la moindre chance, mais allons-y ! »
Bien sûr elle n’aurait pas dit une telle chose s’il s’était agi d’un véritable combat, mais quand on sait qu’on ne risque pratiquement, rien, c’est toujours plus facile.
Portant la main à ses cheveux, elle défit sa queue de cheval et secoua sa tignasse pour la laisser reprendre son volume normal, puis elle se plaça face au clone, se rendant compte avec la suite des explications de la chunin qu’elle n’avait pas tout comprit de ce qui lui était demandé à la base. En fait elle n’allait pas simplement suivre les mouvements du clone en se défendant, mais ce serait lui qui s’adapterait aux déplacements de la jeune fille pour ensuite attaquer à un moment donné. Connaissant la chunin, ce serait probablement un moment qui n’arrangerait pas la jeune fille, mais ça ne serait pas un adversaire sinon.

« Commencez ! » Il ne lui manquait plus que la toge et elle pourrait se faire passer pour une impératrice romaine.
Face au clone la jeune fille ne savait pas trop quoi faire. En fait elle se sentait même un peu bête face à cet adversaire parce qu’elle avait pour consigne de ne pas l’attaquer. *C’est une danse !* Et aussitôt la jeune fille commença à se mouvoir en rythme, alignant les pas de danse et s’amusant de voir Miyu la suivre dans ses mouvements. Elle entendit alors la chunin lui donner quelques conseils, comme davantage user des pas sur le côté.
Soudain le clone brisa la cadence mais la jeune fille étant au plein milieu d’un mouvement elle ne parvint pas à se rétablir assez vite, si bien qu’elle se fit toucher par celui-ci.

« Je suppose que je suis morte là… » Leur ballet reprit alors, les 2 filles se mouvant ensemble comme si l’une était la cavalière de l’autre mais cette fois-ci Mangetsu le prit moins comme un jeu. Ce qu’elle apprenait aujourd’hui c’était les bases du maniement de Sabaku et elle devait se montrer à la hauteur de ses prédécesseurs, faire honneur à son clan. Ecoutant Miyu, la jeune fille se redressa, avait-elle tant envie de se jeter sur le clone qu’elle se penchait en avant ?
Après quelques pas, le clone rompit une nouvelle fois le rythme et attaqua du bas vers le haut. Cette fois-ci Mangetsu le vit faire, plus concentrée que la fois précédente, mais elle n’eut pas le temps d’abaisser sa l’âme et à nouveau elle se fit toucher.

« Cette fois-ci je l’ai vu. » Dit-elle en parlant tout autant du mouvement du clone que du déplacement du sabre, les 2 étant liés.
*Je suis plus petite et Miyu suit mes mouvements, il doit y avoir des mouvements où j’ai l’avantage sur elle.*
Se basant sur cette dernière théorie, la jeune fille commença à composer différemment avec les mouvements, fléchissant un peu plus les jambes afin d’encore abaisser son centre de gravité. Cette fois-ci elle allait jouer sur la vitesse et surtout la manoeuvrabilité. Lors du premier essai, elle s’était surtout amusée et pour le second elle avait analysé, maintenant il était temps de mettre tout ça en pratique.

Alternant les déplacements latéraux le plus vite possible, elle espérait bien tirer un léger avantage grâce à sa petite taille, même si elle ne se berçait pas d’illusions, la chunin étant certainement la plus rapide, mais au moins ça réduirait l’écart entre elle, peut-être assez pour qu’elle ait le temps de parer car l’important n’était pas qu’elle soit la plus rapide mais qu’elle ait le temps de bloquer l’attaque du clone.
Peu habituée à manier Sabaku, la jeune fille avait l’épaule trop haute et se fatiguait sans réellement s’en rendre compte, ce qui n’échappa pas à l’œil avisé de la chunin qui le lui fit remarquer.

Enfin après une alternance de mouvements latéraux, mais aussi vers l’avant et l’arrière, comme si toutes 2 se cherchaient mutuellement, Miyu rompit pour la 3ième fois la cadence mais cette fois-ci Mangetsu l’avait vu venir ! *Pique au niveau de l’épaule gauche !* D’un mouvement du bras la jeune fille voulut dévier la lame de son adversaire tout en se repoussant sur la droite afin de sortir de la trajectoire du coup, autant par sa l’âme que par son propre déplacement.
Mangetsu Kukan chounin de Suna

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Aoshi Tsukyo
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Re: Attente à l'oasis

Message par Aoshi Tsukyo » lun. 06 oct. 2008, 16:03

Un autre événement improbable se passa dans le camp. L’oiseau de Miyu se posa au milieu de l’oasis et appela Musashi à la rescousse. Alors que le genin s’apprêtait à affronter son arc, le jounin s’approcha de lui.
"Miyu et les autres ont des problèmes, je vais les rejoindre ... Tu es celui qui va assurer la protection de l’oasis, les autres seront sous ton commandement, même si cela ne te plait pas … Il est possible que Leolio, Sae ou même des exilés de Kiri viennent jusqu’à l’oasis, il s’agissait du point de ralliement pour ceux qui allaient combattre le nouveau régime de Suna, tu es donc responsable de ce lieu et des personnes qui arriveront ici à ma place pendant mon absence."
Et comme d’habitude, sans laisser le temps à son élève de contester sa décision, il disparut.

Aoshi grommela. Il détestait avoir de l’autorité et des responsabilités. Maintenant, si une tornade, un troupeau de buffles, ou bien une dizaine de ninjas en colère passaient dans le campement et cassaient tout, alors maintenant ça allait être sa faute.

Le genin regarda son senseï s’éloigner à toute vitesse, et soupira. Assurer la protection de l’oasis, et comment ? Si Suna voulait écraser la résistance, alors Aoshi ne pourrait rien y faire. Le Soleil allait bientôt se coucher. Le genin avait envie d’aller dormir, mais il fallait absolument qu’il parle à son arc.
Il s’assit en tailleur, posa son arc sur ses jambes, il posa les mains sur la poignée, et fit circuler du chakra entre lui et l’arc. L’arme n’allait pas se montrer aussi simplement, il fallait la provoquer un peu. * Aller, montre toi, je n’ai pas peur. *

Il n’y eut rien pendant quelques secondes, puis un ricanement cristallin se fit entendre. Une image s’afficha dans son esprit. La même que la dernière fois. Le cimetière, la brume, le corbeau, et la petite fille à la capuche et à la faux. Aoshi ne cilla pas. La brume s’épaissit petit à petit. On ne voyait plus rien maintenant. Le corbeau coassait toujours autant. C’était parfais, au moins, il allait pouvoir s’approcher de la petite fille et lui parler.
Marcher dans un vieux cimetière, ce n’était jamais très rassurant. Plein de racines et de tombes au ras du sol, c’est toujours le meilleur moyen de se casser un ongle de doigt de pied. Quelque chose craqua sous ses pieds. Ce n’était pas très rassurant, mais il ne fallait pas avoir peur. C’était déjà extraordinaire qu’il ait pu se déplacer dans ce lieu et Aoshi ne voulait pas tout rompre.
C’était comme dans un rêve éveillé. Il entendait, voyait, mais ne ressentait pas grand chose.
Quelque chose l’empêcha d’avancer plus. Aoshi baissa les yeux, et vit une main squelettique qui agrippait sa cheville. Le genin déglutit difficilement et prit une grande respiration. Il ne fallait pas avoir peur. De toutes façons, le bonhomme qui lui tenait la cheville devait être mort depuis longtemps et son bras ne devait plus très bien tenir à son épaule, alors autant ne pas y faire attention et continuer son chemin. L’adolescent mit les mains dans les poches, écouta quelques petites secondes le corbeau pour retrouver la petite fille qui était censée être en dessous, et reprit son chemin.

Le premier pas fut un peu difficile, mais après le gros craquement, le genin put marcher normalement. Où était passée la petite fille ? Avec un peu de chance, ce n’était pas son arc, mais un simple intermédiaire psychologique que lui envoyait l’arme pour voir si l’archer était digne d’elle. L’arc devait être vraiment quelqu’un de machiavélique, mais aussi distingué et raffiné ; un peu comme ce genre de personnes toujours en costume propre, avec une main dans la poche et un verre dans l’autre dans les cocktails, avec une conversation très diverse et cultivée. Le genre de personnes qu’Aoshi admirait plus que tout.
"Bon, la naine gothique, tu te montres ?! Moi, j’ai pas que ça à faire !"

Le corbeau se tut au milieu d’un coassement, et des pas se firent entendre. Il y avait juste un petit problème : ils étaient beaucoup trop bruyant pour la carrure de la petite fille.
"Super c’est pas trop tôt."

La brume tomba d’un coup et Aoshi entendit un sifflement, puis admira une faux bien décidée à s’enfoncer dans sa tempe. Il n’y avait pas à avoir peur. Il se savait dans une sorte de rêve, rien de grave ne pourrait lui arriver. D’ailleurs la pointe de la faux s’arrêta bien avant sa tête. Comme il s’y attendait, c’était la petite gothique qui avait essayé de le tuer. Le genin la regarda avec un petit sourire assuré, et son air nonchalant. Au fond de lui même, Aoshi souffla. * C’est pas passé bien loin… *
"Alors Mercredi Addams, pas foutue de découper correctement de la viande presque froide ? "

La fille ramena la faux à elle, soupira et faucha cette fois les jambes du genin. Aoshi, fier de son trais d’humour, ne s’attendit à rien, et finit à terre. Sans arrêter son mouvement, la gothique planta la faux non loin de la tête de l’archer. Sans laisser le temps à l'adolescent de se relever, elle posa le pied sur son torse et enleva sa capuche. D'un point de vue uniquement esthétique, elle était très belle. Peau blanche immaculée, cheveux noirs lisses, petite bouche maquillée de noir, yeux charbonneux. Cependant, elle semblait déjà morte, comme si le temps l'avait ravie depuis bien longtemps. Une beauté froide, une simple image. Son cœur ne battait pas, ses poumons ne se gonflaient plus. Un cadavre.

Aoshi la contempla longtemps et commença petit à petit à avoir peur. Elle ne faisait strictement aucun bruit. C'était comme écouter un mort. Aucun bruit, mais pourtant, elle bougeait et semblait vivre. Même les shinobi confirmés ne pouvaient pas faire aussi peu de bruit, au bout d'un moment, une articulation craquait, une respiration était plus forte que les autres, mais elle non. Sur un plan auditif, elle n'existait pas. Cette sensation était extrêmement désagréable pour quelqu'un qui vivait dans un monde de son. Il avait l'impression d'avoir quelqu'un d'invisible face à lui.

Ca ne pouvait plus durer, c'était beaucoup insupportable d'avoir cet abyme dans le paysage auditif. Aoshi attrapa la jambe de la fossoyeuse et essaya de se dégager. La petite fille sourit et comprima de plus en plus fort la poitrine du genin. L'adolescent ne réfléchit pas plus longtemps et forma les signes de la seconde bourrasque divine. Le chakra ne vint pas. L'énergie n'était pas présente dans son coprs, impossible de réaliser le moindre jutsu.
La fille ricana.
"Alors, tu comprends enfin… Tu n'es pas en position de négocier quoi que ce soit. Tes misérables efforts pour essayer de reprendre une position digne ont tous échoué. Tu es strictement comme les autres. Humanité répugnante. Je veux vivre, pour ça je vous hais."
Aoshi la regarda l'air atterré, oubliant sa poitrine comprimée pendant quelques instants.
* Mais elle a vraiment un grain elle…*
"T'es qui ? On se connaît pas aux dernières nouvelles."
Elle rit encore plus bruyamment.
"On ne se connaît pas ?! Mais tu rigoles j'espère ? Tu es moi et je suis toi ! C'est pour ça que je te hais de plus en plus. Tu n'es qu'un imbécile, un incapable, un couard, un lâche, tu ne mérites que la mort…"
Aoshi fut surpris. Alors, c'était vraiment ça son arc ? Pourquoi avait-il fallu que son arme fut extrait d'une partie aussi bizarre de son âme ? De plus, en temps normal, les arcs Tsukyo se montraient sympathiques avec leur archer, parfois un peu timides, mais n'essayaient jamais de le tuer.
"LA MORT !… Mais… cependant… j'ai… besoin de toi !"
L'arc gesticulait dans tous les sens, prenait parfois de longues inspirations entre chaque mot, changeait d'intonation brusquement, parlait plus ou moins rapidement. Elle était folle. Complètement tarée.
"Beaucoup besoin de toi ! Trèèèèèèèèès beaucoup ! Vois-tu… je VEUX vivre…"
"Et pour cela, tu me hais, je sais, tu l'as déjà dit…" soupira Aoshi.
La fille marqua un temps d'arrêt, regarda le genin d’un air étonné, et continua sa tirade plus normalement.
"… et pour cela, j’ai besoin que tu m’amènes à ta réalité. Cependant, tu en es incapable."
"C’est pas ma faute si t’es pas jouasse et que tu ressembles à rien d’invocable…Et tu ne veux même pas me donner ton nom…"

De plus en plus calmement, ou froidement, la fille retira son pied du torse et ramassa sa faux.
"Wakajini."
Aoshi se releva et s’épousseta.
"C’est un joli prénom…"
Wakajini rit doucement, et un petit sourire aux lèvres, elle répondit :
"Très beau. Mais peu importe." Et elle disparut.

Quand Aoshi sortit de sa médiation, il faisait déjà nuit. Il se releva et alla se coucher. Il n’était pas nécessaire de commencer les entraînements dès maintenant.

Le sommeil du Tsukyo fut court. Wakajini était dans tout ses rêves, mais impossible d’agir. Toujours la même scène : elle tournait autour de lui, sa faux traînant derrière elle, comme un vautour attendant qu’un animal blessé ne meure.
Le genin se leva à l’aube. Il voulait recommencer les entraînements au plus vite. Wakajini l’intéressait. Il grignota quelque chose, et s’éloigna.
Il se mit en position de tir, et ferma les yeux. Il fit circuler du chakra entre l’arme et lui, et patienta. Au bout de quelques instants, la circulation se stabilisa. * Wakajini… * Le chakra dans l’arc arrêta de circuler avec celui dans le corps et s’agita. Petit à petit, il se concentra en une seule boule, noircit et se ramifia dans toute l’arme. Aoshi sentit le bois qui se glaçait, et par surprise, il le lâcha. Le Tsukyo grommela.

Il ramassa son arc et retenta l’invocation. Il infusa du chakra dans l’arc et le fit circuler. Après avoir prononcé le nom de son arme, le chakra réagit de la même manière. Le bois se refroidit petit à petit. Aoshi n’aimait pas du tout cette sensation. Les ramifications s’étendirent différemment du premier essai. Au lieu de gagner l’arme, elles s’étendirent à sa main puis au bras. L’arc allait beaucoup trop loin. Il se passait quelque chose de bizarre.
Wakajini essayait de prendre contrôle de lui.
"Bordel !… " Aoshi ouvrit les yeux, et essaya d’interrompre l’invocation. Son bras s’était refroidi. Il tenta de lâcher l’arc mais sa main était collée. Elle s’était servie le kinobri pour l’empêcher d’enlever sa main. Aoshi tenta le tout pour le tout. Il envoya une dose importante de chakra vers sa main en passant bras pour contrer l’avancée du chakra noir et repousser le plus possible l’arc. Avec son autre main, il attrapa l’arme par une branche et le lança dans le sable.
Aoshi contempla son bras. Il était encore froid et sa main était bleue. Des bouts de peau avaient été arrachés par le kinobri. Le genin resta de longues secondes en se massant le bras. Les muscles tressaillirent pendant quelques instant avant toute la disparition du chakra noir. C’était Wakajini qui avait fait tout cela ?
Le Tsukyo regarda l’arc. Il n’avait vraiment pas envie de retenter cette expérience. Elle avait essayé de voler son corps…

Aoshi regarda encore l’arme quelques secondes et s’éloigna, la laissant dans le sable. Il n’avait pas envie de ressayer l’invocation. Le Tsukyo prit sa flutte, s’allongea par terre et joua. Il s’était enfin calmé et il pouvait jouer correctement. Ses ardeurs avaient été plus que refroidies par les actes de son arc. Connaître la partie de son âme qui avait engendrée l’arme ne l’intéressait plus.
En y réfléchissant, il était vraiment un Tsukyo atypique. Il avait beau avoir l’apparence d’un Tsukyo, son caractère brisait les apparences très rapidement. Impulsif, colérique, orgueilleux, jusqu’au-boutiste, tout cela était apparut depuis qu’il était devenu Shinobi. Avant, il était calme, paresseux, nonchalant, flegmatique, joyeux, maintenant, c’était différent. Quand il avait pris les armes, le caractère de sa mère avait reprit le dessus. En plus, pour couronner le tout, il avait quitté sa famille pour suivre son sens de l’honneur et protéger Suna, n’hésitant pas à aller contre sa famille. Il était le fils de sa mère sans aucun doute.
Sa mère, en vérité, il ne la connaissait pas. Pendant 14 ans, elle avait été une honorable mère de famille, une femme au foyer dominant sa cellule familiale, terrorisant ses enfants et ayant pris la place de son mari autoritairement parlant. Et pourtant, avant qu’Aoshi ne quitte peut-être pour la dernière fois sa maison, elle lui avait remis un bandeau frontal de Suna, sans préciser à qui il appartenait.
L’adolescent n’avait même pas eu à réfléchir. Ce bandeau appartenait à sa mère. Et vu son état, il devait avoir servi plus d’une fois.
Maintenant, il comprenait que sa mère était une personne très secrète. Il savait rien de son passé, de sa famille. Son père lui avait dit qu’ils s’était rencontrés à Suna, et que ses grands parents était d’honorables commerçants morts depuis longtemps. C’était de plus en plus difficile à croire.

Jouer. Il n’y avait que cela qui permettait de remettre de l’ordre dans le cœur d’un homme. Aoshi se sentait détendu. Le temps d’une mélodie, il avait oublié ses problèmes. Aoshi n’avait plus peur. Une confiance aveugle et passagère s’était installée chez lui. Il allait retenter d’invoquer son arme, mais cette fois, en imposant sa volonté.

Le Tsukyo ramassa l’arme dans le sable, et fit circuler du chakra. Wakajini s’éveilla et ricana.
"Tu es revenu ?"
"Pourquoi as-tu essayé de me voler mon corps ?"
"Aha ! Prendre ton corps ?! Mais non ! Je voulais juste un peu plus de chakra pour émerger dans la réalité ! Loin de moi l’idée de te voler ton corps !…"
"Hum… Peu importe. Ne recommence jamais sans mon accord… Montre toi Wakajini."


Comme les dernières fois, le chakra dans l’arc noircit et gagna tout l’arc. Le chakra noir n’était pas très beau. Il avait la même forme que les branches d’un arbre mort : tout tordu, cassé, nécrosé. L’énergie arrêta de progresser dans les branches de l’arc et prit la direction du bras de l’archer. Aoshi comprit. Elle avait besoin de plus de chakra pour finir la transformation. Il envoya une bonne dose d’énergie spirituelle, et le chakra noir stoppa sa progression dans le corps. L’arbre mort fini par prendre toute la place disponible à l’intérieur de l’arc. La forme extérieure de l’arc n’avait changé. Aoshi attendit quelques instant, mais rien ne se passa.
"Et maintenant ?"
"Sacrifice de sang !" répondit Wakajini en rigolant.
"Non."
"Dommage !"


L’arbre de chakra grandit d’un coup, rompant la barrière qui séparait l’intérieur de l’extérieur de l’arc, et s’étala sur toute sa surface. Le chakra vibra, entoura l’arc d’une bulle, et s’écrasa à toute vitesse contre le bois. Aoshi regarda alors la vraie forme de son arc. Le bois avait vieillit. Au lieu d’être lisse, il avait l’aspect d’un vieil arbre, avec des nœuds et une écorce noircie recouvrant toute l’arme. Le plus impressionnant était qu’une vieille lame s’était ajoutée sur les branches. Le tranchant de l’épée ajoutée semblait plutôt douteux. Au moins, elle pourrait servir à parer.

Aoshi prit une flèche et décida d’essayer sa nouvelle arme. La forme invoquée disparut, et l’arc de base revint. Il était quand même beaucoup moins moche…
"Qu’est-ce qui s’est passé ? Pourquoi l’invocation n’a pas duré plus longtemps ? Et pourquoi il est aussi moche maintenant ?…"
Wakajini soupira.
"Tu ne m’as pas donné assez de chakra et tu m’interdis d’en puiser directement à la source. Dans des conditions pareilles je peux pas rester aussi longtemps. Et si tu me trouves moche, et bien tu n’as qu’à m’invoquer complètement !"

Un véritable gouffre à chakra… Aoshi souffla et retenta l’invocation. Cette fois ci, il apporta directement une dose nécessaire de chakra, pour ne pas se faire vampiriser par son arme. L’arbre de chakra noir poussa et emplit tout le bois. L’arc prit sa vraie forme, toujours aussi moche.
Le genin prit une flèche, et la tira vers un arbre. La flèche se chargea en chakra, et perfora le pauvre palmier grossièrement. Aoshi fut content du résultat. Le tir avait été beaucoup plus propre et puissant que ce qu’il faisait en général. La flèche n’avait pas changé de trajectoire, l’arc avait gagné en efficacité, il était beaucoup plus confortable et maniable. C’était encore plus agréable de tirer à l’arc. En plus, les formes qu’ils pouvait donner aux flèches étaient infinies.
Sans se soucier de ses réserves en chakra, il s’entraîna à tirer sur les arbres, s’amusant à modifier la forme et la trajectoire de ses flèches. Au bout d’un quart d’heure et il souffla. L’arc avait toujours sa forme invoquée, et son bras gauche le brûlait. Il le regarda et vit des marques noires sinueuses qui recouvraient la moitié de son avant bras. Aoshi paniqua. Il relâcha précipitamment l’invocation et les lignes noires glissèrent vers l’arc, laissant de légères brûlures derrière elles. Wakajini s’était encore servie sans demander de son chakra pour rester à la surface.

Aoshi arrêta l’entraînement. Il avait un peu peur de son arme. Elle pouvait le vider de son chakra si elle le désirait, et il la soupçonnait d’être capable de lui voler son corps…

La journée se finit plus calmement. Aoshi, assit sur un rocher, scrutait ou plutôt écoutait, l’horizon. Sa rencontre avec Wakajini l’avait épuisé, voir même effrayé. Le désert était calme. Rien ni personne ne venait troubler le doux chant du vent dans le sable. Le genin commençait à douter de l’arrivée de renfort au camp. A l’ouest rien de nouveau…

Deux présences troublèrent le vent qui soufflait. Aoshi concentra sa vue vers l’endroit de la perturbation et aperçut deux formes, au loin. Il cligna des yeux, se frotta les oreilles, et les vit encore. Deux formes qui se rapprochaient du campement.
Le Tsukyo se leva, et courut vers les autres genins.
"On a de la visite… "

Shiyu se mit à côté de lui, et dégaina son épée. Aoshi fut plus calme et attendit simplement de savoir qui allait arriver. Il n’avait pas envie de brandir Wakajini contre quelqu’un d’autre. Elle prendrait sûrement trop de plaisir malsain à se planter dans les chairs d’un ennemi. Lorsque les deux visiteurs furent assez proche, Aoshi sourit légèrement. Ils les avaient déjà entendus, il y avait longtemps. Un homme, et une femme. Le premier à parler fut le garçon.
Mizaki Taro.
S’il y avait bien quelqu’un qu’il n’attendait pas, c’était bien ce chounin de Kiri…
Dernière modification par Aoshi Tsukyo le mer. 15 oct. 2008, 17:40, modifié 2 fois.
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Shiyu Kûkan
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Re: Attente à l'oasis

Message par Shiyu Kûkan » mer. 08 oct. 2008, 16:16

\\HRP\\ M'enfin, cousine elle me pique un de mes mots :o Le seul que je savais comment caser en plus, t'aurais pu en prendre un des deux autre quand même ^^

Sinon je suis un peu en retard, mais bon … bonne lecture quand même//HRP//



S'asseyant sur un des coussins préparé par la chuunin, Shiyu aperçut le messie, un miracle accordé aux Hommes par le dieu du vent, le Saint Graal du chevalier Kûkan.
Jamais il n'avait vu de pot de Nutella aussi grand. Quittant des yeux ce cadeau du ciel il tourna la tête vers sa mentor quand elle s'adressa à lui. Il s'était évidemment attendu à une réplique de la jeune femme pour la phrase qu'il lui avait glissé, pourtant il avait pensé que ce serait plus … piquant. Pourtant il dû retenir un fou rire quand elle trouva l'excuse avec Musashi, surtout vu le regard qui suivait. Décidément la chuunin était toujours la même.
Répliquant avec le même air désinvolte, il gardait son petit sourire en coin.

"Sachez ma chère senseï que le pire dans cette histoire c'est que vous seriez bien capable d'une telle manœuvre.
Pour ce qui est de la colère, ça ne sert à rien de prier. Quand vous êtes là je n'ai pas d'ennemis de toute façon, juste des morts encore chaud."


Finissant sa phrase en rendant son clin d'œil à la chuunin, il devait pourtant contenir un malaise profond. Il avait du mal à imaginer le sort qu'avaient subi les deux gardes, et cette scène se déroulait sans cesse dans ses pensées. Les deux hommes avaient dû souffrir le martyr, brulés vifs alors qu'ils étaient piégés dans leur armoire.
Se défoulant sur le Nutella, il s'en fit une tartine dès que le pot se "libéra". D'instinct il voulu tendre le morceau de pain sur lequel se trouvait la généreuse dose de chocolat à un môme qu'il appréciait malgré lui. Mais son geste resta en suspend, Chibi avait disparu, et il n'était toujours pas revenu. Se mordant la lèvre il ancra son regard dans celui de Lee, puis d'Hakurei.

*Vous paierez pour ça aussi, pour ça peut être plus encore que pour le reste*

Puis son regard blessé se tourna vers l'unique enfant présent, la fille venait de se barbouiller de chocolat. Il fut presque surpris lorsque la chuunin l'aida à s'essuyer, plus encore que lorsqu'elle lui avait donné sa tartine. La jeune femme se laissait rarement aller à de tels moments de douceur.

*Vous voulez paraître bien plus dure que vous ne l'êtes en réalité senseï, vous êtes dure mais vous savez être tendre par moment*

Regardant le junin, un large sourire étira ses lèvres.

*Et vous vous êtes tendre mais vous savez être dur par moment, décidément vous faites une sacrée paire tous les deux*

La voix de sa mentor le sortit de ses pensées.
Mais dès la première phrase le genin tiqua. Leur professionnalisme ? C'était une provocation ou quoi ? Le chevalier se retenait de se faire jugement tout seul rien qu'en voyant les deux garçons près de lui, et elle parlait de professionnalisme ?
Alors que son épée le brulait dans son dos il l'apaisa, l'heure viendrait, mais pas encore, pas encore, ils auraient le temps plus tard, mais pas maintenant.
Se concentrant sur les mots qui suivirent pour oublier les précédents, le genin hocha la tête d'un signe d'assentiment. Il voulait bien réfléchir, mais il doutait un peu du résultat. Après tout il n'avait jamais été à la tête de troupe contrairement à Leolio, Sae, Musashi, et même Miyu. La seule mission qu'il avait dirigé avait failli être un échec, et la majorité de l'équipe avait fuit …
Il y avait quand même mieux comme CV de leader.

Se levant lorsque le discours fut terminé il s'éloigna un peu du reste du groupe. Grimpant au sommet d'un des arbres au bord de l'oasis, il s'assit là, tenant aussi bien par l'équilibre que par un zeste de kinobori. Dégainant son épée il la posa sur ses genoux croisés, il avait besoin de réfléchir, trop d'événements nouveaux s'étaient déroulé bien trop rapidement, jusqu'à cet instant il n'avait pas eu le temps de faire le point, de repenser à tout ça.
Après avoir balayé l'éternel désert du regard, il ferma les yeux, ses doigts caressant doucement l'acier de sa lame. Se replongeant dans la mission, la première chose qui lui sauta aux yeux fut sa cousine, affalée par terre, baignant dans son propre sang, le carreau ressortant de son dos. Il n'avait pas eu le temps de demander à Mangetsu ce qui s'était passé, mais il l'imaginait sans trop de mal, il avait put voir l'ishiyumi fixé au bras du lieutenant. D'ailleurs il devait admettre que la technique était brillante, un jour il songerait à l'adapter pour son propre usage.

Puis ses pensés se dirigèrent vers le moment où il avait admiré la maison en feu. Tu offres à ces bandits un bûcher funéraire dont tu peux être fiers...
Etre fier ? Fier de quoi, il avait tué pour la première fois. Indirectement peut être, mais ce n'en était que plus dur. Les deux hommes qu'il avait tué avaient pu avoir tout le loisir de sentir la chaleur monter, de voir les flammes lécher l'armoire avant de s'en prendre à leur peau. Il avait prit des risques pour épargner ces deux gardes, et finalement il ne leur avait offert qu'une mort bien plus cruelle qu'un coup d'épée.
Un jour il avait entendu quelqu'un dire que les pires catastrophes naissaient des meilleures intentions, le chevalier avait pu en avoir une preuve à son échelle. Secouant la tête pour chasser ces pensées, deux visages se dessinèrent dans son esprit.

Lee et Hakurei, maintenant que Musashi était hors de vue et que Miyu était rétablie, il avait la possibilité de s'occuper de leur cas. Pourtant il doutait. Non pas du fait de ce qu'ils méritaient, mais plutôt du fait de se rendre justice soit même. Il ne savait pas, après tout de quel droit pouvait il punir ? Il avait le même grade que les deux autres, en rien il n'était leur supérieur, il avait été leur leader pendant la mission, rien de plus.
Mais il ne renonçait pas, il jurait de leur donnait lui-même ce qu'ils méritaient. Mais s'il agissait maintenant, dans l'ombre, pour qui passerait-il ? Non, il avait le droit avec lui, il agirait au grand jour lorsque le moment serait venu.

Vidant son esprit il rouvrit les yeux pour fixer l'épée sur ses genoux. Elle avait gouté au sang pour la première fois la veille, une étape importante, et depuis elle semblait de plus en plus vivante dans les pensées du Kûkan. Cette lame était une extension de lui-même.
Refermant les yeux la lame apparut dans son esprit, aussi brillante que toujours.

*Alors, tu as accepté notre alliance.
Merci pour hier*


Imperceptiblement, il sentit l'épée vibrer doucement sous ses doigts. Sa gardienne à vie avait toujours eu une place important pour lui, mais elle semblait s'être réveillée d'un profond sommeil. Comme si l'évolution du genin lui permettait de vivre de plus en plus intensément. Un peu comme s'il avait fallu que le chevalier ait acquis le pouvoir nécessaire pour que son épée puisse commencer à s'éveiller.
D'ailleurs il pouvait sentir que ce n'était pas encore tout à fait réalisé, le chemin restait long, mais il le parcourait avec joie.

*Il serait peut être temps que je réfléchisse au plan d'attaque demandé*

Comment pouvait on prendre les hauts murs de Suna ? Longtemps le genin avait pensé les murailles imprenables. Cette certitude s'était craquelée lorsqu'il avait pu les escalader lors de son premier cours avec Miyu. Un cours particulier, cette époque lui manquait un peu. Une époque où il se trouvait derrière les murs du village de vent, pas devant à se demander comment rentrer.

Il passa un long moment ainsi, le regard perdu dans le sable du désert, admirant le vent parcourir ces étendus infinies. Puis se levant peut avant le repas du midi il redescendit de son perchoir. Il y avait quelque chose qu'il voulait tester.
Il se savait capable d'utiliser le Katana Odori lorsqu'il en aurait besoin, mais il y avait quelque chose qu'il voulait essayer.
Sa lame à la main, il lui fit raser le sable. Puis il infiltra son chakra à l'intérieur de l'épée.
Une fois fait il s'élança en avant et déchaina ensemble les deux techniques, frappant avec le Katana Odori tout en libérant la puissance du Zantetsu.
Alors que la lame remontait dans un arc de cercle, un léger nuage de poussière dessina la même forme dans l'air. Un sourire un coin étira les lèvres du genin, il sentait bien que celui ou celle ou ceux qui se prendront ce mixte de technique souffriraient (ou plus) Le résultat de cet essai à bien entendu était vu avec Miyu ^^


Ce fut ensuite l'heure du repas. Et la question fut posée, comment "attaquer" Suna ? Sa cousine s'élança la première, un plan qui avait le mérite de faire une attaque dans les règles de l'art, en face.
Le chevalier n'était pourtant pas d'accord, il avait une autre vision des choses.

"Contrairement à Mangetsu, je proposerais plutôt quelque chose de plus … discret. Les Tsukyo gardent les murailles, en se postant ainsi devant eux je ne donne pas cher de nos vie si on passe à portée. Et en faisant ça si on attaque on devra les affronter alors qu'ils ne sont pas nos ennemis. Nous nous battrons contre un clan qui veut simplement défendre Suna.
Je propose plutôt de reprendre contact avec les résistants à l'intérieur du village. Si les spadassins ou les voleurs de la lune arrivent à créer une bonne diversion nous pourrions peut être faire rentrer encore une fois un groupe de spadassins ou de voleurs à l'intérieur des murs. Là nous pourrions prendre contact avec les Kûkans. Ils sont prêts à se battre, et sont déjà sur les lieux. Avec eux plus le groupe qui est parvenu à rentrer, on pourrait peut être s'en prendre directement aux Kinran. Une fois neutralisé le village serait reprit.
Je propose de répondre à un putsch par un putsch. Cette solution si elle marche pourrait éviter de s'en prendre à des personnes qui n'ont rien à voir dans ce conflit"


*Ou alors il faudrait trouver un ambulochrone, on voyage dans le temps, on sauve le Kage, et on inverse les places, nous derrière les murs, les Kinran devant en train de mendier*

"Pour ce qui est des positions du clan, les Kûkans se trouvent certainement dans leur quartier. Si vous me laissez y aller je pourrais les trouver sans problème et sans doute voir le chef du clan pour lui demander d'agir.

Pour ce qui est des signaux, Musashi-senseï peut très bien communiquer à distance avec ses techniques, il ne doit pas être le seul. On pourrait aussi utiliser Taï ou même des invocations pour transporter les messages"


Adressant un clin d'œil à la chuunin il termina avec ironie.

"Des avions en papier pourraient aussi être utiles"


Le repas terminé il se dirigea vers le Sud, s'approchant de Kuroki.

"Je n'aime pas être seul ici"

C'était faux mais il n'avait rien trouvé de mieux pour attirer l'attention du Kûkan.

"Je me demandais si vous accepteriez de m'entrainer. Le village est loin et vous êtes le seul Kûkan reconnu à des kilomètres à la ronde. Même si Miyu-senseï et Musashi-senseï sont très bons, j'aurais voulu que vous m'appreniez le Tenmure."


La barbe du vieux Kûkan eut comme un tressautement, signe évident qu'il souriait à cette idée.

"Bonne idée gamin... il était temps que tu t'y mettes tiens !" dit il d'une voix bourrue mais vraisemblablement flatté par la demande du garçon.
"Je ne suis pas un bon professeur donc il va falloir que tu apprennes beaucoup de choses par toi même. Toutefois je peux te dire ce que je sais. Cette technique est un dérivé du kinobori et du suimen que tu as appris à l'académie. Les Anciens l'ont crées pour pallier au principal problème des épéistes à savoir des adversaires basés sur les attaques à distance. Il n'y avait pas trente six solutions à ce problème c'est pourquoi cette technique a été inventé pour aller au corps à corps le plus vite possible. Grâce à la création d'un jutsu oscillant entre le futon, le suimen et le kinobori nous créons une légère plaque d'air sous nos pieds, rendant de notre point de vue, l'atmosphère palpable. Ainsi plutôt que de courir sur du sable, de la terre ou que sais je, nous courrons sur le vent ! L'élément le plus souple et le plus rapide qui soit. Grâce à cela nous parvenons à esquiver les projectiles et à couvrir les distances en combat en un rien de temps.
Je vais te montrer comment ça se passe et après il te faudra faire selon ta propre théorie... je ne suis qu'un vieux briscard."
termina t-il en dégainant son épée.
La lame était vieille, la garde érodée et la lame semblait avoir été éprouvée par bien des combats. Mais sa beauté était toujours bien présente... et son fil aiguisé.

Le Kûkan la plaça près de son front comme s'il saluait un adversaire invisible puis il prit une impulsion... sur l'air. C'était une vision particulière que de voir le vieil homme courir à quelques centimètres du sol, esquiver soudain une attaque imaginaire en faisant un violent tonneau sur le côté s'élever à deux mètres du sol d'une violente impulsion des deux pieds avant de retomber pour pourfendre ses ennemis.
C'est à peine essoufflé qu'il revint auprès du jeune Kûkan, saisissant sa gourde il lui jeta un œillade l'air de dire "A toi maintenant !".

Une voix éthérée parvint alors au genin, féminine, puis masculine, envoutante mais surtout changeante.
"Je remplis le vide, toujours présent. Seuls les initiés peuvent m'entendre. Ressens ma présence et marche à mes côtés. La Voie n'attend que toi, éprouve la."


Le vieil homme était impressionnant. Il dansait dans l'air comme si c'était le moyen le plus naturel de se déplacer. Une fois sa démonstration terminé le chevalier s'adressa à lui avec un sourire espiègle.

"Vous semblez remarquablement bien conservé pour un vieux briscard. En tout cas si j'avais connu cette technique plus tôt j'aurais eu moins de mal à me rapprocher de quelqu'un qui me tirait dessus à l'ishiyumi "

Alors qu'il allait se lancer pour un premier essai, une voix lui parvint.

"Je remplis le vide, toujours présent. Seuls les initiés peuvent m'entendre. Ressens ma présence et marche à mes côtés. La Voie n'attend que toi, éprouve la."

Il stoppa net ses mouvements, la voix était tellement envoutante. Se tournant rapidement vers Kuroki il vit que celui-ci n'avait apparemment rien entendu. Regardant malgré tout autour de lui comme s'il s'attendait à voir quelqu'un jaillir d'on ne sait où, il dû bien admettre que personne n'était là.
Seuls les initiés peuvent m'entendre ? Cela voulait dire qu'il était un initié ? Mais un initié de quoi ?

*Je peux t'entendre, mais qui es-tu ? Et quelle est cette voie dont tu parles ?*

Aucune réponse, rien ne signalant qu'il n'avait pas tout simplement rêvé. Son esprit avait peut être été plus éprouvé qu'il ne l'espérait à la suite de la drogue.
Non, il n'était pas fou, il avait entendu une voix. Mais pour le moment il avait un exercice, s'il continuait à rester ainsi immobile Kuroki allait commencer à se poser de sérieuses questions.

*Je ne sais pas qui tu es, mais je te trouverais*

Toujours perplexe il se concentra plutôt sur son entrainement. Contrairement à Kuroki il laissa son épée au fourreau, s'il trébuchait il n'avait pas envie de s'empaler bêtement sur sa propre lame.
Réveillant son chakra et le faisant tourbillonnait, il le déplaça vers la plante de ses pieds, comme pour un kinobori ou un suimen.
L'avantage qu'il avait était que depuis le début où il avait appris ces deux techniques de bases il s'était habitué à former des plateformes sous ses pieds, alors que d'autres procédaient de manières différentes.
Comme pour un suimen il créa les dites plateformes, mais avec une dose de chakra beaucoup plus importante, et il s'élança en avant.
Le résultat ne fut pas celui désiré, c'est à peine si le sable s'écarta sous l'envoi du chakra, à peine s'il avait senti la création qu'il avait voulu stable sous ses pieds.

S'arrêtant il observa le ballet intérieur que formait son chakra, guidant ce tourbillon tranquillement jusqu'à ses pieds, il l'éjecta violement tout en se mettant à courir. Essayant de maintenir une plaque toujours identique sur laquelle il pouvait marcher. Essayant de construire des plaques sous chacun de ses pas.
Le résultat fut légèrement meilleur, il s'éleva un peu avant de se renfoncer dans le sable. Il avait ressentit un léger plus en stabilité, mais si peu.

Ce n'était toujours pas ça. Qu'avait il bien pu oublier ?
Il se repassa la démonstration de Kuroki, qui avait agi avec tant d'aisance, il le revoyait placer sa lame sur son front. Sa lame ?
Cette technique était une technique du clan Kûkan, un clan qui puisait ses particularités dans son union avec l'épée. Comment avait il pu oublier cette composante essentielle de la technique.
Plaçant sa main sur la garde de sa gardienne à vie, il ferma les yeux. Caressant tendrement l'acier du pommeau.

*Danse avec moi*

Animant brutalement le flot de chakra qui courait en lui, le tourbillon devint maelström. Cette puissance chantait une mélodie qui lui était maintenant familière, une mélodie sur laquelle il accorda son corps. Ce dernier s'affaissant légèrement, comme un lion prêt à bondir, tandis que sa respiration s'espaçait en se plaçant elle aussi sur les notes de cette mélodie.
Puis vint s'ajouter une troisième composante, qui s'unifia aux deux autres pour donner un chant plus envoutant encore. L'épée vibrait dans son fourreau alors que ses notes métalliques résonnaient au sein du Kûkan.

Rouvrant les yeux il laissa toute cette puissance brute déferler dans ses pieds alors qu'il bondissait vers le haut, tentant de s'élever, de quitter ce planché qu'il aimait défier, de renier une fois de plus toutes les lois les plus admises de la physique. Se prouvant encore et encore qu'il était libre.


Alors que son essai se terminer il se tourna vers Kuroki, quelque chose le tracassait quand même depuis le matin.

"J'avais une question qui n'a rien à voir avec cette technique. Vous avez failli mourir hier en partie à cause du fait que deux des membres de mon équipe aient fuit. Ils sont même partis avec votre épée.
Je suis sûr que Musashi-senseï vous a mit au courant de tout ça. Alors je voulais savoir, comment pouvez vous les laisser continuer leur petit train-train sans rien dire ? Nombre d'autres personnes les auraient déjà fait payer pour ce qu'ils ont fait"


*Moi je l'aurais fait*

Les sourcils du vieil homme se froncèrent et il resta silencieux quelques secondes avant de répondre.
"S'ils avaient été sous ma responsabilité... s'ils portaient le nom de Kûkan... si la situation actuelle n'était pas aussi difficile... je les aurai tué à coups de bâton comme des chiens. Mais ils sont des genin aux ordres de Hakaito-san. Je respecte la hiérarchie et les règles. J'ai fait part à Hakaito san de mon opinion à leur propos mais ce n'est pas à moi d'appliquer de sanctions. C'est aussi simple que ça. Ils n'ont pas abimés mon épée je n'avais donc aucune raison de leur flanquer une correction. Mais crois moi..." sur ces mots ils semblait fulminer et son teint un peu rouge vira presque au violet.
"Ce n'est pas l'envie qui me manque." termina t-il avant de se tourner vers l'immensité du désert pour reprendre son calme.

Le chevalier comprenait enfin pourquoi Kuroki était si calme. En fait il se forçait à le paraître, un peu comme lui quand il les avait vu devant la grotte.

*Le respect de la hiérarchie et des règles, j'espère juste que ce respect ne leur permettra pas de s'enfuir en faisant une nouvelle fois capoté un plan de bataille …*


Mettant un point à cette question, le Tsukyo se rapprochait des autres en courant, que ce passait il encore ?

"On a de la visite… "

*C'est pas possible ça, on est maudit ou quoi ?*

Décidemment dans ce groupe l'adermie succédait à l'adermie, la chance ne semblait pas vouloir tourner.

"Apparemment on va devoir remettre la suite de cet entrainement pour plus tard, allons y"

Et il s'élança vers le côté de l'oasis qu'Aoshi gardait, son épée qui se trouvait un instant plus tôt dans son fourreau était maintenant dans sa main, brulante d'impatience de montrer à nouveau ce qu'elle valait.
Shiyu, chevalier du Chaos, membre du clan Kûkan

Pour faire la gueule il nous faut utiliser 65 muscles, contre seulement 10 pour un sourire. Pourquoi vous surmener?

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Soi Fon
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Re: Attente à l'oasis

Message par Soi Fon » jeu. 09 oct. 2008, 12:51

[hj] : Kikoulol les Sunites, c’est nous que v’la :P.

Lorsqu’ils accostèrent, la jeune femme se réveilla d’elle-même. Il faisait encore nuit, tant mieux. Le rendez-vous était dans deux jours et rallier Suna depuis Kiri prenait du temps, alors quelques heures glanées sur leur nuit de sommeil ne seraient pas de trop.
Le marin qui s’était occupé de la traversée ne dit rien, mais à voir son regard lorsqu’il vit Soi Fon se lever, il était aisé de voir qu’il attendait quelque chose. Fouillant dans son sac, la chunin en tira la somme convenue, inutile d’acheter son silence, ils étaient en mission officielle.

Lestement elle sauta à terre. Il lui fallut quelques instants pour s’orienter, ce pour quoi elle s’aida de la boussole car dans le noir il n’était pas question de se servir du décor comme point de repère. Elle tendit alors le bras dans une direction et s’adressa à son équipier. "C’est par là."
Tous deux s’élancèrent alors, usant du shunshin afin de gagner un peu de temps. Ils avaient opté pour la ligne droite, passant sur les bâtiments lorsque cela était nécessaire. Quelques instants plus tard le port était derrière eux et cela devrait aller mieux à partir de maintenant puisqu’ils se trouvaient en pleine nature, les obstacles artificiels seraient donc moins nombreux quant aux rochers ou aux arbres, ils étaient bien plus aisés à contourner qu’une maison.

Les kilomètres défilèrent alors sous les pieds des deux chunin, tous deux semblant infatigables. En réalité c’est surtout qu’ils commençaient à avoir une certaine habitude des voyages longues distances à travers le continent et par extension ils avaient de la pratique en matière de shunshin, aussi ne s’épuisaient-ils plus aussi facilement que lorsqu’ils étaient simplement genin, ou même chunin comme lors du voyage de retour de l’examen chunin. Mine de rien ils en avaient fait des kilomètres en si peu de temps.
Tous deux coururent ainsi jusque vers le milieu de la matinée du premier jour. Là ils s’accordèrent une petite pause, afin de souffler un peu.

Ils avaient beau posséder une bonne endurance, ils restaient humains et cela faisait déjà plusieurs heures qu’ils usaient du shunshin afin d’avoir une petite chance de rejoindre Suna à temps. Il leur avait fallu trois jours la dernière fois, cette fois on leur demandait de faire le voyage en seulement deux jours, même s’ils avaient un peu triché en partant dès qu’ils avaient reçu l’information, soit au beau milieu de la nuit. Ils avaient même fait un feu d’artifice pour célébrer l’évènement…
La pause serait de courte durée, la jeune femme connaissait bien Mizaki et savait à quoi s’attendre avec lui. Aussi ne perdit-elle pas de temps et s’installa à l’ombre d’un arbre après avoir déposé son sac et son épée. Elle s’assit à même le sol, s’appuyant contre son tronc, Mizu s’installant en travers de ses jambes.

Fermant les yeux, elle entreprit de se reposer un peu, méditant à défaut de pouvoir dormir. Heureusement qu’elle avait dormi sur le bateau pendant la traversée, sans quoi avec la journée qu’ils avaient eue, elle n’aurait certainement pas tenu, à se demander comment faisait Mizaki, car il avait beau ne pratiquement pas dormir, il s’était probablement autant dépensé qu’elle.
Une petite demi-heure plus tard, il fallait déjà repartir. S’équipant rapidement, la jeune femme vérifia à l’aide de la boussole qu’ils avançaient toujours dans la bonne direction. C’était le cas.
La course reprit alors, de plus belle. Ils ne s’arrêtèrent que pour manger, faisant des emplettes rapides dans un petit village. Des oni-giri pour Soi Fon, elle en raffolait.

Puis il fallut à nouveau courir mais la jeune femme était satisfaite de leur rythme, ils avaient dépassé il y a une bonne heure une ville de sa connaissance et cela signifiait qu’ils étaient bien dans les temps. S’ils continuaient ainsi, ils arriveraient à l’heure, pas largement, mais à l’heure quand même.
Leur pause déjeuner, si on peut appeler ça ainsi fut le dernier arrêt avant le premier tiers de la nuit. Là ils s’installèrent pour dormir, car qui veut aller loin ménage sa monture. Ils auraient pu demander un petit coup de main à leurs invocations respectives mais celles-ci risquaient de ne pas trop apprécier d’être appelées uniquement pour servir de taxi, surtout qu’ils n’étaient pas particulièrement à la bourre.

Il ne faisait même pas encore tout à fait jour lorsque Mizaki réveilla son équipière. *Rah il fait chier ! M’enfin il a pas tort, on doit pas traîner.*
Si ses estimations étaient correctes, ils approchaient de la frontière du pays du Vent. C’est à partir de là que ça allait commencer à devenir fun, le climat de Konoha était plutôt tempéré, alors que Kaze no kuni, c’était le désert à perte de vue. Une chance qu’elle se soit peu à peu habituée à ce climat depuis qu’ils avaient quitté Kiri, mais elle n’avait pas été fâchée de retrouver son brouillard en rentrant chez elle.

Vers midi, ils atteignirent Kaze no kuni, le pays du Vent, ce qui les fit un peu ralentir puisque à partir de maintenant ils allaient devoir suivre la carte qui leur avait été fournie. Cette fois-ci ils mangèrent en courant, se nourrissant avec des pilules énergisantes. Celles-ci étaient à Mizaki mais il devait un repas à son équipière. Par contre tous deux semblaient encore en froid au vu du peu de conversation qu’ils s’étaient échangées, encore que ça n’était pas forcément un signe, Mizaki étant quelqu’un d’assez peu loquace, le camarade idéal pour Waku.

Alors que le soleil commençait à décliner dans le ciel, tous deux accélérèrent, plus par fierté que parce que c’était réellement utile. On leur avait dit qu’ils avaient deux jours pour arriver, donc autant arriver avant qu’il ne fasse nuit. En plus ça faciliterait le premier contact, enfin peut-être.
"On arrive avant le coucher du soleil !" Ordonna-t-elle, plus par jeu que pour diriger qui que ce soit.
Dans leur dos, le soleil avait déjà embrasé l’horizon, commençant à disparaître. Tous deux puisèrent alors dans leurs dernières ressources afin d’accélérer encore la vitesse de leur shunshin. D’accord ça n’était pas forcément très prudent mais ils avaient de la réserve en matière de chakra et ils avaient presque assez d’heures de sommeil.

L’oasis fut alors en vue, à environ cent cinquante mètres. Ils avalèrent la distance restante en un rien de temps. Les deux chunin s’immobilisèrent alors, le déplacement d’air soulevant un bref instant leur cape, mais pas leur capuche. Tous deux s’étaient couverts aussi bien que possible, afin de ne pas prendre un coup de chaleur durant leur traversée du désert.
Quelques genin les accueillirent, dont un qui avait dégainé son épée. Soi Fon leva les yeux au ciel en le voyant. Son épée à elle, elle la portait encore dans son dos mais il n’y avait pas de commune mesure entre leurs deux armes.
Mizaki rompit le silence le premier : "Nous sommes ici au nom de la Mayoi, nous venons voir Leolio qui a demandé l'aide de l'organisation."
En l’entendant, Soi Fon leva pour la seconde fois en quelques instants les yeux au ciel. La Mayoi et puis quoi encore ? Si elle était là c’était de son propre chef, pour prêter main forte aux Kiriens exilés et aux Sunites.

Au moins comme ça, en allant droit au but, ils ne perdraient pas de temps en blabla inutile. Une jeune femme arriva alors, usant elle aussi du shunshin, une technique très en vogue ces derniers temps ^____^. Ça n’était ni Leolio, ni Musashi, les deux seuls gradés de Suna que connaissait Soi Fon. Il y avait bien Bob, mais elle ne savait pas trop s’il pouvait être considéré comme étant un gradé.
La nouvelle arrivante n’était pas venue seule, deux jeunes filles quittant son étreinte. *Shunshin édition familiale.* Un oiseau proche de l’aigle vint alors se poser sur l’épaule de la jeune femme. Mizu resta calme sur l’épaule de Soi Fon, il n’en avait rien à faire de ce piaf.

"Bonjour. Que voulez-vous voyageurs ?" Leur demanda-t-elle obligeamment. Soi Fon fit alors un pas en avant, peut-être bien pour griller Mizaki avant qu’il ne revienne avec ses histoires de Mayoi.
Portant les mains à sa capuche la jeune femme la retira, révélant son bandeau de Kiri qu’elle portait exceptionnellement.
"Je suis Soi Fon Shinshun, diplomate de Kiri. Nous avons entendu dire que Suna avait des ennuis et que Leolio Mimura demandait de l'aide, alors nous sommes venus. S'il te faut une raison, dis-toi que nous autres Kiriens sommes redevables au peuple de Suna pour l'aide qu'il nous a apportée dans les heures sombres."
"Leolio n'est pas encore arrivé mais il nous a prévenus qu'il nous enverrait de l'aide. Vous avez fait vite." Leur répondit la femme à l’oiseau tout en souriant.

"Je fais honneur à mon nom." Dit-elle en rendant son sourire à Miyu, qui ne s’est pas présentée la mal élevée. Un simple sourire de politesse, évidemment.
"Bienvenu au repère de la rébellion. Je vous propose de vous installer près de la tente des repas, on va vous servir le thé en attendant l'arrivée des autres invités qui seront tous là à partir de demain a priori. Mais nous discuterons des détails plus tard."
En entendant ça, Mizaki réagit à son tour, ce qui fit sourire la chunin car elle aurait parié qu’il allait tiquer là-dessus.
"Demain… ?!"
"D'autres invités ? Comme si nous ne suffisions pas." Plaisanta-t-elle, son sourire étant sincère cette fois.

"Oui demain... comme aujourd'hui mais en plus tard." Touché, Mizaki ne goûterait probablement pas à la plaisanterie mais peu importe. "Installez vous là-bas je vais vous apporter du thé et vous pourrez vous reposer. Les genin ont la charge de surveiller les alentours. Vous êtes libres d'aller où vous le souhaitez mais j'aimerais beaucoup que vous restiez dans l'oasis elle-même. Je vais informer Musashi Hakaito de votre visite et nous discuterons du reste plus tard. Au passage, je suis Miyu Renraku."
*Ah, enfin elle se présente. Renraku, comme le clan, vu le Titi qu’elle porte sur l’épaule ça n’a rien de surprenant.*

Après avoir tant couru, Soi Fon n’avait rien contre le thé qu’on leur proposait, aussi se débarrassa-t-elle dans un premier temps de son sac qu’elle posa à proximité du tapis puis de son imposante épée qu’elle planta dans le sable juste à côté du sac, un bon morceau de lame dépassant encore de là.
Le soleil avait fini de se coucher, mais peu importait maintenant, ils étaient arrivés dans les temps, battant leur propre record, c’était tout ce qui comptait.
Soi Fon Shinshun junin de Kirigakure no sato, le plus mauvais caractère du pays de l'eau
Bonne. Mauvaise. Je suis la fille avec l'hiroi ken.

Miyu Renraku
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Re: Attente à l'oasis

Message par Miyu Renraku » ven. 10 oct. 2008, 23:25

[HRP : Images de L'Enfant :
http://img504.imageshack.us/my.php?image=lenfantwb5.jpg
http://img93.imageshack.us/my.php?image=lenfant2yl5.jpg
http://img380.imageshack.us/my.php?imag ... nt3hr7.jpg]


Tout en observant son élève s'entrainer, Miyu se mit à l'ouvrage à partir d'une cape en toile douce couleur sable. Ses doigts de chirurgienne s'agitèrent autour d'une paire de ciseau de quelques aiguilles et d'un trio de fils plus ou moins épais. De temps en temps elle prenait ou reprenait des mesures de l'enfant qui se laissait faire du moment qu'on ne la dérangeait pas pendant qu'elle dessinait.
* Mais qu'est ce que je fais... ? Non ne te le demande même pas... tu ne veux pas connaître la réponse... *
Mangetsu se débrouillait bien, surtout quand on pensait qu'elle était débutante.
* A croire que les Kukan ont ça dans le sang... *

La jeune fille dévia et esquiva le coup avec brio, mais n'eut pas d'opportunités de riposte car le clone roula à terre instantanément et se releva en garde dans le même mouvement.
« Excellent, tu commences à détecter les attaques et à savoir comment réagir... on va pouvoir passer à... »
La chunin se tourna soudain vers l'Ouest puis vers le campement où les genin avaient commencés à s'agiter.
« Bizarre... »
Que devait elle faire ? Aller voir d'elle même ? Les deux auras n'avaient pas l'air menaçante et la puissance qu'elles dégageaient ne représentaient pas un danger suffisant pour que ce soit une tentative de meurtre ou une attaque. Pourtant...
Si elle emmenait les deux filles avec elle, elles seraient exposées au danger mais si elle les laissait il se pouvait que ce ne soit qu'une diversion et qu'elles se fassent attaquer.
Prenant la petite sous un bras et Mangetsu sous l'autre elle effectua une paire de shunshin après avoir simplement dit à son élève :
« On va voir ce qui se passe... »
Deux silhouettes encapuchonnées faisaient face à un Kuroki dubitatif et à des genin sur le qui vive. Finalement c'était une fausse alerte et une vraie bonne nouvelle. L'aide promise par Leolio était arrivée... bien sur on aurait pu espérer plus mais c'était toujours ça de pris.
* Drôle de couple quand même... *
Après avoir échanger les civilités, Miyu confia la petite fille à Mangetsu.
« Je reviens dans pas longtemps. Le clone t'attend, emmène la petite avec toi et reprend l'entrainement. A mon retour on changera d'exercice. Les genin reprenez vos postes, vous avez bien réagis. Continuez comme ça. » termina t-elle avant d'entraîner les deux kiriens à sa suite vers la tente où dormait Musashi. Elle leur demanda de patienter à l'extérieur pendant qu'elle allait réveiller le junin, après quoi elle les appela.

Un quart d'heure plus tard Miyu sortit de la tente pour rejoindre son poste.
« A présent on va faire l'exercice inverse. Le clone mène les déplacements et ce sera à toi de le suivre et de briser le rythme pour attaquer. Sache que ta lame courte t'octroie un sérieux avantage : la mobilité. Peu encombrante, tu n'as pas à t'empêtrer dans un mètre d'acier donc tu peux jouer sur tes déplacements et frapper avec aisance. N'hésite pas à utiliser la pointe et différentes prises de garde : les doigts vers le ciel ou vers la terre selon l'usage, en poignée inversée ou en prise droite... choisis, et surtout varie, car un adversaire est souvent déstabilisé par la diversité et l'originalité. Pense « liberté ». » termina t-elle en se rasseyant pendant que le clone se remettait en garde face à l'adolescente.

De son côté, Kuroki qui avait bien observé le descendant de son clan lui donna un nouveau conseil :
« C'était pas trop mal. » commença t-il d'un ton sévère de sergent-chef-instructeur. « Mais plutôt que d'essayer de t'élever tout de suite très haut, essaye d'abord de marcher sur l'air. Prend l'air comme un décor que tu formerais selon tes souhaits. C'est plus un escalier qu'un trampoline si tu préfères... »
La Voix retentit de nouveau. Toujours changeante, à nouveau différente.
« Bouleverse les contraintes. Défais, déforme, déplace. La Voie est Art. La Voie est Différence. La Voie est joueuse. Joue le jeu et créé tes règles. Libère toi. »

La fin de l'après midi annonça la fin de l'entraînement pour Mangetsu. Entre temps, la chunin avait procédé à différents essayages et retouches sur la robe pour l'enfant et le résultat final n'était pas trop mal. La couleur sable clair était agréable à l'oeil, un lacet de cuir rouge permettait de resserrer le col et elle était suffisamment cintrée pour qu'elle ne fasse pas « sac ». Pas trop mécontente d'elle, Miyu convia les deux filles à un nouveau bain, histoire de se débarrasser pour l'une de la sueur et pour l'autre du sable et de la poussière dans laquelle elle avait jouée.
Sortie de l'eau, la jeune femme se sentit suffisamment en forme pour un dernier jutsu.
« Je vais faire disparaître ta cicatrice Mangetsu... viens là... »
La medic s'agenouilla devant son élève et après quelques taos appliqua sa main baignée d'une fraîche lueur blanc-bleu sur la cicatrice rosâtre. Quelques secondes plus tard, elle retira sa main et il n'y eut plus trace de la vilaine blessure que l'étudiante avait subie.
« Bien... te voilà de nouveau comme neuve. Allons préparer le dîner à présent... »
Passant à proximité des deux chunin, Miyu s'adressa à eux tout en se dirigeant vers la tente des victuailles.
« Si l'envie vous prenait d'aller chasser dans les alentours, sachez que je vous soutiendrai à cent pour cent. » dit elle avec une pointe d'humour.
L'enfant s'assit sur un coussin en suçant son pouce tout en regardant Miyu et Mangetsu s'activer.
« On pourrait faire une soupe qu'en dis tu ? » proposa la chunin en entretenant un feu tout en coupant des légumes.
Peu après Musashi invita la chunin à le rejoindre un peu plus tard pour lui annoncer une nouvelle qui la laissa songeuse pendant le reste de la préparation.

Une heure plus tard, des plats de viande, de pain, de fruits, de légumes crus et cuits et une petite marmite de soupe trônaient royalement au centre du grand tapis accompagnés d'un pot de miel et de celui entamé de nutella. Des cruches de jus de fruits et d'eau plate tenaient compagnie à un quatuor de bouteilles de saké sorties pour l'occasion.
« En l'honneur de la réussite de la mission... » annonça Miyu une fois que tout le monde fut installé. « ... de nos deux invités de ce soir... ainsi que du fait que Chibi soit vivant et entier. » termina t-elle avec un grand sourire avant de devancer les questions :
« Il a apparemment perdu la mémoire et a été pris en charge par un couple qui ne pouvait pas avoir d'enfants. Il sera en sécurité avec eux et nous estimons que pour le moment nous le laisserons là bas. Toutefois d'après l'une des invocations de Musashi il n'aurait pas perdu son caractère impossible... » dit elle en levant son verre avant de l'avaler d'un trait.
* Peut être est ce mieux ainsi... *
Dommage, elle s'y était attaché...
* C'est toujours quand on les a perdu qu'on se rend compte à quel point ces choses nous sont précieuses. *

La gamine se jucha sur ses genoux avec une poire entamée dans une main et une banane où il manquait déjà un morceau dans l'autre. Ses joues gonflées par le trop plein de nourriture enfourné en même temps lui donnait l'air d'un hamster. D'ailleurs du jus se mit à goutter de ses lèvres pour couler le long de son manteau et atterrir au final sur le pantalon de la chunin. Une veine se mit à battre à la tempe de la jeune femme alors qu'un sourire dangereux se dessinait sur son visage. Heureusement pour elle la petite qui avait finie sa banane se remit debout pour aller se chercher une carotte cru qu'elle croqua tout en se dirigeant cette fois vers les genoux de Mangetsu. Une fois fini sa poire elle alla se chercher un morceau de pain puis s'assit sur ceux de Shiyu.
* Elle compte trouver les plus confortables... ? *
Un sourire curieux se dessina sur le visage de Miyu qui attendait impatiemment qu'elle teste ceux des chunin Kirien...


Makoto se repéra par rapport aux étoiles et établit la suite de l'itinéraire avant d'ordonner aux cinq divisions qui le suivait de se remettre en marche. A ses côtés son seigneur et maître contemplait la voûte céleste d'un air absent. Il finit par secouer la tête et se tourna vers son garde du corps.
« D'après toi Makoto quelles autres richesses possède le ciel que celles que l'on ne peut que contempler ? »
Le jeune homme répondit par un sourire à la question qui ne demandait pas de réponses et fit signe aux quatre porteurs qu'ils devaient reprendre la marche. L'énorme fauteuil soutenu par deux longues barres parallèles fut soulevé sans efforts par les quatre hommes qui reprirent impassiblement leur voyage. Les pièces du plateau d'échec installé sur le devant d'un des bras du fauteuil n'avaient même pas bougées.

L'aube se levait et le Commandant élu à la majorité absolue par les deux cent soixante Spadassins se releva, marquant par la même la fin de la pause. Dans un cliquetis d'armes et d'armures, tous l'imitèrent en silence. Les fauves et les prédateurs du désert s'éloignaient avec le bon sens dicté par l'instinct de survie de ces hommes et femmes qui portaient tous le même équipement : une armure, une épée, une cape et un sac. Seul la forme des armes et des armures changeait, offrant ainsi un rendu uni et harmonieux à la troupe. Le Commandant leva le poing et tous se remirent en marche.

http://img88.imageshack.us/my.php?image ... insdj1.jpg

HRP :

Vous suivez le déroulement du post avec une grande marge de liberté. :)
Mangetsu : quand tu t'entraines quand Miyu n'est pas là, tu perfectionnes ta technique de défense, rendue aisée et fluide notamment par la taille de ta L'Ame (tu le remarques :wink: ).
Pour l'exercice suivant tu fais quatre essais d'attaques ratées avec progression plus un dont je donne le résultat dans le prochain post. ^^

Shiyu : quatre essais avec progression plus un dont je donne le résultat. :winkk: N'exagère pas non plus sur la progression mais tu peux commencer à faire jusqu'à cinq pas à quelques centimètres du sol et en s'élevant de maximum cinquante centimètres. :)

Aoshi tu peux editer ton post pour y coller un entrainement si tu veux. :) Peut être as tu prévu quelque chose avec Musashi mais si tu souhaites t'entrainer tu peux me prévenir par mp et je t'enverrai l'arbitrage par mp lorsque tu auras édité ainsi que des aides pour la suite de l'entrainement au prochain post. :winkk:

Les autres, chunin compris :
Vous avez quelques heures devant vous donc les activités sont diverses et variées. ^^ Si vous vous entrainez je suis prête à vous arbitrer. Vous n'êtes pas obligés d'aller chasser suite à ce que dit Miyu mais je vous y encourage. Les genin n'hésitez pas à aider à faire la cuisine si ça vous tente ou autre chose. :P
Si vous avez des questions mp. Attention par contre je pars en compétition ce week end donc je n'aurai le net que le soir à l'hotel... alors n'attendez pas de réponses en milieu de journée.
Vous avez jusqu'à mardi soir. Bon post et amusez vous bien ! :)
Miyu Renraku, Jonin de Suna .

Incarnation d'une voie du Chaos , je chevauche le Vent du Renouveau .

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Mangetsu Kukan
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Re: Attente à l'oasis

Message par Mangetsu Kukan » mar. 14 oct. 2008, 14:07

Aaaaah, elle est trop chou la gamine :D

Mangetsu parvint à esquiver le coup mais elle ne tenta même pas de contre-attaquer. L’exercice ne portait pas sur l’attaque. Le clone ne lui en avait de toute façon pas laissé l’opportunité, roulant à terre pour se redresser un peu plus loin en position de garde. La jeune fille venait de réussir et elle partit d’un petit rire joyeux en sautant sur place.
« J’ai réussi ! »
Elle avait réussi cet exercice, mais elle était consciente qu’il lui restait encore de nombreuses choses à apprendre avant de seulement pouvoir prétendre manier Sabaku.

A peine Mangetsu avait-elle touché terre que Miyu la félicita avant de s’arrêter au beau milieu d’une phrase et de reprendre l’instant d’après d’un ton bien plus sérieux. Il devait se passer quelque chose pour qu’elle réagisse ainsi.
La chunin opta pour aller voir et prenant Mangetsu et la petite dans ses bras, elle usa du déplacement instantané pour rejoindre les genin.
*Wah, c’est trop fort comme technique ! J’espère être capable de ça plus tard !*

Lorsqu’elles s’immobilisèrent toutes les 3 à l’autre bout de l’oasis, Mangetsu vit son oncle et les genin faire face à 2 silhouettes encapuchonnées. Personne n’avait attaqué et la jeune fille espérait bien que ça continuerait ainsi. Elle n’avait aucune envie d’être à nouveau blessée ou que ses amis le soient.
Miyu leur demanda alors ce qu’ils voulaient et l’un d’eux fit un pas en avant, retirant sa capuche. En fait il s’agissait d’une fille et à voir son bandeau frontal celle-ci était Kirienne. Donc elle ne devait pas être avec les Kinran au vu des persécutions subies par les Kiriens.
*Elle est borgne… c’est dommage, surtout pour une fille. J’espère ne jamais avoir à subir une blessure comme celle-ci.*

La nouvelle arrivante se présenta comme la diplomate de Kiri et expliqua qu’ils étaient venus en réponse à la demande d’aide de Leolio. Suite à ça un petit échange s’instaura entre Miyu et les 2 Kiriens, pendant lequel Mangetsu en profita pour adresser un petit signe de la main à son cousin.
L’échange terminé, Miyu confia la petite à son élève et lui demanda de retourner auprès de son clone afin de reprendre l’entraînement. L’étudiante ne se le fit pas dire 2 fois et tendant la main à la petite, elle s’éloigna pour retourner s’entraîner comme cela lui avait été demandé.

De retour auprès du clone, Mangetsu lui dit : « Miyu-senseï s’occupe de 2 nouveaux arrivants, des alliés, et en attendant son retour elle m’a demandé de poursuivre mon entraînement. »
Ainsi toutes 2 repartirent sur l’exercice de défense, Mangetsu tentant de lire les mouvements du clone afin d’avoir le temps de réagir et ainsi parvenir à esquiver l’attaque. Elle ne réussit pas à chaque fois mais elle se faisait toucher de moins en moins souvent, signe qu’elle progressait.
Le fait d’avoir une arme courte lui semblait être un avantage puisque ainsi elle pouvait plus facilement intercaler sa l’âme pour parer. Toutefois le poids relativement élevé de sa l’âme ne lui facilitait pas toujours la tâche, ça n’était pas excessif non plus mais manié d’une seule main, il lui faudrait une certaine habitude pour réussir à manier parfaitement Sabaku.

Plus tard, lorsque Miyu revint, Mangetsu put passer à un autre exercice, qui en réalité n’était pas très différent du précédent, les rôles étant simplement inversés.
Le clone se plaça alors en garde face à Mangetsu qui fit de même, sa seconde l’âme toujours dans son dos, fixée à sa ceinture, attendant dans son fourreau le moment où la jeune fille aurait besoin d’elle. Le clone commença ses déplacements et la jeune fille se mit à le suivre avec aisance. Dans sa tête, elle avait déjà échafaudé un plan pour toucher le clone. Celui-ci était plutôt simpliste mais elle espérait tout de même réussir grâce à lui.

Remuant imperceptiblement les lèvres, elle comptait les pas du clone. « 1, 2, 3, 4, 5 ! » A ce moment là, elle s’avança pour porter une attaque horizontale au clone mais celui-ci parvint à parer, visiblement sans grande difficulté. La jeune fille se recula alors afin de reprendre sa position. Elle s’avouait vaincue pour cette fois.
Une nouvelle fois, elle compta les pas du clone, et attaqua au cinquième pas, d’une frappe en diagonale cette fois. Elle visait l’épaule gauche, supposant que celle-ci serait moins protégée mais Miyu parvint encore une fois à parer l’assaut.
« Pff, vous êtes trop forte senseï. » Pesta la jeune fille, faisant mine de bouder un peu.

Lors de l’essai suivant, elle frappa encore juste après le cinquième pas, d’une attaque verticale descendante mais sans plus de succès. Le clone de la chunin semblait tout simplement intouchable. Mais après tout, Miyu était chunin, alors que Mangetsu n’était qu’une petite étudiante. Il était donc normal que la jeune femme la surclasse sans problème, surtout que c’était le premier entraînement à l’épée de la jeune fille.
Lors du quatrième essai, la jeune fille ne changea rien à son modus openrandi, si ce n’est l’attaque qui différa, elle avait frappé au niveau des jambes, comme si elle espérait avoir plus de chances tout en bas après avoir visé la tête lors de l’assaut précédent.

Nouvelle déception puisque la chunin esquiva d’un simple saut. *Bien, je l’ai assez laissée gagner.*
Se replaçant en garde, la jeune fille copia une fois encore les déplacements du clone, comptant toujours pour elle-même les pas de celui-ci. « 1, 2, 3… »
Aussitôt elle s’élança, effectuant un pas en avant pour venir faucher les jambes du clone de la chunin. C’était exactement la même attaque que lors de l’essai précédent et la jeune fille comptait autant sur l’effet de surprise pour son attaque en avance que sur cette soudaine répétition pour surprendre le clone.

Cet essai marqua la fin de l’entraînement pour Mangetsu, qui souriait largement, heureuse de ce qu’elle avait apprit avec Miyu. S’essuyant le front d’un revers de la main, elle vit le vêtement qu’avait cousu la chunin pendant qu’elle s’entraînait. Elle s’était tant focalisée sur l’entraînement qu’elle n’avait plus porté la moindre attention à la chunin, son clone lui suffisant amplement.
C’était étrange de voir Miyu aux petits soins pour la gamine, ça ne ressemblait pas du tout à la chunin sans-cœur qu’avait rencontrée Mangetsu au tout début.

La chunin proposa alors aux 2 filles de reprendre un bain, ce qui n’était pas une mauvaise idée du tout pour Mangetsu qui avait bien transpiré à s’entraîner sans relâche sous un soleil de plomb. Certes elle était Sunite mais ça ne l’empêchait pas encore de transpirer.
Cela fit du bien à Mangetsu qui passa la plus grosse partie de son bain la tête appuyée contre le bord, les yeux fermés à se reposer. Elle espérait simplement que la chunin n’aurait pas l’idée de la tirer dans l’eau pendant qu’elle ne faisait pas attention.

Puis lorsqu’il fut temps de quitter la fraîcheur du bain, Miyu dit à Mangetsu qu’elle allait pouvoir s’occuper de sa cicatrice. La jeune fille accueillit cette nouvelle avec un sourire, réellement heureuse de pouvoir se débarrasser de cette marque qu’elle trouvait laide.
Se ceignant la taille avec sa serviette, tout en laissant la cicatrice bien visible, la jeune fille approcha comme le lui demandait la chunin, sa main droite reposant sur son épaule gauche afin de masquer sa nudité au cas où un garçon viendrait par ici. Elle n’était pas très pudique mais pas non plus exhibitionniste. La chunin nimba alors sa main d’un chakra bleu pâle et en quelques instants la marque avait disparu.
« Bien… te voilà de nouveau comme neuve. Allons préparer le dîner à présent… »
« Merci beaucoup senseï ! Je vais de nouveau pouvoir me faire tirer dessus alors ! » S’exclama Mangetsu en plaisantant. En réalité, elle n’avait absolument aucune envie de retenter l’expérience. Par contre pour ce qui en était de préparer le dîner, Mangetsu était totalement pour.

En route pour préparer le repas, le trio de jeunes et jolies filles passèrent à proximité des 2 Kiriens et Miyu leur proposa d’aller chasser, si l’envie leur en prenait. Ça, c’était le genre d’activité à laquelle Mangetsu ne se prêterait jamais.
Lorsqu’elles arrivèrent, la petite s’installa simplement sur un coussin pour se livrer à une activité toute mignonne : sucer son pouce.
Miyu proposa de préparer une soupe, ce que la jeune fille approuva, mais en proposant tout de même une petite nuance.
« Pourquoi pas, mais que diriez-vous de préparer un gaspacho plutôt ? » Puis désignant la petite d'un mouvement discret du menton, Mangetsu demanda à la chunin si celle-ci avait un nom. Elle se posait la question depuis un moment et même si l’enfant ne parlait pas, elle avait très bien pu le communiquer autrement à Miyu, par écrit par exemple.

Pendant qu’elles s’occupaient de préparer le repas, Musashi appela Miyu et lorsque celle-ci revint, elle semblait préoccupée, mais ne voulant pas se mêler de ce qui ne la regardait pas, Mangetsu fit comme si de rien était.

Le repas prêt, tous se réunirent sur le grand tapis afin de dîner. La jeune fille n’était pas mécontente de ce qu’ils avaient préparé, bien sûr ça n’était pas de la haute gastronomie, mais même avec des plats simples ça avait l’air tout simplement succulent.
En début de repas, Miyu porta un toast à leur réussite au cours de la dernière mission, aux 2 chunins qui les avaient rejoints aujourd’hui et au fait que Chibi soit vivant ! *Hi ! Hi ! Cette petite peste s’en est finalement sortie !*
Imitant la chunin, l’étudiante leva elle aussi son verre, de jus de fruit. Elle le vida d’un trait en même temps que son professeur.

Au cours du repas, Mangetsu put assister à un spectacle plutôt amusant. La petite s’était installée sur les genoux de Miyu, une poire dans une main et une banane dans l’autre. En fait ce qui fut amusant c’est que la petite ne semblait pas plus douée pour manger les fruits que les tartines de Nutella, si bien que rapidement du jus lui coula sur le menton pour finir… sur le pantalon de Miyu. Dans un premier temps la jeune fille s’inquiéta en voyant le sourire qui apparut sur le visage de la chunin mais en voyant la petite se lever pour aller se chercher une carotte Mangetsu éclata de rire en voyant ce petit bout de chou qui venait d’échapper à la colère de Miyu sans même s’en rendre compte.

Peut-être guidée par le rire de la jeune fille, la petite se dirigea vers elle pour venir s’installer sur ses genoux alors qu’elle avait étendu ses jambes.
« Hi ! Hi ! Tu es bien installée ? » Lui demanda-t-elle en lui adressant un grand sourire. Bien entendu la petite ne lui répondit pas, mais sous le regard amusé de son interlocutrice, elle alla tester les genoux de Shiyu après s’être cherché un bout de pain au milieu.
*Elle va faire le tour et élire la personne la plus confortable ?* S’interrogea la jeune fille, sans savoir qu’à quelques mètres Miyu se posait la même question.
Mangetsu Kukan chounin de Suna

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